|  JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME | Cette journée trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XX ème siècle en Europe et aux Etats-Unis. Les Femmes réclament des meilleures conditions de travail et le droit de vote.
La Journée Internationale des Femmes a été officialisée par les Nations Unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.
C'est une journée de manifestations à travers le monde : l'occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, pour améliorer la situation des femmes.
Le 21 avril 1944 les femmes ont le droit de voter qu'elles exerceront le première fois le 20 avril 1945 lors d'élections municipales ( un siècle de retard par rapport aux hommes)
A cette époque là, le droit de se faire élire n'est que théorique et symbolique.
En 1982, le gouvernement socialiste instaure le 8 mars comme journée officielle de la femme.
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|  SSENDU |
(double clic au centre de la vidéo pour activer la vidéo sans quitter le site) TANMIRT ATTAS MENOUAR |
| Ssendu ssendu tfked-d udi amellal Sssendu ssendu Akken a netccar abuqal ndu ndu ay ighi Efk-d tawaract n wudi Akken i t-netmenni
Taxsayt i d hazen ifassen D kem ay s aigh d lbadna Ulamma laz ittewassen D lhif izzuzen-it ccena Nuza d ghur-m a nessendu taxsayt-iw teghra i lhu Ighi ad indu ifru S lfdel-ik a baba-inu
Ssendu ssendu tfked-d udi amellal Sssendu ssendu Akken a netccar abuqal ndu ndu ay ighi Efk-d tawaract n wudi Akken i t-netmenni
Contexte général de la chanson :
Il s'agit d'une berceuse qui a pour thème une femme kabyle chez elle dans sa maison traditionnelle.
Elle est entrain de fabriquer du beurre à l'ancienne en chantant.
Pour comprendre les paroles de cette chanson, il faut justement savoir comment fait la femme kabyle pour fabriquer ce beurre de manière traditionnelle !
Elle utilise pour cela une sorte de courge vidée qu'elle accroche à une poutre et qu'elle rempli de petit lait.
La femme doit secouer cette courge pour séparer le lait du beurre qui va se former au fur et à mesure . Cette "technique" n'est pas exclusivement kabyle, les régions du sud algérien par exemple font la même chose mais au lieu d'utiliser une courge, c'est une peau de mouton traitée qu'ils remplissent de lait et ils procèdent de la même manière .
Ssendu : c'est l'action de secouer cette courge.
Ssendu ssendu tfked-d udi amellal : Ssendu ssendu pour avoir un beurre blanc
Sssendu ssendu Akken a netccar abuqal : ssendu ssendu pour remplir le bocal
ndu ndu ay ighi Efk-d tawaract n wudi : .......donnes nous une motte de beurre
Akken i t-netmenni : comme on la voudrait
La femme continue à chanter en prenant à témoin cette courge bienfaitrice qu'elle considère comme confidente des moments difficiles et en priant d'obtenir du bon beurre grâce à Dieu Ighi ad indu ifru S lfdel-ik a baba-inu
Photo : Mohand.
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|  FEMMES KABYLES | Dès la naissance être une fille est une déception pour un père, en kabylie on dit : " à l'arrivée d'une fille, les poutres de la maison pleurent".
D'après les règles de la filiation, les filles sont destinées à enrichir la maison des autres, des hommes qui les prendront pour épouse.
La perspective de vieillesse pour un père qui a des filles c'est la solitude. Tandis qu'avec les garçons, ils restent à la maison et assure des jours de retraite sans souci financier pour leurs parents.
En attendant leur mariage, les filles sont gardées bien à l'abri dans la maison où la mère leur apprend les tâches ménagères et l'art de la conduite réservée que l'on attend des futures femmes. Les mères estiment avoir pour devoir de préparer leurs filles à la cohabitation difficile avec leurs futures belles mères.
En kabylie le mot femme a été longtemps et est encore en milieu rural synonyme de femme au foyer, de bonne cuisinière, de fécondité, de participation aux travaux agricoles, à l'artisanat.
De nos jours la fécondité n'est plus aussi impérative, les nombreux garçons ne sont plus symbole de puissance, car ils restent chez leurs parents et n'apportent plus forcément de contribution financière étant donné le taux de chômage important en kabylie.
A l'heure actuelle, la représentation d'autres modèles féminins vue dans les médias, un niveau d'études qui s'élève ont suscité chez les femmes kabyles d'autres aspirations que d'être femme au foyer.
Elles se regroupent en association , mouvement féminin.
De nous jours on peut dire que les jeunes filles kabyles arrivent à accéder aux études supérieures et par la suite à postuler pour des postes intéressants.
Néanmoins, cette évolution ne s'est pas faite avec facilité. En Algérie certaines femmes kabyles souffrent car elles sont sous-estimée par les hommes qui l'entourent quelque soit leur niveau.
Pour celles qui sont nées dans un village, il faut lutter contre le père pour faire des études, pour passer son permis de conduire.
Et la lutte continue aussi une fois que la femme exerce une profession, car souvent le mari voudrait que sa femme arrête de travailler pour se consacrer uniquement à la maison, à la vie de famille.
Dans l'ensemble on peut dire que la femme est pris en considération et que sa situation évolue bien. La journée de la femme est également célébrée en kabylie( voir paragraphe sur le côté maison de la culture de Tizi Ouzou.
Samiha, F... et Myrtille le 26 février 2006.
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|  | La tenue traditionnelle Kabyle ( qui n'est plus portée que lors d'occasion particulières est très colorée: une robe et un foulard avec franges qui porte le nom d'amendil).
La kabylie tout comme les différentes régions d'Algérie et de France possède une tenue traditionnelle.
Mais comme en France, la vie moderne fait que les femmes s'habillent de façon plus pratique ( jean's, jupe courte ou longue, tee shirt etc...
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|  L'AMENDIL (fichu) |  | Certaines femmes kabyles portent un fichu sur la tête, qui n'a rien à voir avec le hidjab, foulard islamiste.
C'est un accessoire vestimentaire. L'amendil est un carré de coton ou de soie plié en deux selon la diagonale et disposé sur la tête, les deux pointes croisées sur la nuque, puis ramenées et nouées sur la tête.
Souvent des franges noires bordent l'amendil, le fichu est aussi porté à l'occasion de fêtes. Les femmes kabyles jouent avec élégance de leur fichu, au rythme de la musique ; il peut aussi être mis sur les hanches.
Massi et Myrtille, photos Arezki, le 26 février 2006.
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|  LA FEMME KABYLE ET LA CONTRACEPTION | Après avoir été longtemps interdite, la contraception est actuellement encouragé par l'Etat (vu le taux de natalité important et le taux de chômage croissant).
Les mouvements féministes réclament un développement plus importants des centres médicaux, afin que les femmes puissent y recevoir une information et une éducation à la contraception.
Samiha et Myrtille le 26 février 2006.
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|  PORTRAIT MADAME Samiha RAHMA |
Samiha est une femme kabyle , qui a été professeur d'anglais pendant près de 25 ans dans les lycées de Tizi Ouzou et qui est actuellement enseignante au département d'anglais à l'université de Tizi Ouzou, où elle prépare aussi une thèse de magister.
Actuellement elle est entrain de faire un travail de réorganisation sérieux même s'il prend du temps pour protéger son association " la citoyenne " contre les problèmes déjà rencontrés.
L'association "La citoyenne" a été créée en Kabylie en 1995 en pleine période de terrorisme, par un groupe de femmes (qui sont toutes parties à l'étranger actuellement) et par Samiha.
Objectifs de l'association :
* la défense des droits des femmes avec notamment l'abrogation du code de la famille, la réhabilitation de la femme dans l'histoire de l'Algérie.
* la réforme de l'école
* la promotion de la culture et de l'identité berbère.
Concernant les activités sur le terrain, l'association a initié quelques conférences publiques au niveau de la maison de la culture de Tizi Ouzou, au niveau des universités d'Alger et de Tizi Ouzou, ainsi que dans beaucoup de villages de Kabylie. Des conférences que Samiha a pour la plus part animée elle même.
Samiha est régulièrement invitée par les comités d'étudiantes au niveau des résidences universitaires pour débattre des problèmes des Femmes.
De la même façon la radio algérienne l' invite pour des interviews, des émissions et tables rondes.
Il était important à l'époque du terrorisme islamiste de rester sur le terrain, de s'affirmer et de faire face à la désinformation islamiste qui veut que la femme musulmane se voile et reste enfermée dans des traditions et des lois mal interprétées et obsolètes.
le travail était titanesque et il y a eu beaucoup d'entraves de toutes sortes, en plus de la peur ( il faut dire qu' ayant un visage publique, elle était, elle même, en tant que présidente, plus que les autres membres exposée au danger).
Mais les problèmes qui ont fait le plus de mal ont été les tentatives de manipulations des politiques. La menace terroriste a fait le reste si bien que la majorité des membres s'est réfugiée à l'étranger.
Actuellement Samiha est en cours de réhabilitation de l'association avec un groupe d'étudiantes. Elle travaille doucement mais sûrement. Pendant toute la periode de blocage de l'association elle n'a cessé d'intervenir en publique, tant sur le domaine de la question féminine que sur le domaine de la question berbère.
Elle a été une responsable nationale du mouvement culturel berbère ( MCB qui est pratiquement mis à mort par les manipulations politiques).
L'association "la Citoyenne" avait des projets très concrets pour les femmes Kabyles et Samiha les garde encore en vue de les concrétiser à l'avenir.
Durant toute la période entre 1996 et 2000 où l'association était en hibernation, car Samiha a refusé qu'elle soit utilisée pour d'autres causes que celle des femmes, elle n'a cessé de sillonner la Kabylie et faire un travail d'explication et d'inventaire des problèmes réels qui se posent aux femmes Kabyles.
Aujourd'hui, la priorité est de mettre sur pied une équipe solide de femmes complètement dévouées à la cause féminine en Kabylie pour mettre en oeuvre le programme qui dort pour l'instant dans ses cartons.
En ce qui concerne les autorités locales Mme Rahma ne pense pas avoir de difficultés pour avoir leur aide car elle est suffisamment connue en tant que militante des droits des femmes et en sa qualité d'enseignante au lycée et à l'université. Ainsi elle remplit les conditions d'intégrité, de compétence pour représenter les femmes kabyles et servir de modèle aux jeunes filles qui veulent s'inscrire dans la modernité.
Samiha et Myrtille le 26 février 2006.
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|  LA FEMME KABYLE ET L'ARTISANAT | l'orfévrerie
Les bijoux kabyles souvent réalisés par des femmes, sont de véritables oeuvres d'art par la qualité du travail, la finesse des filigranes et l'agencement des couleurs des émaux et du corail. Des couleurs attrayantes, vert jaune, bleu et rouge, font la particularité des bijoux kabyles. Cette technique de l'émaillage fut introduite dans l'artisanat kabyle aux alentours du 15 ème siècle.
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| Parmi les bijoux de la femme Kabyle, nous retrouvons l'Ameslukh (un bracelet), l'Ikhelkhalen (chevillières) qui peuvent atteindre 13 centimètres de haut, le Taharabt qui est une petite fibule. La pièce maîtresse de la parure kabyle se trouve être le Tabzimt, une grande fibule ronde richement décorée et qui se porte sur la poitrine.
Moins porté de nos jours, le Tbessaht est un diadème qui ornait le front de la femme Kabyle.
Les Letrak sont des boucles de forme très ancienne.
Le Tigwedmatin sont des boucles pourvues de pendeloques.
Également de rigueur dans les cérémonies, la parure pectorale, comportant plusieurs éléments étagés, formée par un collier où sont retenus de multiples pendentifs, qui descendent parfois jusqu'à la taille et peuvent couvrir toute la poitrine. |  |
| la poterie
Depuis sa naissance, la poterie berbère a toujours été un art exclusivement féminin, surtout dans une société où règne la division du travail par sexe, selon un système symbolique souvent rigoureux.
Ainsi, ce art a été considéré, effectivement, comme une ordinaire tâche ménagère, alors que les hommes s'occupaient de tâches plus "masculines".
La poterie concernait exclusivement la réalisation des ustensiles domestiques et culinaires, accomplie, chaque année, par un groupe de femmes pour renouveler la vaisselle familiale. (plats à galette et à couscous, pots à eau ou à sauce, marmite, brasero, cruches à eau, à huile, à graisse, pots à miel, à semoule, et à beurre, lampes, cruche à vinaigre, grand couscoussier à huile...) |  |
| le tissage
Le tissage de laine est également une activité féminine en kabylie. les femmes tissent pour réaliser des burnous, des couvertures, des tapis.
les femmes tissent sur un métier à tisser dont le cadre en bois est dressé contre le mur du fond de la maison.
le tissage est accompagné de fréquents rites destinés à en assurer le bon déroulement. |  |
| AZETTA, Métier à tisser domestique
1- Tarigla : Montant verticaux
2-Afeggag : Ensouple supérieure
3-Tassara n ssqef : Chevrons de la toiture ou du mur auxquels on fixe les montants
4-Tamrart : Corde de maintien des montants
5-Ameynuj : Fine cordelière enroulée autour de l'ensouple supérieure
6- Afeggag n wadda : Ensouple inférieure
7-Tasakelt : Cheville qui traverse le trou de chaque pilier montant pour caler l'ensouple inférieure
8-Ayanim n ufella : Roseau supérieur
9- Ayanim n wada : Roseau inférieur que l'on abaisse et relève pour croiser les fils de chaîne
10-Taa kkazt n yili : Bâton de lisse
11- llni : Fil de lisse.
12- Tajebbadt : Tendeur de maintien de la largeur du tissage
13- Ajebbad : Tendeur en bois de maintien de la tension du bâton de lisse
14- Amsed : Grosse pierre qui maintien de le pied de chacun des tendeurs, calée elle- même à l'ensouple inférieur.
Massi octobre 2006.
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|  | | "Assta" par Tahar Abdelkrim | |
|  TAOS AIT ABDESSELAM |  |
| Epouse du chahid ath kaci Azzou
- Diplômée du cértificat d'études primaires en 1916.
- Enseignante de 1917 à 1924
- Maîtresse ouvrirére jusqu'en 1936.
- Médaillée à plusieurs reprises est nommée ouvrière de France sous l'ère coloniale.
Emprisonnée en 1958, elle a subi la torture.
en 1962, enseignante à Ait Hicham, puis Waghzen en 1965 où elle fut nommée directrice de 1974 à 1989, année de son départ à la retraite à l'âge de 84 ans. Le 12 octobre 1965, elle participe à la foire internationale de Paris ou elle représenta l'Algérie derrière son métier à tisser du tapis de Ait Hichem.
Toujours parmis nous, elle à traversé le siècle du haut de ses cent années, lucide et rationnelle ; elle est aujourd'hui la doyenne du tapis d'Ait Hicham.
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|  Fadhma Aït MANSOUR | 
Histoire de ma vie par Fadhma Aït Mansour Amrouche, est un livre qui au travers la vie de Fadhma Aït Mansour, évoque les traditions kabyles, le mode vie en kabylie dans les années 1800.
Fadhma est née en 1882, à Tizi Hibel. C'est une enfant née hors mariage, et qui n'est pas reconnue par son père. De ce fait sa mère doit affronter seule les pressions de la société et les difficultés de la vie pour élever sa fille.
Afin de protéger sa fille de la cruauté des personnes, elle décide de la confier aux Sœurs Blanches des Ouadhias, et ce ne fut pas sans pincement au cœur. Fadhma fut converti au catholicisme. La maman de Fadhma rendait souvent visite à sa fille, un jour lors d'une visite elle s'aperçut que sa fille avait subi des sévices corporelles, elle décida donc de ne plus confier sa fille aux Sœurs Blanches des Ouadhias.
Fadhma a été placée dans une autre école, mais un jour cette école fut fermée et Fadhma fut obligé de retourner dans son village natal. Là elle y apprend la cuisine, la poterie, l'art de carder la laine, et le tissage.
La vie de Fadhma Aït Mansour n' a pas été épargnée par les malheurs, c'est une femme très courageuse et pleine de dévouement pour sa famille. Ce courage visiblement elle le tenait de sa propre mère. C'est Fadhma elle-même qui a retracé sa vie et qui a confié ses écrits à son fils Jean Amrouche.
"Histoire de ma vie" Fadhma Aït Mansour Amrouche" ( éditions La Découverte)
Myrtille, 5 octobre 2006.
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|  Marguerite Taos AMROUCHE | Marguerite Taos Amrouche (1913-1976)
Maguerite Taos Amrouche est la fille de Fadhma Aït Mansour et de Belkacem ou Amrouche.
Dans un premier temps elle a été romancière, elle écrivait en français. Par la suite, elle s'est tournée vers le chant kabyle, comme modèle elle avait sa maman. Cette maman qui lui a transmis sa culture kabyle chantée et contée et aussi basée sur la poésie.
Marguerite Taos Amrouche a chanté la tradition berbère, elle était devenue le porte parole de toutes les femmes qui souffraient en silence en Algérie.
Elle a fait de nombreux concerts, conférences, enregistré de nombreux disques et a participé à un grand nombre d'émissions de radio. Marguerite a aussi écrit des contes que sa maman lui avait transmis oralement.
Elle a également écrit plusieurs romans, et poèmes.( Le grain magique, contes, poèmes, proverbes berbères de Kabylie) Dans ses romans, Marguerite évoque les drames des femmes dans une société patriarcale. (Jacinthe noire et rue des tambourins, Ed. Joëlle Losfeld)
Fadma et Marguerite toutes les deux en exils ont été en perpétuelle quête de leur identité. Elles ne se retrouvaient ni dans la société kabyle, ni arabe, ni française, ni chrétienne, ni musulmane.
Myrtille le 26 février 2006.
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| |  DJURA LE VOILE DU SILENCE |  | Un jeune Kabyle se voit condamnée à mort par sa famille, parcequ'elle à pris pour compagnon un français et conçu un enfant avec lui.
Cela se passe à Paris en 1987 et la victime de cette "expédition punitive" n'est autre que l'auteur de ce livre, fondatrice du groupe musical bien connu " DjurDjura".
Autour de ce témoignage hallucinant, Djura nous entraîne des montagnes de Kabylie aux cités d'urgence pour immigrés, dans un monde où le déracinement culturel va de pair avec un incroyable archaÏsme de la condition féminine......
Edition Michel Lafon 1990. |
|  KAHINA |  | L'histoire raconte que son père, le roi Taba, traita la petite Dehya ( tel était alors le nom de Kahina), avec plus grand mépris, furieux que sa femme Birzil ne lui ait pas donné un fils, qui serait devenu après lui chef des tribus berbères.
Pour conquérir l'amour de son père Dehya partit chaque jour prier le bélier sacré de la transformer en garçon. En vain. Alors elle décida de ressembler à l'homme en s'initiant aux armes de l'époque. Son ami Zénon, lui apprit le tir à l'arc. Elle montra bientôt une telle ardeur , une telle promptitude au combat , qu'à la mort dur roi Tabat, le peuple l'a désigna pour succéder à celui-ci.
Les kabyles d'antan savaient apprécier les plaisirs de la vie. La pudibonderie, la sévérité des lois concernant les femmes n'apparurent qu' au XIX ème siècle, par réaction contre l'occident et le colonialisme. Au temps du roi Tabat, les mœurs étaient beaucoup plus libres et les filles ne se privaient pas d'un vrai libertinage.
Les plus prisées étaient celles qui portaient le plus de bracelets à leurs chevilles, indiquant ainsi le nombre d'amants qu'elles avaient charmés. Dehya portait beaucoup de bracelet, et sans épouser Zénon, elle eut un enfant de lui .
Outre les guerriers de ses tribus, la nouvelle reine avait formé une armée de femmes à cheval, prêtes à la suivre sans faiblir dans les batailles qu'elle menait contre l'envahisseur arabe. Son instinct et un certain don de la divination l'aidaient à triompher de ses adversaires qui l'a surnommèrent Kahina : la prophétesse ou de façon plus péjorative, la sorcière.
Le peuple des Berbères tout d'abord l'adora. Puis sans doute nostalgique de l'autorité masculine, il l'obligea à prendre un époux afin d'avoir un roi, un vrai homme.
Kahina se vengea de cet affront en épousant le plus vieux, le plus affreux, le plus tyrannique des prétendants. Vous avez voulu un chef, le voilà !
Aussitôt son mari se mit à faire régner la terreur, l'injustice, infligeant la misère et la soumission. Le peuple ne tarda pas à réclamer le retour de la reine. Dégoûtée par les agissements de son époux, Kahina le châtia sur la place publique. Malheuresement elle avait eu de lui un fils qui ressemblait en tous points à son père, fourbe, cruel et dangereux.
Elle reprit néanmoins le commandement des armées, volant de victoire en victoire…. Malheureusement encore, elle s'enticha d'un jeune homme prisonnier qu'elle adopta pour le protéger. Selon le rituel encours, en haut de l'escalier royal, elle dégrafa sa tunique, pour donner en public son sein au jeune homme, qu'elle élevait ainsi au rang de sa propre descendance. Seulement ce jeune homme n'était autre que le neveu du grand Uqba, chef des armées arabes. Bien que reconnaissant à la Kahina de l'avoir sauvé, il n en était pas moins résolu à massacrer les berbères et leur sorcière bien aimée.
Or ce fut le propre fils légitime de la reine qui lui facilita la tâche, livrant tous les secrets militaires de sa mère aux ennemis.
Kahina perdit du terrain, brûlant la terre à chaque retraite, plutôt que de la laisser intacte aux mains de l'envahisseur. Peu à peu ses guerriers l'abandonnèrent, se livrant aux cris de " Allah uqbar " Allah est grand ". Seule l'armée des femmes la soutint jusqu'au bout, avant qu'elle ne fit tuer, laissant définitevement le champ libre à l'ennemi.
Voià comment la Berbérie des Romaisn, royaume de Massinissa, de Jugurtha, puis de Kahina, devient l'Ifrîqiya des Arabes, nom provenant de la racine 'frq " qui signifie selon le calife Omar, division, sépération, fractionnement.
Les Arabes avaient très bien compris, semble-t-il la nature ambiguë de ce peuple courageux et uni dans les grands moments, maiis aussi déchiré par des luttes tribales, les querelles intestines, les rivalités familialles. …………..
Extrait du Livre " le voile du silence" Djura . Edition Michel Lafon 1990.
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| |  KAHINA (chanson de DjurDjura) | Kahina Kahina
Femme rebelle Femme berbère Femme lumière
Kahina kahina Eclat de rêve pour nommer la liberté Soleil qui brille sur la méditerranée Mémoire fidèle nos origines sacrées Comme le drapeau des rêves de nos idéaux C'est à ta source qu'hier nous avons bu l'eau
Kahina kahina Comme le parfum de notre histoire Mon chant d'espoir
Kahina kahina Voix qui s'élève dans le ciel Flamme éternelle je veux chanter faire entendre à l'infini L'amour joyeux et souffle de vie Et voir la joie sur les visages dévoilés Les embrasser libres des chaînes brisées
Kahina kahina
Femme rebelle Femme berbère Femme lumière
Kahina kahina Eclat de rêve pour nommer la liberté Soleil qui brille sur la méditerranée Mémoire fidèle nos origines sacrées Comme le drapeau des rêves de nos idéaux C'est à ta source qu'hier nous avons bu l' eau
Kahina kahina Comme le parfum de notre histoire Mon chant d'espoir
Kahina kahina Voix qui s'élève dans le ciel Flamme éternelle
Extrait "UNI-VERS-ELLES" DjurDjura
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|  MALIKA DOMRANE |  | Malika Domrnae est née le 12 mars 1956 à Tizi Hibel.
Malika a toujours refusé d'être une jeune fille douce et effacée, elle a toujours été contre La politique d'arabisation des autorités algériennes. Elle chante en kabyle dans une chorale et écrit également ses propres chansons.
C'est au festival panafricain d'Alger qu'elle se distingue (1969). Tirga Temzi (rêves d'adolescence) et le premier titre qui l' a fait connaître, Cette chanson a été composée alors qu'elle avait 15 ans.
Malika Domrane revendique le droit au romantisme pour les femmes, mais aussi le droit aux caresses, le droit au plaisir.
Ses chansons évoquent l'inceste et l'adultère (Ajedjig, La fleur du péché), la stérilité. Ce qui pour une femme, en Algérie, est très dangereux. Le 19 septembre 1994, quelques jours avant l'enlèvement de Lounès Matoub, et l'assassinat à Oran de Cheb Hasni, l'un des chanteurs les plus populaires de la chanson raï, elle a dû fuir l'Algérie, laissant derrière elle ses enfants. Ceux-ci l'ont rejoint en France en décembre 1998.
Malika Domrane puise sa force auprès des femmes qu'elle a rencontrées, durant les années où elle était infirmière à Tizi ouzou, à l'hôpital psychiatrique. Ses femmes hospitalisées qui se confiaient à Malika, lui ont inspiré les thèmes de ses chansons.
Malika Domrane fait partie des plus belles voix de Kabylie.
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| |  FADHMA N'SOUMER | Fadhma N'Summer est l'héroïne de la résistance à l'occupation de la Haute Kabylie par les armées du Maréchal Randon, au cours des années 1850 à 1857. Lalla Fadhma N Soumer est originaire du village d'Ouerja.
Née vers 1830, elle est, d'après la tradition orale, d'une grande beauté. De souche maraboutique, sa liberté est restreinte. A cette époque, le bigotisme ambiant ne favorise certainement pas les expressions de la séduction et les enthousiasmes juvéniles.
Très tôt, on veut la marier ... Se présentent à elle plusieurs prétendants. Elle n'en accepte aucun. Prise pour folle ou possédée, on l'enferme dans un réduit, certains disent, une semaine, d'autres plus! A sa sortie du "placard", elle est métamorphosée, d'aucuns diront trauma ! En fait, Dieu lui a révélé sa foi, son esprit est ailleurs. Sa famille ne se rend pas compte immédiatement du changement intervenu en elle et lui serine : "marie-toi, marie-toi !" C'est sous la pression familiale qu'elle épouse son cousin. Comme seule arme de défense, elle décide de ne pas consommer le mariage. Après 30 jours, la belle-famille et le mari, excédés, la ramène à ses parents.
Le village la met en quarantaine ainsi que sa famille. C'est à cette époque qu'on assiste à une deuxième métamorphose perçue par certains comme une aggravation de son état. Prise pour folle, on la laisse tranquille. La journée, elle décide d'arpenter la montagne et ne revient qu'au couché du soleil. Elle découvre la "grotte du Macchabée", ainsi nommée par les Français, parce qu'on y a découvert un squelette momifié.
Après quelques temps, elle étonne tout le monde en annonçant sa décision de rejoindre son frère (marabout) exerçant ses talents de cheikh au village de Soumer. Son frère accepte sa présence et elle reste dans son ombre, tout en se mettant à étudier le Coran et l'astrologie ..L'ayant acceptée, les habitants du village s'habituent à ses "excentricités", lui vouant même un certain respect. Ils apprécient son intelligence et remarquent son talent, équivalent à celui de son frère, en ce qui concerne les prédictions, la résolution des litiges et la capacité d'attirer de favorables augures.
Mais la nuit, elle rêve, elle hallucine ...
Un jour, elle se confie à son frère et, peu de temps après, elle convoque les villageois sur l'agora et leur annonce : "chaque nuit, je vois des hordes farouches qui viennent nous exterminer et nous asservir. Nous devons nous préparer à la guerre !". Prenant ses dires très au sérieux, des émissaires parcourent alors toute la Kabylie pour mobiliser les hommes contre l'envahisseur français qui s'annonce. En 1830 : les Français débarquent à 15 kilomètres à l'ouest d'Alger.
Il leur faudra attendre 1846 pour atteindre et conquérir Tizi Ouzou dont la prise leur garantit l'accès à la Kabylie maritime et au massif du Djurdjura. Les troupes françaises sont commandées par le Maréchal Randon, futur ennemi de Lalla Fadhma. La tactique française est de livrer bataille, affaiblir les Kabyles, verrouiller les accès pour n'occuper le terrain avec des garnisons que des mois plus tard. Le Maréchal Randon tente de corrompre une tribu. Il leur demande de laisser passer ses troupes contre rétribution et promesse de non agression. Le comité des sages lui répond : "nous restons sourds aux paroles de trahison". Depuis, cette tribu porte le surnom de Iâazzougen ou "les sourds".
Les Français décident alors de remettre à plus tard leur attaque et pacifie la région de Tizi Ouzou. Mais en 1854, ils reviennent à la charge...A la même époque apparaît l'homme à la mule, un genre de "moine-combattant". Sa mule annonçait l'approche de l'ennemi en tapant furieusement des sabots. Il rencontre Lalla Fadhma à Azazga et on dit qu'ils tombèrent amoureux. Une romantique histoire aurait pu naître, entre une Maraboute et un prédicateur si Lalla Fadhma avait été divorcée ... Un nombre incalculable d'intercesseurs tentent de faire entendre raison au mari rancunier de Lla Fatma, mais rien n'y fait ! Le Maréchal Randon, toujours déterminé, va lancer son offensive en juin 1854. Il arrive à battre les troupes de Lalla Fadhma et occupe Azazga. Elle se réfugie dans la haute montagne, avec l'homme à la mule ...
Il s'en suit un série de batailles finalement gagnées par les Français mais, fidèles à leur tactique, ils retirent leurs troupes : Icheridden, Larbaa Nath Irathen et plus tard, Fort National.
Juillet 1854, c'est la bataille des Ait Khlef, la clé du passage vers la tribu des "Ait-menguelet", qui ont vaillamment combattu mais se sont fait tanner comme les autres ...
Lalla Fadhma se retire toujours plus dans la montagne (vers Iferhounen et Illilten). Elle se retrouve, en fait, près de son village d'origine. A ses côtés, toujours le moine. La guerre continue.
Le lieu choisi pour la prochaine rencontre avec les Français s'appelle Tachkirt et la bataille aura lieu en juillet 1854. Cette fois, les Kabyles arrivent à contenir l'ennemi et à lui infliger ce qu'on peut appeler une défaite. Le Maréchal se replie sur Tizi Ouzou avec ses troupes et, ce coin de la montagne ne reverra les Francais que deux ans plus tard pour une revanche. Pour le Maréchal Randon, la prochaine attaque, doit être le coup de grâce ! Et le 24 mai 1854 c'est un corps expéditionnaire, doté en artillerie lourde et déterminé, qui s'ébranle de Tizi Ouzou.
Le 25, la bourgade de l'Arbaa n' Ath Irathen est prise. Elle est renommée Fort Napoléon en l'honneur de l'Empereur puis Fort National au moment de la Troisième République. C'est à 15 kilomètres de là, à Icherriden que se scellera l'avenir de la Kabylie : le lieu de la bataille finale. L'amoureux de Lalla Fadhma y participera puis s'exilera en Syrie. Le combat a lieu dans les derniers jours de mai 1857, une belle boucherie et la débâcle pour les Kabyles. C'est l'heure du découragement, beaucoup de paysans soldats kabyles se démobilisent et retournent dans leur foyer. Lalla Fadhma, elle aussi, voit son ardeur vaciller. Elle trouve refuge dans un village du nom de Takhlidjt Ath Assou où elle tente un moment de se faire oublier. Mais les Français ont payé des espions pour savoir où elle se trouve et la faire, soit enlever, soit assassiner. Le Maréchal Randon sait que la troupe de Lalla Fadhma est découragée, démobilisée, que la population est fatiguée par la guerre et qu'elle souffre de faim. Il fait une offre de reddition à Lla Fatma N'Soumer. L'histoire, ici, emprunte deux chemins : il est vrai que le Maréchal envoie le capitaine Ferchaux, chargé d'approcher Lla Fatma.
Certains disent qu'elle s'est rendue à cet émissaire. D'autres qu'en s'approchant par surprise du village de Takhlijdt, où il ne reste guère que des femmes et des enfants, le Capitaine a pu enlever Lalla Fadhma et la livrer au Maréchal Randon.
Il n'en reste pas moins que c'est en cet été 1857 que Lalla Fadhma se retrouve face au Maréchal dans sa tente et qu'il s'écrie "voilà donc la Jeanne d'Arc du Djurdjura". Lalla Fadhma est confiée à la garde d'un Bachagha, notable allié des Français. Elle vivra dans une zaouia: confrérie maraboutique, recluse, dans la région de Tizi Ouzou. Elle mourra 6 ans plus tard à l'âge de 33 ans. Les Français exigèrent des Kabyles l'équivalent de 30 millions de franc or de tribut de guerre. Ce qui n'est pas rien pour une population somme toute pauvre. Les hommes furent exilés à Cayenne, Madagascar et en Nouvelle Calédonie où il reste encore des descendants de ces Kabyles. ( source : Mohand Ferratus)
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|  BAYA |  | Baya (Mahieddine), (Fatma Haddad, épouse Mahieddine), est une femme peintre algérienne d'origine kabyle née en 1931 et décédée en 1998 qui ne signe ses œuvres que de son seul prénom.
Baya est née le 12 décembre 1931 à Bordj el Kiffan (Fort-de-l'Eau), en Algérie.
Orpheline à l'âge de cinq ans, elle est adoptée par une famille française pendant la guerre de 40.
C'est à l'âge de 11 ans qu'elle se met à dessiner et à peindre, puisant son inspiration dans son imagination d'enfant et dans l'aspect du jardin de la maison où elle vit.
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| Elle créé un univers au centre duquel on trouve une femme aux yeux de biche portant une robe somptueuse et entourée d'oiseaux fabuleux, de fleurs et de plantes.
Elle réalise en 1948 des terres cuites à Vallauris, dont Picasso fut charmé.
Dans ses créations on peut reconnaître les références culturelles liées à son pays. Le milieu surréaliste, reconnaît et adopte rapidement Baya.
Baya peint de façon moderne des femmes fleurs, des reines oiseaux, des princesses. Son art sauvage aux couleurs saturées trouble les artistes de son époque.
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| C'est en 1953 qu'elle se marie avec le chanteur compositeur El Hadj Mahieddine El Mahfoud, six enfants naissent de cette union. Elle vit à Blida et n'a plus comme seule occupation que la vie de femme au foyer. Pendant dix années, Baya ne peint plus.
A la suite de l'indépendance de l'Algérie, celle-ci lui consacre une rétrospective.
Après la mort de son mari, Baya reprend avec ferveur la peinture.
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| En 1963 : elle expose ses œuvres au Musée National des Beaux-Arts à Alger En 1964 : c'est au Musée des Arts Décoratifs à Paris qu'elle expose. En 1966 : ses œuvres sont présentées à Alger, ainsi que dans d'autres villes d'Algérie, Tizi Ouzou, Annaba (1978) En 1982 : Exposition au Musée Cantini de Marseille En 1984 et 1991 : Exposition à Paris.
Baya participe à de nombreuses expositions collectives en Algérie, au Maghreb, en Europe, à Cuba et au Japon.
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| Les thèmes de la peinture de Baya se retrouvent dans les textiles traditionnels, les tapis, les céramiques ; ce sont des poissons, des fruits, des papillons, des oiseaux, des fleurs, des instruments de musique… Il se dégage une constance dans la répétition de ces formes, qui sont sans cesse réinventées.
C'est dans la nuit du 10 au 11 novembre 1998 que Baya décède des suites d'une longue maladie, elle est alors âgée de 68 ans.
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|  RAJFIRE | Le RAJFIRE (Réseau pour l'autonomie des femmes immigrées et réfugiées) est un collectif féministe qui lutte pour l'autonomie et les droits et l'égalité des femmes étrangères, immigrées, réfugiées.
Ce collectif est engagé dans la lutte pour le droit des personnes étrangères, la citoyenneté de résidence sans discrimination, la solidarité internationale, et dans les luttes des femmes, pour leur liberté, leurs droits et l'égalité dans tous les domaines et partout dans le monde.
Animation d'une permanence :
* les deuxième et quatrième mardi du mois de 16 h 30 à 20 h à la Maison des Femmes de Paris
Thèmes :
* information et solidarité pour les femmes étrangères confrontées aux lois françaises
* aide à conquérir et défendre leurs droits (droit au séjour, droit d'asile, droits dans la famille, droits sociaux)
* aide pour réaliser démarches administratives et juridiques (dossier de titre de séjour, demande d'asile, recours)
* information sur les lois et réglementations françaises afin que les femmes immigrées ou réfugiées puissent prendre leur sort en main et se défendre contre l'arbitraire et les violences.
* Mise en contact avec des associations et des collectifs afin de favoriser la lutte collective et la solidarité.
* Information sur des réunions ou manifestations qui peuvent concerner les femmes immigrées ou réfugiées.
A noter les femmes peuvent venir sans rendez-vous ou contacter le collectif RAJFIRE par courrier, par téléphone ou par mail. Maison des Femmes de Paris 163, rue de Charenton 75012 Paris (m étro Reuilly-Diderot) Tél : 01-44-75-51-27 / Fax : 01-43-43-41-13 Courriel : rajfire@wanadoo.fr
Sur le site de RAJFIRE, vous y trouverez des fiches pratiques très intéressantes concernant le droit des étrangers en France.
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| |  REMERCIEMENTS |  | Remerciements adressés à toutes les femmes qui ont contribué à l'amélioration des droits féminins.
Merci également à Madame Samiha Rahma pour sa participation malgré un emploi du temps chargé et à une sympathique femme kabyle.
Sans oublier Massi pour m'avoir facilité les prises de contacts.
Myrtille | |
|  QUELQUES DATES DES DROITS DE LA FEMME EN FRANCE | 1803 Formation des sagesfemmes,
1838 Première École Normale de filles, 1850 Loi Falloux rendant obligatoire la création d'une école de filles dans toute commune de plus de 800 habitants
1885 L'internat des hôpitaux est ouvert aux femmes (grâce à Eugène Poubelle, et contre l'ensemble de corps médical
1892 La journée de travail féminin est limitée à 10 h
1897 La femme peut être témoin dans les actes civils et notariés 1898 Les femmes peuvent être électrices dans les tribunaux de commerce
1900 Les femmes licenciées en droit peuvent prêter serment d'avocat et exercer la profession 1907 L'épouse peut disposer de son salaire 1907 Les femmes sont électrices et éligibles aux conseils de prud hommes 1909 Institution d'un congé de maternité (8 semaines) 1912 Sanctions contre l'abandon de paternité
1920 La femme peut adhérer à un syndicat sans l'autorisation de son mari 1920 Equivalence entre Bac féminin et Bac masculin 1924 Les programmes d'études dans le secondaire deviennent identiques
1931 Les femmes peuvent être élues juges 1936 Quatre femmes sont sous secrétaires d'Etat
1938 La femme mariée n'est plus incapable civile, elle peut avoir une carte d'identité et un passeport, ouvrir un compte en banque, sans l'autorisation de l'époux. Subsistent pour le mari, la fixation de résidence, la possibilité de s'opposer à l'exercice d'une profession, et l'exercice de l'autorité paternelle
1942 Abolition de la puissance maritale 1944 Ordonnance prévoyant le vote des femmes (elles voteront pour la 1ère fois en 1945) 1946 Principe de l'égalité des droits entre hommes et femmes dans le préambule de la Constitution
1965 Liberté d'exercer une profession 1967 Loi Neuwirth autorisant la contraception 1970 L'autorité paternelle devient "parentale"
1972 Loi sur l'égalité des salaires 1974 Remboursement des frais relatifs à la contraception 1975 Légalisation de l'avortement (définitivement en 1980)
1980 Interdiction de licencier une femme enceinte 1981 Création d'un ministère des droits de la femme
1983 Loi sur l'égalité professionnelle 1984 Reconnaissance de l'égalité des époux dans les régimes matrimoniaux 1985 Loi réprimant les discriminations sexistes, possibilité pour les associations de se porter partie civil
1991 Le harcèlement sexuel est un délit réprimé par la loi 1993 Meilleure protection de la femme enceinte 1998 Les victimes d'une agression sexuelle (délictuelle ou criminelle) ont 10 ans pour porter plainte, quel que soit l'agresseur
2000 la pilule du lendemain est en vente libre dans les pharmacie
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|  HOMMAGE A LA FEMME |  |
|  C'EST UNE FEMME | C'est une femme Celle qui fait tourné la terre C'est une femme Qui fait l'ombre et la lumière C'est une femme Qui fait la pluie le beau temps Qui gouverne le monde au printemps Celle qui pleure sur notre épaule C'est une femme Celle qui joue le premier rôle C'est une femme Celle qui a les clés du cœur Celle qui nous invente le bonheur Elle est fragile Comme une fleur Comme toutes les femmes Elle cri quand elle a peur Mais ses passions sont redoutables Elle épouse le pire et le meilleur C'est un oiseau sentimental Celle qui a toujours raison C'est une femme Pour qui on perd la raison C'est une femme Celle qui nous donne la vie Celle qui nous protége jour et nuit Elle connaît tous nos amis C'est une femme Notre meilleur ennemi C'est une femme Celle qui a gagné pour deux Celle qui nous a rendu amoureux Elle est fragile Comme une fleur Comme toutes les femmes Elle cri quand elle a peur Mais ses passions sont redoutables Elle épouse le pire et le meilleur C'est un oiseau sentimental Celle qui dort dans ma guitare C'est une femme Ma musique et mon espoir C'est une femme Celle que je tiens par la main C'est pourtant la seule qui me retient A quoi bon dire son prénom C'est une femme Son amour n'a pas de nom C'est une femme Celle qui ressemble à l'été Celle qui ressemble à la liberté Elle est fragile Comme une fleur Comme toutes les femmes Elle cri quand elle a peur Mais ses passions sont redoutables Elle épouse le pire et le meilleur C'est un oiseau sentimental On ne peut vivre ici bas Sans une femme Sans une femme Qu'est ce qu'on ferrait sans une femme Dites moi comment faire une chanson Sans une femme Sans une femme Moi je ne peux vivre sans toi
Enrico Macias Illustration : Jonathan Earl Bowser 9 février 2007.
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|  LES FEMMES DE PARDON | Aux femmes de marins qui prient Dès que le bateau est parti Et que le ciel est à l'orage A celles qui élèvent l'enfant De l'imprudence d'un amant Ou bien d'un mari de passage Aux filles des rues emprisonnées Dans des bonheur en barbelés Qui croient encore au mariage C'est à ses femmes de pardon Que je dédie cette chanson
Aux femmes qui viennent de loin Pour accompagner le destin D'un mari qui part en exil A ces bourgeoises qui ont tout Sauf la tendresse d'un époux Qui court les lumières de la ville A celles qui se font séduire Quand le meilleur cache le pire Par des promesses inutiles C'est à ses femmes de pardon Que je dédie cette chanson
Ecoutez les chanter quand elles sont amoureuses Regardez les pleurer quand elles sont malheureuses Elles ont cette indulgence que les hommes n'ont pas Et je les aime pour ça
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| Aux femmes d'Afrique ou d'Asie Qui meurent de faim, qui meurent de pluie Et veulent encore donner la vie A ces berbères, à ces gitanes Qui de roulottes en caravanes Se moquent de tous les mépris Aux filles de Manille ou d'ailleurs A ces esclaves du bonheur Qu'un soir on retrouve endormies C'est à ces femmes de pardon Que je dédie cette chanson
Ecoutez les chanter quand elles sont amoureuses Regardez les pleurer quand elles sont malheureuses Elles ont cette indulgence que les hommes n'ont pas Et je les aime pour ça
Aux femmes qui sacrifient tout A la vieillesse d'un époux Qui pourtant leur en a fait voir Aux filles qui ont dû subir De tous les outrages le pire Et se refusent au désespoir A celles qui portent le deuil Et guettent encore de leur fauteuil Le fils qui ne vient plus les voir C'est à ces femmes de pardon Que je dédie cette chanson, Que je dédie cette chanson
Enrico Macias 9 février 2007.
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| |  QUAND J'ETAIS PETITE FILLE | Quand j'étais petite fille, je voulais Des étoiles et des chemins comme jouets Des orages sur mes étés, des tempêtes sur mes sentiers Un grand ciel sauvage et blanc, des soleils et des torrents On m'a donné une poupée, on m'a dit "surtout maintenant Ne joue plus les garçons manqués, reste auprès de ta maman" C'était dur d'être une fille en ce temps-là ma chérie Il fallait être gentille, "ne parle pas sois jolie !" Oui mais le monde a changé, il ne faut plus écouter Ceux qui t'empêchent de vivre et d'aimer
Quand j'étais petite fille je voulais Des étoiles et des chemins comme jouets Dans l'histoire de mes dix ans, l'aventure est au cœur du vent Qui soufflait sur notre vie, nos vacances et nos jeudis On m'a dit "fini de rêver, laisse tes livres et tes chansons Il faut coudre et repasser, il faut ranger la maison"
Mannick (Album Paroles de Femmes)
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|  FILLE MERE | Non je ne t'ai pas désiré Je n'ai pas voulu que tu viennes Il a suffit qu'un jour on s'aime Et tu es venu t'annoncer Je n'avais même pas vingt ans Et tu as forcé mon passage En moi s'est formé une cage Demain j'allais être maman
On m'a donné le nom de fille-mère Une façon polie de me montrer du doigt De me jeter la pierre avec des gants de soie Je n'ai pas de mari et tu n'as pas de père
Non je ne t'ai pas désiré Mais prise au piège d'ignorance Entre la peur et ton silence Je n'ai pas su te refuser Quand le mépris parle tout fort Si tu savais ce qu'il en coûte D'angoisses folles et de déroutes D'oser n'avoir aucun remords
On m'a donné le nom de fille-mère Une façon polie de me montrer du doigt De me jeter la pierre avec des gants de soie Je n'ai pas de mari et tu n'as pas de père
Non je ne t'ai pas désiré Mais quand tu as voulu paraître Je t'ai donné le temps de naître Pour me laisser le temps d'aimer Sur ta frimousse de bambin J'ai retrouvé le goût du rire Et maintenant je peux le dire Vraiment je ne regrette rien
Je garderai le nom de fille-mère Et mon enfant saura Qu'envers et contre vous J'ai tenu bon pour lui Et si j'en ai le goût Rien ne m'empêchera De lui donner un père
Mannick (Album Paroles de Femmes)
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|  TIQBAYLIYIN vidéo | Tiqbaylin" de Ali Ou Amrouche, des Aït Meddour tribu du versant Sud du Djurdjura. Il a une grande réputation comme poéte et chanteur. Compositeur: Djaffar Aït Menguellet, album : "a Salhin" éditions : Izem Parmi les images on peut reconnaître des tableaux de Farid Benyaa qui peint merveilleusement bien la femme algérienne.
~Isabelle~ mai 2007 |
|  ASS N TMETTUT (2008) |  |
|  HONNEUR AUX DAMES ( diaporama) |
Bonjour, Azul, Hello, Salam, hola, guten tag...
A l'occasion de la journée internationale de la femme, voici une petite création, l'an dernier j'avais créé " Tiqbayliyin" de Djaffar Aït Menguellet, cette année "Honneur aux dames" de Takfarinas
~Isabelle~ 6 mars 2008.
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|  TASSADITE ZIDELKHILE "Tatassé, mes rêves mes combats de BejaÏa à Ivry sur Seine" | Tassadite Zidelkhile
" Tatassé Mes rêves mes combats de Bejaïa à Ivry sur Seine "
Livre écrit par un instituteur D'Ivry sur Seine, Christian Billères, qui était le voisin de madame Tassadite Zidelkhile à la cité HLM Spinoza à Ivry sur Seine.
Ce livre relate l'histoire d'une femme née à Toudja ( en Kabylie), depuis sa petite enfance jusqu' à l' âge de 75 ans.
Comme il est dit dans le livre, le mot " courage " devrait être du genre féminin.
Tassadite Zidelkhile n'a guère était épargnée par les difficultés de la vie, ce qui a tenu cette femme debout, c'est certes son courage, mais aussi sa façon de se réjouir des petits bonheurs simples de la vie et la " tchatcha ".
Ce livre est son fidèle porte -parole, Tassadite Zidelkhile a déroulé le fil des ses souvenirs…
Isabelle, 22 février 2008.
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|  LARMES DE FEMME | Un petit garçon demande à sa mère " Pourquoi pleures-tu ? " " Parce que je suis une femme ", lui répond-elle. " Je ne comprends pas ", dit-il. Sa mère l'étreint et lui dit " Et jamais tu ne réussiras ".
Plus tard le petit garçon demanda à son père " Pourquoi maman pleure-t-elle? " Je ne comprends pas ! " Toutes les femmes pleurent sans raison " fut tout ce que son père put lui dire.
Devenu adulte, il demanda à Dieu : " Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ? "
Et Dieu répondit : " Quand j'ai fait la femme, elle devait être spéciale.
· J'ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde; et assez douces pour être confortables.
· Je lui ai donné la force de donner la vie et celle d'accepter le rejet qui vient souvent des enfants. La force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne. La force de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue.
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| Je lui ai donné la sensibilité pour aimer ses enfants d'un amour inconditionnel, même quand ces derniers l'ont blessée durement.
· Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts et de demeurer à ses côtés sans faiblir.
· Et finalement je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin.
Tu vois mon fils, la beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte, ni dans son visage, ou dans la façon de se coiffer les cheveux.
La beauté d'une femme réside dans ses yeux. C'est la porte d'entrée de son coeur, la place où l'amour réside. Et c'est souvent par ses larmes que tu vois passer son coeur. "
6 Mars 2008
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|  ASSOCIATION ANZA |  | Anza est une association culturelle exclusivement féminine à Boudjima, une commune de la wilaya de Tizi-Ouzou, qui a vu le jour le 29 octobre 1998 sous la férule de quelques jeunes filles de la région.
Anza, dans la mythologie berbère, possède une interprétation importante. Il s'agit d'un cri qui revient et qu'on entend au lieu et à l'heure où quelqu'un a été assassiné et cela durera tant que l'âme du défunt n'est pas vengée.
"Le choix de cette appellation, d'après Mlle Oulmi Djedjiga, présidente de l'association, obéit au souci et désir de ressusciter la femme kabyle, grande et noble, à travers l'histoire et de la promouvoir en lui offrant un cadre où elle peut s'épanouir.
L' action d' Anza vise les filles des divers villages de la région, afin de les aider à réaliser leurs vœux professionnels et vocations pour s'insérer dans la société."
Des cours d'alphabétisation sont organisés au profit des femmes, pour celles généralement nées dans les années 1950, en tamazight en premier lieu, puis en français et en arabe par la suite. Ce travail est rendu possible et efficace grâce au concours de l'Office national d'alphabétisation. Ce travail est complété par un autre en direction des filles ayant quitté l'école prématurément.
L'association agit de concert avec les centres de formation de Tizi-Ouzou et d'Aït Aissa Mimoun, vers lesquels les filles qui ont un bon niveau sont initiés aux divers métiers comme la couture, la coiffure, la broderie... pour l'obtention d'un diplôme d'Etat. Beaucoup d'entre elle ont une réussite exemplaire dans leur vie professionnelle aujourd'hui.
Des cours en psychologie, gynécologie, droit... sont aussi organisés avec l'apport de la Ligue de prévention de Tizi-Ouzou.
la trésorière de l'association, regrette, malheureusement, le manque de moyens. Hormis l'APC qui vole à leur secours avec le payement des factures d'électricité et d'eau de leur local, "trop exigu du reste", et l'APW qui leur a alloué par deux fois de petites subventions, les activités ne fonctionnent que grâce à l'abnégation et aux cotisations des adhérentes. "Même les cours sont assurés par ces dernières à des prix symboliques" L'association ne désespère pas de susciter plus d'égards pour leur travail que l'association fait.
L'association remercie toux ceux qui leur sont venus en aide.
Synthèse Le Soir d'Algérie (27/012007)
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|  ASSOCIATION FEMMES EN DETRESSE ALGER |  | SOS femmes en détresse est une ONG à but humanitaire qui lutte pour les droits des femmes. L'association a été crée par des anciennes combattantes de la guerre de libération nationale (Moudjahidetes) ainsi que des militantes et militants de la société civile. SOS femmes en détresse se consacre à aider les femmes en détresse, de l'adolescence au troisième âge, ainsi que leurs enfants, sans aucune distinction d'ethnie, de nationalité, de religion ou d'opinion politique. L'association propage l'idéal et les principes humanitaires en vue de développer la solidarité et la compréhension mutuelle. SOS femmes en détresse est une association nationale, avec plusieurs comités régionaux et locaux opérationnels.
Les objectifs de SOS femmes en détresse :
* La mise en place des lois égalitaires dans tous les domaines de la vie sociale, politique, économique, entre femmes et hommes. Ceci comprend l'abrogation du " Code de la famille " (Loi de 1984).
* La défense des droits moraux et matériels des femmes. * La sensibilisation et l'information des femmes sur leur droits.
* L'élimination de toutes formes de violences envers les femmes.
* L'accueil des femmes en difficulté et de leurs enfants (répudiées, divorcées, mères célibataires, victimes de violences sous toutes ses formes).
* D'assumer un rôle de médiateur entre les femmes et leur environnement familial.
* La réinsertion des femmes au sein de la société active par le biais de formations professionnelles, d'alphabétisation, et d'ateliers de production.
* L'aide à la création de micro entreprises et coopératives autonomes pour les femmes. L'association Nationale à but non lucratif S.O.S. Femmes en Détresse, est agréée par la loi 90/31 en 1992.
Contacter l'association secrétariat de SOS femmes en détresse : Adresse postal : BP 146, Ben Aknoun, Alger Algérie Email : sosfemmes@hotmail.com Téléphone : +213 21 92 99 22
Centre d'écoute juridique et psychologique (CEJP) : 021.92.60.76
Centre d'accueil et hébergement : 021.66.87.25, 021.66.74.30
Visitez le site web de L'association : http://www.sos-femmesendetresse.org/
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|  |  LETTRE A MA FILLE (Idir) | Comme tous les matins, tu es passée devant ce miroir Ajuster ce voile sur tes cheveux, qui devra tenir jusqu'à ce soir Tu m'as dit au revoir d'un regard, avant de quitter la maison Le bus t'emmène à la fac où tu te construis un horizon
Je suis resté immobile, j'ai pensé très fort à toi Réalisant la joie immense de te voir vivre sous mon toit C'est vrai, je ne te l'ai jamais dit, ni trop fort ni tout bas Mais tu sais, ma fille, chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas
Je t'ai élevée de mon mieux et j'ai toujours fait attention À perpétuer les règles, à respecter la tradition Comme l'ont fait mes parents, crois-moi sans riposter, Comme le font tous ces hommes que je croise à la mosquée
Je t'ai élevée de mon mieux comme le font tous les nôtres Mais était-ce pour ton bien ou pour faire comme les autres ? Tous ces doutes qui apparaissent et cette question affreuse : C'est moi qui t'ai élevée, mais es-tu seulement heureuse ?
Je sais que je suis sévère et nombreux sont les interdits Tu rentres tout de suite après l'école et ne sors jamais le samedi Mais plus ça va et moins j'arrive à effacer cette pensée Tu songes à quoi dans ta chambre, quand tes amis vont danser ?
Tout le monde est fier de toi, tu as toujours été une bonne élève Mais a-t-on vu assez souvent un vrai sourire sur tes lèvres ? Tout ça, je me le demande mais jamais en face de toi Tu sais, ma fille, chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas
Et si on décidait que tous les bien-pensants se taisent ? Si pour un temps on oubliait ces convenances qui nous pèsent ? Si pour une fois tu avais le droit de faire ce que tu veux ? Si pour une fois tu allais danser en lâchant tes cheveux ?
J'veux qu'tu cries et que tu chantes à la face du monde ! Je veux qu'tu laisses s'épanouir tous ces plaisirs qui t'inondent J'veux qu'tu sortes, j'veux qu'tu ries, j'veux qu'tu parles d'amour J'veux qu'tu aies le droit d'avoir vingt ans, Au moins pour quelques jours
Il m'a fallu du courage pour te livrer mes sentiments Mais si j'écris cette lettre, c'est pour que tu saches simplement Que je t'aime comme un fou, même si tu ne le vois pas, Tu sais, ma fille, chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas.
Paroles: Grand Corps Malade. Musique: Idir 2007 "La France des couleurs" © Warner
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|  | |  | | ETRE FEMME | Comme le dit le chanteur Idir, être une femme quelque soit la société à laquelle on appartient ce n'est pas évident. Dans un pays à fortes traditions comme la Kabylie, c'est encore moins facile.
Il faut cesser de voir en elles des mamans allaiteuses, couveuses qui ne sont là que pour la reproduction, alors qu'elles peuvent avoir de la place pour un coeur contrarié, des désirs frustrés etc...
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 | |  | | UNE PENSEE POUR |  | | Nabila Diahmine née à Bgayet, qui a oeuvré pour la défense de la Femme Kabyle, et qui a été assassinée à Tizi Ouzou le 15 février 1995. |
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 | |  | | Après avoir étudié la condition des femmes dans tous les temps et dans tous les pays, je suis arrivé à la conclusion qu'au lieu de leur dire bonjour, on devrait leur demander pardon. ( Alfred de Vigny) |  |
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 | |  | |  | Beauté fine
Beauté fine Ton visage brille Comme un flambeau
Gloire à l'oeuvre du Créateur quiconque le voit est inspiré Fine beauté tu me hantes Ton visage brille comme un flambeau Quand elle va à la fontaine Les oiseaux chantent Elle éblouit ceux qu'elle rencontre Et rend muets les garçons Mon coeur ne désire que toi Ton visage de lumière Quand elle paraît à sa fenêtre au matin Les oiseaux la chantent Beauté d'une rose tendre Gloire à qui a créé ton charme Après ton départ mon coeur languit Tu es tissée à sa vie Ta beauté me hante Je pense à toi chaque jour Le sommeil m'a fui Me laissant éveillé jusqu'à l'aube Je suis hanté par ton image Rendue plus belle par ton absence
Lounis Aït Menguellet.
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 | |  | | MAISON DES FEMMES | La Maison des Femmes de Bordeaux 84, rue de la Rousselle 33000 Bordeaux tel. & fax : 05 56 51 30 95 maison.des.femmes@wanadoo.fr
Un lieu ouvert à toutes les femmes désireuses d'échanger avec d'autres femmes sur toutes les questions qui les préoccupent |  |
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 | |  | | MAISON DES FEMMES DE MONTREUIL | 26/28 rue de l'Eglise - 93100 MONTREUIL Téléphone/fax : Tel 01 48 58 46 59 Fax 01 42 87 60 32 E-mail : hypathie93@wanadoo.fr
Consultations juridiques, alphabétisation,couture prévention sida.... bien d'autres services proposés. |
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 | |  | | CENTRE D'INFORMATION DES DROITS DE LA FEMME | CIDF
C'est avant tout un lieu d'accueil et d'écoute, d'information et d'accompagnement
Information juridique, accompagnement vers l'emploi Ecoute psychologique
Pour savoir où se situe le centre le plus proche de chez vous cliquez sur le lien ci dessous | |
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 | |  | | VIOLENCES AU TRAVAIL | L'Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail
AVFT
BP 60108 75561 PARIS CEDEX 12 Tél : 01 45 84 24 24 Fax : 01 45 83 43 93 contact@avft.org
Vous êtes victime de violences, ce que vous devez savoir, ce que vous pouvez faire. Un lieu d'informations et d'aide
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 | |  | | PLANNING FAMILIAL | A quoi sert le planning familial ?
Pour tous ceux qui s'interrogent sur les méthodes de contraception, sur des questions de sexualité, ou qui ont besoin de se rassurer peuvent aller sur le site du planning familial
En haut du site à gauche, vous pouvez trouver les coordonnées du planning familial le plus proche de chez vous. | |
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 | "Amazigh! Amazigh! Terre de liberté, Terre des femmes libres, Qui n'ont jamais voilé leur face"
~Kateb Yacine~ |
 | |  | |  | TA BEAUTE FEMME KABYLE
Ta beauté femme kabyle Heureux qui t'a en son foyer Ta beauté femme kabyle Les poètes l'ont chantée
Visage splendide lumineux Dont l'ovale est l'astre Voici ses tresses Epis de maïs éclos
Et voici son front Surface de miroir pur Et voici ses yeux Etendue d'azur épanouie
Quel nez aquilin est-ce- là Il est comme avec art ciselé Et voici ces yeux Tels deux olives noires
Et voici ses deux joues Roses écloses dans un verger Quelle bouche est-ce- là Quand elle boit l'eau se voit Et voici sa haute taille Telle un chêne zéen
Chérifa
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 | |  | |  | | Femme Kabyle par Farid Benyaa |
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 | |  | |  | | Femme kabyle par Farid Benyaa. |
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 | |  | |  | | Femme de Bejaïa par Farid Benyaa |
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 | |  | | LA PERDRIX
La perdrix, je l'ai trouvée en deuil, Je ne sus la cause de son affliction, Sous un rocher, elle était tapie, La voyant si chagrinée, L'aigle l' a frappée, pensais-je, Ou bien craint-elle le hibou ? Mais c'étaient les chasseurs Qui lui avaient brisées les ailes, Ce n'était pas à l'issue de ses voeux.
Levant vers moi ses yeux, J'ai vu ses paupières gonflées A force de soupirs et de larmes Elle me relata sa peine; C'était l'exil de ses enfants. En quel lieu ont-ils échoués ? L'injustice au nom amer Une fois ses limites atteintes Son mal ne perdure sur personne
De quoi te sert de pleurer, lui-dis-je ? Tu ne fais qu'accroître ta souffrance Même partis, ils ne t'oublieront pas Prends garde toi même d'oublier Il te faut préserver le souvenir De ces temps d'oppression Un jour verra la joie Et ce jour tu sauras Ils ne pourront souffrir ton absence
Elle me dit : quand j'ai vu leur envol, Le deuil sur moi a fondu, Ils laissèrent mon coeur qui saignait C'est la peur des chasseurs Qui les fit fuir, les dspersa Comme des fèves sur une planche Je crains qu'ils soient exilés à jamais Comment reviendront-ils Qui fera patience à mon âme ?
Comment pourront-ils oublier leur mère Qui pour eux s'est épuisé à la tâche De l'enfance à l'âge adulte ? Ce temps est leur maître Et Dieu leur a jeté un sort Telle est la marche du monde Si aujourd'hui les poings sont liés Sans faille ils reviendront Il n'est fièvre sans rémission
Slimane Azem |
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 | |  | |  | LES MAINS D'ELSA
Donne-moi tes mains pour l'inquiétude Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude Donne-moi te mains que je sois sauvé Lorsque je les prends à moi propre piège De paume et de peur de hâte et d'émoi Lorsque je les prends comme une eau de neige Qui fuit de partout dans mes main à moi
Sauras-tu jamais ce qui me traverse Qui me bouleverse et qui m'envahit Sauras-tu jamais ce qui me transperce Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli Ce que dit ainsi le profond langage Ce parler muet de sens animaux Sans bouche et sans yeux miroir sans image Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent D'une proie entre eux un instant tenue Sauras-tu jamais ce que leur silence Un éclair aura connu d'inconnu Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme S'y taise le monde au moins un moment Donne-moi tes mains que mon âme y dor |
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