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Hommage à Lounis Aït Menguellet |  BEJAIA DES COULEURS POUR LOUNIS AIT MENGUELLET |  | Ils étaient des milliers de personnes, à Béjaia tout comme à Akbou, à rendre un vibrant hommage à Lounis Ait Menguellet. En l'espace de quelques jours, du 7 au 14 août, Béjaia s'est transformée en un carrefour de la culture nationale sous toutes ses couleurs. En effet, plusieurs délégations et artistes ont fait le déplacement à Béjaia pour prendre part à l'événement. Outre les participants nationaux, on pouvait constater, entre autres, la présence d'artistes et de journalistes venus de France et du Sahara Occidental. L'ambiance fut chaleureusement conviviale. |
|  | La cérémonie d'ouverture a été retransmise en directe par la chaîne de radio Soummam. Devant un public nombreux, sur le plateau de l'émission, à la maison de la culture Taos Amrouche de Béjaia, Ait-Menguellet a répondu à plusieurs questions de l'animateur. Des questions relatives à la vie et à l'œuvre de l'artiste, le tout entrecoupé de chansons que Lounis a eu le plaisir d'interpréter avec sa seule guitare. |
| | Au menu du programme, des expositions, une projection de film d'expression amazighe, des animations de proximité, un défilé à travers les artères de la ville, des visités guidées sur sites historiques et touristiques de Béjaia. Par ailleurs, des enseignants universitaires ont animés des communications autour du thème de la poésie ait-menguelletienne.
Le Carrefour de la Soummam s'est achevé en apothéose au stade d'Akbou sur un méga concert animé par une pléiade de vedettes de la chanson algérienne, tels que Malika Domrane, Taleb Rabah, Rédha Doumaz, Louisa et bien d'autres artistes. C'est Lounis Ait-Menguellet lui-même qui, accompagné de son fils Djaffar à la flûte, a clôturé le spectacle sous les applaudissements nourris du public. Le stade était plein comme un œuf et l'ambiance était tout simplement émouvante. On avait l'impression de renouer avec les grands spectacles d'autrefois que notre Ait Menguellet national avait coutume de donner. C'est dire que malgré la cabbale dont Ait Menguellet a été victime ces dernières années, sa popularité est restée intacte.
Un grand bravo pour l'association organisatrice, en l'occurrence l'Etoile culturelle d'Akbou, qui a réussi le pari de faire du Carrefour de la Soummam un événement franchement grandiose.
~ Août 2007 par Isabelle et Karim Kherbouche.~
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|  QUELQUES PHOTOS |  | | Lounis Aït Menguellet |
|  | | Tergui |
|  | | Femme des Aurès |
| |  | Joueurs de Bendir revêtu de Cheicha et Guindoura, région des Aurès. Au milieu, le président de l'association Essadaka ( lutte contre la drogue) Batna ( prochainement un article sur cette association) |
|  | | Tiaret, République Sud Algérie |
| |  COTE FAMILLE |  | Au cours de la cérémonie d'ouverture du huitième carrefour culturel de la Soummam , Lounis Ait Menguellet annonce deux bonnes nouvelles.
D'une part que son fils Djaffar, musicien et chanteur, s'est marié le mois de juillet dernier. D'autre part, Lounis Ait Menguellet est depuis quelques temps grand-père d'un petit garçon… prénommé Lounis......
Toutes nos félicitations à la famille Ait Menguellet.
Isabelle et Karim Kherbouche, août 2007.
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| |  LOUNIS AIT MENGUELLET | Le 17 janvier 1950, à Ighil Bouammas, un petit village de Kabylie, est né Aït Menguellet Abd Nabi Lounis, benjamin d'une famille de six enfants. Dès son enfance il est partagé entre son village natal, près de Tizi Ouzou, et Alger, chez ses frères ainés.
Durant ses études déjà, Lounis écrit des poèmes. Encore adolescent, il se lance dans la chanson en compagnie d'un groupe de jeunes amis, avec qui il partage ses soirées. Ils forment alors le groupe "Imazighen".
En 1967, à l'âge de 17 ans, il participe à l'émission " I ENAYEN UZEKKA" de la radio chaîne II, que Chérif Khedam consacre à la découverte de jeunes talents, Aït Menguellet interprète alors " ma trud ula d nek aker" qu'il a composé lui même, un succès qui le propulse au rang d'idole.
C'est en 1969 qu'il enregistre son deuxième album " Luiza" confirmant définitivement sa notoriété.
Ayant porté sa voix au delà des frontières du pays, Aït Menguellet réalise avec succès son passage à l'olympia en 1978 et au Zénith de Paris en 1985. Avec un langage poétique frisant le philosophe, il devient un symbole de la chanson kabyle.
L'oeuvre de Lounis Aït Menguellet peut être scindée en trois parties, selon les thèmes traités : la première, sentimentale, durant les années 70, où les chansons sont plus courtes. La seconde, durant les années 80, politique et philosophique, caractérisée par des chansons plus longues, qui demandent une lecture et une interprétation profondes. La dernière depuis les années 2000, consacrée à la critique autour des thèmes qui rongent la société kabyle : son élite et sa classe politique.
Après 40 ans de carrière, plus de 200 chansons produites et une popularité bien établie, Lounis Aït Menguellet reste fidèle à lui même, à son style Avec sa voix chaude, il a la magie de transporter ses fans à la découverte de sa langue, sa Kabylie et son Algérie. Il a encore la sagesse d'éclairer son peuple sur ses dérives, ses maux.
En digne héritier de Si M'Hand, Aït Menguellet demeure aujourd'hui l'un des plus grands artistes, à travers sa chanson poétique, pour laquelle il accorde une importance particulière. Grâce à son génie poétique, son humanisme et sa sagesse, Lounis Aït Menguellet est incontestablement un repère.
Etoile cullturelle d'Akbou, août 2007.
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|  LOUIZA | Je regardais par la fenêtre Il y avait encore des étoiles dans ce ciel Mon cœur était oppressé Comment pouvait-il maintenant s'apaiser ? Dure est la séparation Mes épreuves commencent aujourd'hui
Louiza sois forte Moi aussi je pleure
Je regardais dehors Le taxi m'attendait J'étais triste elle le savait Elle me suivrait des yeux quand je m'en irais La pluie se mit à tomber Comme la tristesse tombait sur moi
J'ai dit adieu Aux monts qui me regardaient La maison M'apparaissait comme une ombre Ta photo Dans ma poche me tenait compagnie
En route La pluie se mêlait à mes larmes Combien ai-je pleuré ! Le temps pleurait avec moi Ce jour-là je m'en souviendrai Le ciel avait pris le deuil aussi
Le jour levé était Pour moi le début des ténèbres C'était un vrai deuil Le rire avait déserté mon visage Mon cœur se blessait Au souvenir de tes mots
Tu m'as dit Les jours sont rudes à passer Ressouviens- toi de moi Bien qu'ainsi tu me quittes Puis fais mon bonheur En revenant à moi
Louiza sois forte Moi aussi je pleure Supporte les épreuves avec patience Tout ce qui est écrit passera
Le jour de mon départ Mes yeux se sont perdus de larmes Comme un fou je m'égarais dans les chemins Je faisais des vœux Pour que nos beaux jours renaissent
Combien ai-je pleuré ! Mais à quoi bon les larmes Combien j'ai demandé De tes nouvelles ! Me voici attendant Que la lumière jaillise
Je comptais les jours Chaque minute était une année J'étais repu de colères Quoique mon cœur supportât sa tristesse Ah ! je veux te voir Ne fût-ce qu'un jour !
Lounis Aït Menguellet
Traduction Tassadit Yacine (Aït Menguellet chante" La Découverte/ Awal
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|  NOTRE AMOUR | 
Notre Amour passa aux rougeurs du feu, dans le brasier du foyer se jeta et flamba ; Les bûches le poussent aux flammes afin que nul ne puisse l'éteindre. Dans le ciel sa fumée s'élevera, elle ira se mêler aux nuées, Son feu laissera cendres en son sillage ; Ces cendres le vent les fera voler.
Les cendres, le vent les fera voler, les essaiemera devant le foyer. Une rose éclora, fleurira : elle prendra les traits de ton visage; et moi je me ferai nuage au dessus de toi je t'enverrai mon salut. L'herbe deviendra ta couche et le ciel ta couverture.
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La fiancée d'Anzar viendra, à la rose offrant son foulard ; L'éclair jaillira comme un phare, il fera resplendir son visage. Les pluies qui aux racines donnent vie, vers Elle, je les ferai affluer. Pour toi qu'entourent les fleurs, je me ferais sentinelle.
Voici l'été qui s'en revient : arrive ton jour et mon jour. Moi, du ciel il me chassera à toi, il brûlera les ailes. Je t'ai laissée, pardonne- moi; en toi, saisis le sens de ceci, en toi mon amour s'est égaré, il vint, passa, éphémère.
A tort tu m'accuses, mais nul fut mon tort ; si je t'ai fait du tort, c'est malgré moi ; pardonne- moi comme je te pardonne, toi qui m'es précieuse.
Lounis Aït Menguellet.
mis en ligne 16 janvier 2008. |
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