|  PATRIMOINE CULTUREL DE LA KABYLIE | Sont considérés comme patrimoine culturel de la nation tous les biens culturels immobiliers, par destination et mobiliers existants sur et dans le sol des immeubles du domaine national, appartenant à des personnes physiques ou morales de droit privé, ainsi que dans le sous sol des eaux intérieures et territoriales nationales, légués par les différentes civilisations qui se sont succédées de la pré histoire à nos jours. Font également partie du patrimoine culturel de la nation, les biens culturels immatériels produits de manifestations sociales et de créations individuelles et collectives qui s'expriment depuis des temps immémoriaux à nos jours. Les biens culturels se composent de: LES BIENS CULTURELS IMMOBILIERS :
* les monuments historiques * les sites archéologiques * les secteurs sauvegardés urbains ou ruraux (casbah,médinas,ksour,villages traditionnels) LES BIENS CULTURELS MOBILIERS :
* Le produit des explorations et des recherches archéologiques, terrestres et subaquatiques.
* Les objets tels que : outils, poteries, inscriptions, monnaies sceaux, bijoux, habits traditionnels, armes, restes funéraires
* Les éléments résultant du morcellement des sites historiques
* Les biens d'intérêt artistique tels que peintures et dessins, fait entièrement à la main sur tout support en toutes matières
* Assemblages et montages artistiques originaux ,en toutes matières , productions de l'art statuaire et de la sculpture ,en toutes matières ,objets d'art appliqué dans des matières tels que le verre, la céramique ,le métal ,le bois...etc. .
* Les manuscrits, les livres et les documents d'archives, les cartes et autre matériel cartographique, les photographies, les films cinématographiques, les enregistrements sonores ...etc.
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| Les biens culturels immatériels :
Ils se définissent comme une somme de connaissances , de représentations sociales , de savoir -faire, de compétences , de techniques ,fondés sur la tradition dans différents domaines du patrimoine culturel détenue par une personne ou un groupe de personnes. IL s'agit notamment des domaines suivants:
L'ethnomusicologie , les chants traditionnels et populaires , les hymnes , les mélodies , le théâtre , la chorégraphie, ,les cérémonies religieuses, les arts culinaires, les expressions littéraires orales, les récits historiques, les contes, les fables, les légendes, les maximes, les proverbes, les sentences, les jeux traditionnels.....etc.
Photo : Femme kabyle.
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|  PROTECTION ET PRESERVATION DU PATRIMOINE CULTUREL DE LA WILAYA DE TIZI OUZOU | La région de Tizi-Ouzou recèle un patrimoine culturel riche et varié.
Elle renferme en plus des richesses immatérielles, plusieurs sites et monuments historiques et archéologiques des différentes périodes allant de la préhistoire jusqu'à l'ère contemporaine.
Dans le cadre de la prise en charge de ce patrimoine culturel (matériel et immatériel), l'Etat algérien, conscient et soucieux de la valeur et de l'importance de son héritage culturel, a créé des institutions publiques placées sous la tutelle du Ministères de la Culture. Créées par décret exécutif N° 94-414 du 23 novembre 1994 portant création et organisation des Directions de la culture de la wilaya, ces dernières, en plus des missions concernant l'animation culturelle et artistique, la promotion de la lecture, etc sont chargées de veiller à la protection, à la sauvegarde et à la préservation du patrimoine culturel ainsi qu'à l'application de la législation en vigueur notamment la loi N° 98-04 du 15 juin 1998, relative à la protection du patrimoine du patrimoine culturel. Pour la protection et la préservation de ses biens culturels immobiliers, la wilaya de Tizi-Ouzou déploie des efforts considérables. Des projets de classement, de réhabilitation et de restauration sont initiés par la direction de la culture.
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| LES RICHESSES CULTURELLES DE LA KABYLIE
La culture a pour point de départ le peuple en tant que créateur de lui-même et transformateur de son milieu Si les peintures et les gravures rupestres témoignent du savoir-faire de nos ancêtres et nous renseignent sur leur mode de vie, chaque monument, édifice ou colonne, murmurent, chuchotent et content leur sage.
L'Algérie, tout au long de son histoire, n'a pas été un simple réceptacle où des cultures et des styles exogènes se succèdent ou se détruisent. Aux styles qu'on appelle punique, romain ou musulman, la contribution locale a été déterminante loin de se contenter de se couler dans un moule tout fait, cette contribution a souvent changé tout le visage d'un style pour ne conserver qu'un canevas où l'esprit créateur local, avec toute sa spontanéité et sa violence, inscrit ses valeurs, ses revendications et ses signes millénaires qu'aucun conquérant ni aucune philosophie n'ont réussi à ébranler en profondeur et à déraciner.
"Tahar Djaout " la Kabylie, ED Diwan 1997.
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| Avant de s'ouvrir aux influences de la Méditerranée, la Kabylie avait déjà accumulé un patrimoine aussi riche que diversifié.
Les nombreuses découvertes archéologiques en Kabylie sont les témoins d'une présence humaine permanente remontant à plus de 100 000 ans av .J.C.
En plus des richesses naturelles, les richesses culturelles variées et abondantes conçus à travers le temps sont perceptibles sur tout le territoire de la Kabylie. Elles comportent les richesses matérielles composées de : L'industrie lithique, première activité humaine, des gravures et peintures rupestres, des monuments architecturaux, preuves matérielles et symboles de la pérennité de la culture de région de Kabylie et les richesses immatérielles.
Tahar Djaout " la Kabylie, ED Diwan 1997
*Par Massi et Myrtille, le 14 mai 2006.* |
|  CLASSEMENT PATRIMOINE NATIONAL DES SITES ET MONUMENTS HISTORIQUES ET ARCHEOLOGIQUES WILAYA TIZI OUZOU |  | Durant la période coloniale française et exactement à partir de 1887 jusqu'à 1954 soit environ 67 ans, 317 monuments ont été recensés et classés a travers tout le territoire national. La wilaya de Tizi-Ouzou a vu s'inscrire trois sites archéologiques : Azeffoun : les ruines romaines dites " El Habs El Ksour " formant le lot domanial N° 234 du du Sommier de Consistance d'Azazga en 1903 (J.O N° 07 du 23/01/1968).
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|  | Iflissen : le Mausolée de Taksebt en 1902 (J.O N° 07 du 23/01/1968).
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|  | Tigzirt : les ruines romaines de Tigzirt : temple, basilique liste 1900 (J.O N° 07 du 23/01/1968).
Depuis l'année 2003, la direction de la culture a enchaîné avec une série de dossiers proposés au classement :
1 - La maison de héroïne de la résistance nationale " Lalla Fatma N'Soumer " sise au village Soumer daïra d'iferhounéne en 2004.
2 - Le village traditionnel kabyle " Ath El Kaid " sis à Agouni Goughrane, daïra des Ouadhias en 2006.
3 - Zaouïa " Sidi Ali Moussa " sise à Souk El Tenine, daïra de Maatkas en 2006.
4 - La maison du héros de la guerre de libération nationale " Abane Ramdane " sise au village Azouza, daïra de larbaâ N'Ath Irathen en 2006.
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|  PROJET DE RESTAURATION ET DE REHABILITATION DES MONUMENTS HISTORIQUES ET ARCHEOLOGIQUES |  | Pour préserver et conserver notre héritage culturel matériel et lui prolonger la vie, la direction de la culture a engagé des projets de réhabilitation et de restauration des sites et monuments historiques et archéologiques à l'exemple de :
- Site historique et archéologique de Tigzirt
- Le bordj turc de Boghni.
- La maison des Ath Kaci de Tizi-Ouzou
- La maison du héros de la guerre de libération nationale " Abane Ramdane
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|  PATRIMOINE CULTUREL IDENTITE ET MEMOIRE DES PEUPLES |  | Le patrimoine culturel revêt une importance particulière dans l'émergence de l'identité et la formation de la personnalité des peuples.
La région de Tizi-Ouzou, en plus des traces des civilisations autochtones, garde des empreintes des civilisations (phénicienne, romaine, byzantine, turque et française) qui s'y sont succédées sur le littoral et dans l'arrière-pays.
Ce patrimoine culturel qui s'illustre sous diverses formes, constitue notre identité et notre mémoire.
La conservation et l'entretien de ces richesses patrimoniales matérielles et immatérielles avec toutes leurs particularités et leurs diversités ne peuvent qu'enrichir et consolider l'affirmation des éléments identitaires face aux facteurs d'aliénation et d'invasion et immuniser notre culture de toute acculturation. (*)
(*)Acculturation : L'acculturation est un ensemble des phénomènes qui résultent d'un contact continu et direct entre des groupes d'individus de cultures différentes et qui entraîne des modifications dans les modèles culturels initiaux de l'un ou des deux groupes.
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|  PATRIMOINE CULTUREL NATIONAL CLASSE PAR L'UNESCO |  | LE PATRIMOINE MATERIEL :
Le patrimoine mondial de l'UNESCO est l'ensemble des sites internationaux regroupés sous un label officiel dans le but de " protéger les biens naturels et culturels de valeur universelle exceptionnelle contre la menace d'un monde en évolution rapide ".
Les première listes de sites inscrits au patrimoine mondial sont établies en 1979 et, depuis, complétées chaque année.
En juillet 2005, elles totalisent 812 sites répartis sur 137 Etats : 628 biens culturels, 160 biens naturels et 24 biens mixtes.
L'appréciation de " la valeur universelle exceptionnelle " est déterminée pour les biens naturels par une série de quatre critères plus un jugement d'intégrité, et pour les biens culturels par une série de six critères plus un jugement d'authenticité. Sur ces listes dressées par l'UNESCO, l'Algérie a inscrit :
1 - Site de la Qalâa des Bani Hammad (M'sila) classé patrimoine culturel mondial en 1980.
2 - Site antique de Tipaza (Tipaza) classé patrimoine culturel mondial en 1982.
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| 3 - Site antique de Timgad (Batna) classé patrimoine culturel mondial en 1982.
L'Arc de Trajan |  |
| 4 - Site antique de Djemila (Sétif) classé patrimoine culturel mondial en 1982.
Située au Nord Est de Setif, au bord des monts Ferdjioua. |  |
| 5 - Casbah d'Alger (Alger) classé patrimoine culturel mondial en 1982.
6 - Parc national du Tassili des Ajjer (Tassili N'Ajjer à Illizi) classé patrimoine culturel mondial en 1982.
7 - Vallée du M'Zab (Ghardaïa) classé patrimoine culturel mondial en 1982.
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|  LE PATRIMOINE ORAL ET IMMATERIEL |  | Depuis mai 2001, l'Unesco liste également les chefs-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité, appelé parfois " patrimoine culturel vivant ".
Cette nouvelle liste (rassemblant 90 chefs-d'œuvre en 2005) constitue une importante reconnaissance d'un patrimoine ne s'exprimant ni dans des monuments ni dans des modifications de la réalité géographique et ne présentant pas de supports écrits, ou autres, permettant leur préservation.
Il s'agit de pratiques, représentation et expressions, connaissances et savoir-faire que les communautés et les groupes et, dans certains cas, les individus, reconnaissent comme partie intégrante de leur patrimoine culturel.
L'Algérie a inscrit en 2005 sur la liste du patrimoine immatériel mondial le chant de Ahlil de Gourara de Timimoun.
Cette démarche témoigne de l'attachement de tous les hommes à l'entretien et à la transmission du patrimoine culturel dans lequel ils puisent une grande partie de leur identité et de leur mémoire.
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|  ANZAR (patrimoine immatériel Vidéo ) |
On raconte que jadis, à l'époque où les animaux parlaient et où les Dieux avaient une apparence humaine, Anzar, apparaissait après la pluie sous la forme d'un arc-en-ciel. Un jour après avoir immergé d'eau les villageois, il aperçut au loin, une belle jeune fille qui se baignait dans une petite rivière. Charmé et épris d'elle Anzar se jura de l'avoir comme compagne. En s'approchant d'elle, la jeune fille s'enfuit à toute allure, mais Anzar lui emboîta le pas, il la pria de bien vouloir le suivre dans le ciel, là où elle régnera avec lui, et partagera ses richesses et ses pouvoirs.
La jeune fille refusa son offre, elle préfère de loin la vie des mortelles, au faste des Dieux, ainsi offusqué Anzar se sentit indigné.
Furieux par son refus, Anzar, cria vengeance, ainsi le jour suivant, les villageois découvriront des rivières, des ruisseaux et des sources desséchées, le malheur était tombé, la mort était certaine, plus rien ne pouvait apaiser la colère d'Anzar.
Les villageois prièrent la jeune fille de céder aux envies d'Anzar afin d'apaiser sa colère et de le suivre dans son royaume. C'est ainsi que la jeune fille se sacrifia pour la survie des siens. Ainsi le roi de la pluie satisfait, la vie niormale reprit son cours. Telle est la légende d'Anzar, qu'on raconte jusqu'à maintenant.
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|  SAUVEGARDE DU PATRIMOINE CULTUREL |  | Pour protéger préserver et sauvegarder toutes les richesses matérielles que renferme la région de Tizi-Ouzou de la lapidation et de la détérioration et en application de la législation en vigueur notamment la loi N° 98-04 du 15 Juin 1998, relative à la protection du patrimoine culturel, il est interdit de :
- Détériorer ou morceler volontairement les sites et monuments historiques et archéologiques.
- Réemployer des éléments provenant des sites archéologiques dans de nouvelles constructions.
- Des recherches archéologiques sans autorisation du ministère de la culture.
- Des sondages archéologiques sans autorisation du ministère de la culture.
- La non déclaration des découvertes fortuites.
- Détériorer ou détruire les objets archéologiques découverts fortuitement.
- Vendre ou receler les objets archéologiques découverts fortuitement.
- Exporter un bien culturel mobilier.
- Des graffitis ou marquage sur les biens culturels (objet, monuments…)
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|  PHOTOS ANCIENNES |  | | Banquette de maçonnerie ( adekkwan) adosée et percée de trois renforcements, devant laquelle se fait la cuisson des aliments. On voit ici les ustensiles traditionnels : la grande marmite ( tuggi) et sa couscoussière, reposant sur les trois iniyen ( cubes de terre) au bord du trou circulaire du foyer. La grande louche (agenja) est posée debout contre le mur. A terre le couvercle de la marmite. |
| |  | Intérieur axxam (maison) à gauche cruche contenant provision d'eau. Deux ikufan ( jarres de terre crue pour les provisions sèches d'orge ou de figues), un berceau pour enfant est suspendu au plafond. Le berceau est confectionné avec des branches flexibles de figuier et de grenadier, le fond est un grillage à larges mailles de fil de fer ou de sparterie. Il est suspendu à la poutre faîtière à une hauteur telle, qu'une femme assise par terre puisse l'agiter en chantant des berceuses.
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| |  | | Porte en bois sculpté (tabburt) |
| |  | | Une mère et sa fille (cuisson du repas dehors dans la tahnact ( le coin) |
| |  | | Tressage des fils de laine pour la confection des tresses plates ( à quatre, six ou huit brins) avec lesquels seront réalisées les grandes ceintures de femmes (tisfifin) |
| |  | | Préparation de la chaîne d'un tissage. |
|  | tissage décoré en cours de réalisation , la partie du tissage terminée est enroulée sur l'ensouple inférieure.
Source photos : "Mémoire de Kabylie" Germaine Laoust-Chantréaux ( Edisud) Ce livre est un véritable bijoux, il illustre bien certains passages du livre de Fadhma Aït Mansour Amrouche "Histoire de ma vie"
*1 er juin 2007, Massi et Isabelle.* Willaya de Tizi-ouzou Direction de la culture. Tanmirt attas. | |
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 | |  | | Ksar de Temacine |  | Ksar de Temacine
La ville de Temacine est située à 630 km au sud est d'Alger. Elle est rattachée administrativement à la wilaya de Ouargla, et se trouve à environ 20km de la ville de Touggourt. Cette cité millénaire dont la création remonte aux environs de l'an 782 du calendrier grégorien, fut fondée par des familles righas de la tribu berbère des zenata, et fut par le passé un puissant royaume. Ce royaume était organisé autour d'un ksar situé sur un plateau haut de 8 mètres et formé fait unique dans le Sahara- d'une épaisse couche de troncs de palmier, et qui s'étend sur une superficie de 12 hectares entourée d'une palmeraie. Sous le double effet d'une absence de politique de préservation, et malgré les efforts constants déployés par la Zaouïa Tidjania, autorité spirituelle, sociale et culturelle de la région, les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région en 1964, 1968, 1984,1990, ont fini par détruire ce patrimoine unique, et ont provoqué l'effondrement des structures, achevant de transformer le ksar en cité abandonnée. C'est alors que des missions d'observation ont permis de travailler aujourd'hui à la réhabilitation du ksar afin de le développer ainsi que la restauration de la palmeraie. De nos jours, le ksar de Temacine est classé patrimoine national.
Source : poste dz, timbre édité le 22 avril 2007. |
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 | |  | | Ksar de Kenadsa |  | Kenadsa est une agglomération ancienne située à quelques 20 Kilomètres à l'ouest de Bechar. Elle est connue par son ksar très ancien. Quelques récits rapportent qu'il fut édifié depuis plus de huit siècles par " El Hadj Ben Ahmed ". La mosquée millénaire ainsi que la casbah sont le premier noyau de cet édifice qui a connu un important développement en passant de l'homogénéité démographique à la variété ethnographique et du soufisme à la diversité culturelle et civilisationnelle. Au 17ème siècle, un évènement important allait bouleverser le statut de Kenadsa. Ce fut l'arrivée du Cheikh Ben Bouziane qui insuffla un nouvel élan au développement de la Casbah pour qu'elle devient une véritable cité ksourienne et siège de la Zaouïa Ziania, cette dernière devenue par la suite un centre spirituel, culturel et commercial qui rayonnait sur tous le Maghreb et une bonne partie de l'Afrique. Cependant, c'est à l'époque de Sidi Boumediene Ibn Sidi Mhammed El Aâradj, petit fils du Cheikh Ben Bouziane, que la simple architecture se transforma en un style de construction très riche en ornements et sculptures. Et c'est en cette même période que la mosquée du Cheikh Ben Bouziane connaîtra son extension ainsi que l'édification de son célèbre phare quadrilatère. Vu les monuments historiques et religieux qu'il contient (l'ancienne mosquée, le tombeau de Sidi Abderrahmane, celui de Lala Oum Kelthoum, mosquée du cheikh ben Bouziane, la Douiria de Sidi Abderrahmane,…) le ksar de Kenadsa fut classé patrimoine national et connaît actuellement une grande compagne de restauration.
Source : poste dz, timbre édité le 22 avril 2007. |
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 | |  | | ANZAR | Anzar, toi cœur magnanime La rivière est devenue sèche La clef c'est toi qui la possèdes De grâce, ouvre les sources, La terre expire Diffuse ton sang en ses racines O roi Anzar Notre mère la terre est effondrée Pour toi elle endure la patience Comme elle endure la famine De ta sueur empli les rigoles Que la vie soumette la mort ! O Anzar, le Tout Puissant Toi qui sèmes les vivants Délie leurs entraves C'est toi le remède aux blessures Comme une jument la terre se posera C'est ta venue qui fait sa félicité Anzar, fils de géant Tu vis parmi les astres A toi de nous rendre gloire Si tu nous donnes ton eau O roi Anzar Ta grâce nul ne la possède Ta jeune épouse a beauté de diamant Sa chevelure et longue et lisse La voilà, donne-lui des ailes Sillonnez le ciel tous deux et allez Pour elle, femme à la fine parure Tu dis aux assoiffés : buvez !
Auteur anonyme.
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 | |  | |  | Sallha Bachiri Danseuse, chorégraphe |
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 | |  | |  | ~ *~* ~*~ Rameau d'olivier Tout alourdi de fruits Comment va la jeune fille A la chevelure blonde ?
Bergamotier feuillu Qui nous donnes ton ombre Salue la jeune fille A la taille flexible
Et toi chêne altier Jailli de la montagne Surprends la jeune fille Au milieu de ses jeux.
~ *~* ~*~
Marguerite Taos Amrouche "Le grain magique" Editions : La Découverte
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 | |  | | A VAVA INUVA | Je t'en prie père Inouba ouvre moi la porte O fille Ghriba fais tinter tes bracelets. Je crains l'ogre de la forêt père Inouba. O fille Ghriba je le crains aussi. Le vieux enroulé dans son burnous A l'écart se chauffe Son fils soucieux de gagne pain Passe en revue les jours du lendemain La bru derrière le métier à tisser Sans cesse remonte les tendeurs Les enfants autour de la vielle S'instruisent des choses d'antan. Je t'en prie père Inouba ouvre moi la porte O fille Ghriba fais tinter tes bracelets. Je crains l'ogre de la forêt père Inouba. O fille Ghriba je le crains aussi. La neige s'est entassée contre la porte L'"ihlulen" bout dans la marmite La tajmaât rêve déja au printemps. La lune et les étoiles demeurent claustrés. La bûche de chêne remplace les claies La famille rassemblée Prête l'oreille au conte. Je t'en prie père Inouba ouvre moi la porte O fille Ghriba fais tinter tes bracelets. Je crains l'ogre de la forêt père Inouba. O fille Ghriba je le crains aussi.
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 | |  | | A VAVA INOUVA (VK) | Txil-k lliyin tabburt a vava inu va Stcencen tizebgatin im a yelli ghriba. Ugadgh lwehc lghaba a vava inu va Ugadgh ula d nekkini a yelli ghriba
Amghar yettel deg' bernus di tesga la ezzizin Mimmis yethabber i lqut ussan deg' qerrus ezzin Tislit deffir uzetta tessalay tijebbadin Arrac zzind i tmghart la sen-tsghar tiqdimin
Txil-k lliyin tabburt a vava inu va Stcencen tizebgatin im a yelli ghriba Ugadgh lwehc lghaba avava inu va Ugadgh ula d-nekkini ayelli ghriba
Adfel yessud tibbura tuggi kecmen-t ihlulen Tajmaât tetrgu tafsut aggur d yitran hejben Mad aqejmur n-tasaft idger akken idenyan Mlalen-d akw at waxxam i tmacahut ad slen.
Txil-k lliyin tabburt a vava inu va Stcecen tizbgatin-im aylli ghriba Ugadgh lwehc lghaba a vava inu va Ugadgh ula d nekkini ayelli ghriba.
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 | | Inscriptions lybique Aït bou youcef |
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