Furar / février en Kabylie

Jean Lmuhub Amrouche

JEAN LMUHUB AMROUCHE

Jean Lmuhub Amrouche est né le 7 février 1906 à Ighil Ali (Bejaïa).
Fils de Fadhma Aït Mansour Amrouche et Belkacem  ou Amrouche.
Les parents de Jean,  durent quitter la Kabylie pour des raisons économiques,  ils s'installèrent en Tunisie.

Après de brillantes études secondaires, Jean Amrouche entre à l'École Normale de Saint-Cloud.

Par la suite, il devient  professeur de Lettres dans les lycées de Sousse, Bône et Tunis.
Il se lie d'amitié avec le poète Armand Guibert, et publie ses premiers poèmes en 1934 et 1937.

Au cours de la Seconde Guerre  Mondiale, il rencontre André Gide à Tunis, et rejoint les milieux gaullistes à Alger.

Il réalise des émissions littéraires à la radio, à Tunis, Alger puis Paris (entre 1944 et 1958), il aura alors l'occasion de s'entretenir avec tous les grands noms de la littérature et de la philosophie de son temps. Certains de ses entretiens (avec François Mauriac, André Gide, Paul Claudel, Guiseppe Ungaretti...) resteront célèbres et les enregistrements édités en disque.  Michel Debré le chasse de Radio France, Jean Amrouche continue son activité à la Radio Suisse de 1958 à 1961.


Sa littérature fut inspirée par sa situation d'exilé. Il est l'auteur de "  L'éternel Jugurtha " et "  Chants berbères de Kabylie ".

Il  demeure le pionnier de la littérature algérienne de langue française.

Jean Amrouche et sa Sœur Marguerite Taos avaient tout deux à cœur de sauvegarder le  patrimoine oral amazigh ; ce dernier transmis par leur mère.  ( voir " Histoire de ma vie " par Fadhma Aït Mansour, 1968; Paris, Maspéro, 1972)

Jean Amrouche est décédé, d'une leucémie,  le  16 avril 1962.

Quelques unes de ses œuvres

Cendres, poèmes (1928-1934

Etoile secrète. 1ère édition, Tunis, "Cahiers de barbarie", 1937

Chants berbères de Kabylie 1939

Mouloud Mammeri

Le 26 février 1989 disparaît Mouloud Mammeri dans un tragique accident de la circulation.
Mouloud Mammeri est considéré comme l'un des piliers de la littérature et de la recherche linguistique en Afrique. Il est le père du nouveau mode de transcription de tamazight le néo tifinagh.

Mouloud Mammeri est le né le 28 décembre 1917 à  Taourit Mimou ( Ath Yenni),

Il a été l'étincelle  qui a allumé le printemps berbère, qui ne s'est pas encore éteint à nos jours.
le 10 mars 1980 : Une conférence de Mouloud Mammeri à l'université de Tizi-Ouzou sur la poésie berbère ancienne est interdite par les autorités.

11 mars 1980 : 1500 étudiants sur les 1700 que compte l'université de Tizi-Ouzou manifestent pendant plus de deux heures devant la wilaya.pour protester contre la répression culturelle kabyle. Etc (voir rubrique Printemps Berbère)


L'œuvre de Mouloud Mammeri est marquée par une préoccupation incessante,
jamais démentie, celle de recueillir et de transcrire une culture dite " sans écriture ".
Les poèmes Kabyles anciens, en sont une illustration. Cet ouvrage regroupe les poésies kabyles, notamment celles du poète de l'errance, Si  Mohand u M'hand, dont Mouloud Mammeri a traduit les textes.

Anthropologue et linguiste, Dda Lmouloud  a semé les graines de la recherche et de la science pour toutes les générations à venir .

La Biographie de Mouloud Mammeri


  • 1917 : naissance de Mouloud Mammeri
  • 1938 : publication d'une série d'articles sur la société berbère dans la revue marocaine Aguedal.

  • 1940 : démobilisation du front de la Seconde Guerre mondiale. Il poursuit ses études entamées au Maroc au lycée Louis-Gouraud à l'ex-lycée Bugeaud (Émir-Abdelkader) et prépare l'École normale supérieure.
  • 1947 : enseignant à Médéa, puis à Ben Aknoun (Alger), après avoir réussi le professorat de lettres.

  • 1952 : publication de La colline oubliée chez Plon
  • 1953 : prix des Quatre jurés
  • 1955 : publication du Sommeil du juste (Plon).
  • 1957 : ciblé par l'armée coloniale, il se réfugie au Maroc.
  • 1965 : L'opium et le bâton (Sned)
  • 1969-1980 : il dirige le Centre national de recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnologiques, le Crape

  • 1974 : il élabore sa grammaire berbère qui sera rééditée chez Bouchène en 1992
  • 1980 : parution de Poèmes kabyles anciens à l'origine du Printemps berbère de Kabylie
  • 1982 : il fonde à Paris le Centre d'études et de recherches amazighes, le Cedam, et crée la célèbre revue Awal

  • 1988 : il reçoit le titre de docteur honoris causa à l'université de la Sorbonne, à Paris. Avant sa mort accidentelle, il accorde un long entretien à Tahar Djaout sur l'écriture comme espace identitaire

  • 1989 : décès de Mouloud Mammeri, victime d'un accident de la circulation, de retour d'Oujda
  • 1991 : création du prix annuel Mouloud-Mammeri par la Fédération des associations culturelles
LES OUEUVRES DE MOULOUD MAMMERI

Romans :

  • La colline oubliée,Plon /1952
  • Le someil du juste ,Plon/1965
  • L'opium et le bâton ,Plon/1982.

Nouvelles et contes :

  • Ameur des arcades et l'ordre ,la table ronde n°72,p.81/decembre 1953
  •   Le zèbre, Paris -Preuves,n°76,p.33-37/juin 1957
  • La meule, Europe n°567,p71-78/juillet -août 1976
  • Escales, Revolution Africaine ,n°1230/septembre 1987
  • Machaho , tellem chaho,Maspero et Bordas/1980

Ouvrages sur la littérature berbère :

  • Les isefra de si Mohand ,Maspero /1969
  • Poemes kabyles anciens ,Maspero 1980
  • L'ahellil du Gourara,Edition de la SMH/1985
  • Yenna-yas Ccix Mohand

Les signes berbères de la saison du printemps

Tafsut (printemps) : période de la renaissance et du renouveau,  fécondité de la terre et fortification du bétail.
Il est souhaitable que la pluie tombe en cette saison pour le bien être de la terre.  C est la quantité d'eau qui tombe qui fera que le reste de l'année sera propice ou non  à de bonnes récoltes.  En cas de sécheresse cérémonie dédiée à Anzar, divinité de la pluie.

Symbole majeur : l'Ancre.
Signes du printemps :  le bélier,l'arbre ou l'Olivier, l'oiseau ( Hirondelle).


Furar (février) : l'araignée,  du 14 janvier au 13 février.


Le symbole majeur : l'ancre

Symbole de solidité , de permanence et de fidélité ,elle représente également
l'équilibre intérieur et la lucidité "  par opposition aux eaux mouvantes et troubles de la
personnalité ".

l'arbre ou l'olivier : du 14 mars au 13 avril

Symbole de force, à  cause de l'étymologie  populaire qui fait dériver
son nom , azemour en kabyle  de tazmarth c'est-à-dire la force.
Mais la force qu'il représente est une force tranquille et bienfaisante.
L'huile représente la substance vitale

le bélier:  du 14 février au 13 mars.

Il représente la vie dans son jaillissement et sa générosité
Symbole de fécondité synonyme d'opposition et de complémentarité.

L'hirondelle : du 14 avril au 13 mai.

Annonciatrice du printemps elle symbolise le retour cyclique,
  la féminité et la fécondité .
Février en Kabylie

La saison du printemps en kabylie

Tous les  amazighs  connaissent  le printemps berbère qui est célébré le 20 avril de chaque année.

Mais il y'a un autre "printemps" qui a tendance à être un peu oublié et qui est de moins en moins célébré en kabylie! "LA SAISON " CELLE DE TOUTES LES ESPERANCES.

Néanmoins, dans quelques petites contrées reculées de la  Kabylie la tradition est toujours vivante et se perpétue au fil  des ans.

Les contraintes et la rudesse des hivers en Kabylie contraste avec la douceur du printemps qui est célébré comme il se doit.  Aux alentours de la mi Février (selon le calendrier agraire) l'arrivée du printemps ne passe donc pas inaperçue.

Tôt le matin , les habitants des villages surtout les femmes et les enfants se précipitent dans les champs et aux abords des forêts  pour y cueillir toutes sortes de fleurs aux senteurs multiples.
Toute cette promenade matinale revêt un aspect festif et des chants mélodieux accompagnent ce périple convivial.
L'explosion de la vie à chaque coin de la nature ,  le chant des oiseaux est glorifié, on accueille  le printemps comme "une mère" , la saison de toutes les espérances est enfin arrivée !
De  retour à la maison ,"le repas printanier" est préparé : toutes les fleurs cueillies sont plongées dans de l'eau que l'on porte à ébullition  et la vapeur qui s'en dégage servira à la cuisson d'un couscous aux saveurs incroyables.

Couscous auquel on ajoute des oeufs durs et une sorte de "crêpe" (msemen en langue Kabyle) est copieusement assaisonné d'huile d'olive est peut être enfin consommé à la joie de tous.
Il serait dommage de mettre cette tradition  disparaisse  aux oubliettes car elle est la preuve de notre attachement profond  à la nature et de l'intérêt que nous portons tous à l'explosion de la vie, la  renaissance après un hiver qui a tout fait disparaître .

souslarcenciel.
Photo: Ighzer
http://membres.lycos.fr/tigzirt/

L'OLIVE  (Mouloud Zedek)



Par qu'elle force chue, détachée :
émondage ou débris de broussaille ?
De la gaule crochue, ils m'ont agitée
ou fut-ce le vent soufflant ?
Ils m'ont cherchée, m'ont trouvée ;
ils me saisissent de leurs mains
dans la corbeille ils me déposent
je l'emplis de moi, ils me déversent
moi posée en amas, ils m'entourent
heureux de m'avoir acheminée




Chaque jour ils m'ont regardée,
se formait en moi matière à moudre
vers le moulin ils me mènent
les meules entament leur rotation
vers le scourtin ils me saisissent
je n'en puis sortir ils me pulvérisent
graine, ils m'ont projetée
en pâte ils me changent
la mouture achevée, ils m'ont recueillie
vers la trémie ils m'essorent.


le pressoir m' a écrasée
sur moi pèse tout son poids
l'écuelle me tient entassée
les eaux alors se mettent à bouillir
sur moi ils les ont déversées
et c'est moi qui m'écoule
tout asséchée, ils m'ont expulsée
tourteau d'olive ils vont me brûler
l'huile ils l' a feront émerger
et mon jus de cuve aux silos ira
olive, ils m'ont ramassée
pour mon huile ils me vénèrent
Pour cette huile, ils me vénèrent
mon huile est le remède du kabyle
qu'il la répande, y trempe son pain
où qu'il aille, elle l'accompagne
cette terre là qui l' a enfanté
c'est son âme qu'elle lui rappelle
les siècles ne l'ont pas corrompue
en va -t -il autant du kabyle ?

Mouloud Zedek



Février en Kabylie, par Isabelle, Massi
27 janvier 2007.
Mise à jour 1 er février 2009.
Février en Kabylie

Furar / février

Comme le  calendrier berbère est un calendrier traditionnellement agraire, le mois de  février ou furar en kabyle, c'est le mois de plantation d'arbres de toutes variétés, c'est aussi  le début  la période du sarclage, ce mois est divisé ainsi:

Furar (Fevrier) : du 12 férvrier -11 Mars

Du 1 au 7 : Imirghan
Du 8 au 14: I3zriyen
Le 15        : Anekcum n tefsut (debut du printemps).
Du 15au 24: Tizeggaghin
Du 25au 28: Timgharin
 

Espoir et Parole

Nous voulons la patrie de nos pères
la langue de nos pères
la mélodie de nos songes et de nos chants
sur nos berceaux et sur nos tombes
Nous ne voulons plus errer en exil
dans le présent sans mémoire et sans avenir.

L'homme le plus pauvre […]
est riche malgré tout de son nom
d'une patrie terrestre son domaine
et d'un trésor de fables et d'images que la langue
des aïeux porte en son flux comme un fleuve porte la vie.

On ne nous fera plus prendre des vessies peintes
de bleu de blanc et de rouge
pour les lanternes de la liberté.

Jean Amrouche.

Chanson du mois

Les Exilés
Brahim et Amel Tayeb

Ils s'aiment dans les tréfonds de l'absence
se murmurent toutes les notes du silence
voyagent d'exile en exile  traversent les horloges
et s'éternisent dans les brefs fractions temporelles.

A w'uffan tellid ger wass yakk d yid  d anzad n tafat
Ma d ul-iw  d iferr an -afgegh  ghur- m
A w'ufan tellid akin i wagu  a n- dhummegh igenwan
U a n aaddigh ghur -m
A w'ufan  tellidh a nsel tsusmi ma d-tehder tzallit
N times d awaman m'ara d-mlilen
Negh  yya ttxil -m  gher wanda ttiligh zerregh kan tilli-m.

Je repose sur l'étendu de ton regard
Ton regard contient mon ombre et ses cendres

Di zzman  nudegh-kem achal
I kem -urgigh …urgu inu d aqdim

A l'approche de ta flamme je deviens comète
Et dans notre nuit séculaire, je prie  pour l'extinction  universelle

Ul -iw ata  ya d lebher n tughac yettragu ala kem
Yebgha deg -i ad t3ummed lemwaji n ccna


Comme tu me ressembles !
Tes sables mouvants et mes désirs
Ta vague rebrousse son chemin
Comme mes paupières rebroussent un regard
L'univers mélodieux danse
Au gré de mes funérailles
Chants de tous mes silences

Lehrir n tafat si m'ara d-teffeghed daxel-is iger -ikem
Tit mi kem tezra ad tettu ccfawat lewqat as 3erqen

Je suis là-bas, justement, là-bas !
La où le regard se passe de la vue

A wuffan tellidh s wurghu-inu yerghan
Ad ssefsigh adrar
Ay anda I kem -tugh
Ad kem-in -awdegh


Je te pressens à chaque mouvements de l'univers
A chaque voyages des dunes
Tu dénudes les printemps
Et tu t'habilles de leur verdure


A w'uffan tellidh
Ad hebsegh ussan i d- yettenghalen
Ghef le3mer ifettin
U a kem-id -ssiwdegh .

Je devine ta main cueillant la braise de mon arbre incinéré,
Pour un baiser vermeil, enfant de nos flammes

A w'ufan tellid
A n-ghzegh izekwan
Ghef I 3eddan leqrun
Am -n-awigh rruh
U a kem-id- sekkregh

Je me pressens dans une poésie qui naîtra à terme
Nous deux et puis rien soubresauts communs
Et nous écumons l'univers de nos sueurs lactescentes
Nos baisers à l'hydromel et l'immensité bleue
Passant outre et murmurant notre longue nuit épileptique


La neggregh udem-im
Ghef lkaghed  d wesghar akken ad iyi-wanes
La neggregh udem-im
Gehf kra yellan d abladh akken ur itekkes

Et je renais de ton étreinte dépourvue de mon corps
Evanouie dans une multitude d'ivresse

Urgigh ccetwa u a n-aligh s agu
Si tala n yitij a d-agemegh tafat
Iss ara d-arugh isem-im di tegnawt
Tislit n wenzar deg- s a d-tger afus
Mi d- twaladh isem-im
A d- tazzledh ghur-s

Le printemps pourrait alors se réécrire
Entre les lignes hivernales
Ou sur la marge estivale
Et l'automne pourrait assassiner
Autant de feuilles qu'il voudra

A w'ufan tellidh a nafeg di sin
Akkin i yegenwan anda lewqat negren

Nous prendrons le train funambule
Et le temps de rien
Nous nous envolerons jusqu'aux cimes
Nous froisserons les nuages
Au dessus des verdures déteintes
Pour que s'essorent les rêves.

Ass i deg d-tellhidh
D tameghra n Wenzar
D lehwa d yitij m'ara d-mlilen
D tudert d lmut m'ara msalahen
A nidir lebda
Lebda nek yakk d kem

Lettre à Da L'Mulud

Lettre à Da L'Mulud par Tahar Djaout.

Comme il va être dur de devoir désormais parler de toi au passé! Quelques heures après ta mort, que ta famille et tes amis ignoraient encore, un universitaire qui venait d'assister à ce colloque d'Oujda d'où tu revenais toi aussi m'entretenait de toi. Il me disait, entre autres,
.............. 
Lettre à Da L'mulud

Anzar

On raconte que jadis, à l'époque où les animaux parlaient et où les Dieux avaient une apparence humaine, Anzar, apparaissait après la pluie sous la forme d'un arc-en-ciel. Un jour après avoir immergé d'eau les villageois, il aperçut au loin, une belle jeune fille qui se baignait dans une petite rivière. Charmé et épris d'elle Anzar se jura de l'avoir comme compagne. En s'approchant d'elle, la jeune fille s'enfuit à toute allure, mais Anzar lui emboîta le pas, il la pria de bien vouloir le suivre dans le ciel, là où elle régnera avec lui, et partagera ses richesses et ses pouvoirs.

La jeune fille refusa son offre, elle préfère de loin la vie des mortelles, au faste des Dieux, ainsi offusqué Anzar se sentit indigné.

Furieux par son refus, Anzar, cria vengeance, ainsi le jour suivant, les villageois découvriront des rivières, des ruisseaux et des sources desséchées,
le malheur était tombé, la mort était certaine, plus rien ne pouvait apaiser la
colère d'Anzar.

Les villageois prièrent la jeune fille de céder aux envies d'Anzar afin d'apaiser sa colère et de le suivre dans son royaume. C'est ainsi que la jeune fille se sacrifia pour la survie des siens. Ainsi le roi de la pluie satisfait, la vie niormale reprit son cours. Telle est la légende d'Anzar, qu'on raconte jusqu'à maintenant.

Tranches  de vie 
Texte de Lounis Aït Menguellet, traduit en français, tiré du rituel de la légende d'Anzar
 Lounis Aït Menguellet

Blagues

Madame Dupont  s'adressant à sa femme de ménage :

  • Gisèle, le perroquet a disparu!!

N'avez-vous  rien remarqué d'anormal en mon absence ?

  • Non rien, à part le chat qui s'est mis à parler

~~~~~~~~~~~~~~~~~

Un homme aborde une jeune fille dans la rue :

  • Excusez-moi, mademoiselle, mais quand je vois votre bouche, je ne peux pas
m'empêcher de vous suggérer de venir chez moi.
  • Monsieur, dit le jeune femme, vous n'êtes qu'un dragueur !
  • Non, madame, je suis dentiste...

~~~~~~~~~~~~~~~~~
Il y a  environ 15 ans  Hamid  rêvait d'être écrivain.
Son souhait était d'écrire des choses qui allaient donner des émotions, faire pleurer, s'énerver et révolter ses lecteurs.
Il a réussi,  il rédige les messages d'erreur pour Microsoft.   


Azemmur 

Wissem amek qqersegh-d ghligh-d
deg ifersen negh deg wafrasen ?
S umextaf zwin-iyi-d
negh d adu-nni i d-isuden ?
Nudan-iyi, uffan-iyi-d
buzan-iyi deg ' fassen -nnsen
s aqecwal rran-iyi-d
mi t- tchuregh ad iyi-neghlen
I uaamur tezin -iyi-d
ferhen imi iyi-d -sawden

Yal ass sefqaden-iyi-d
armi yebbwed deg-i ay' arazden
gher tisirt skecmen -iyi-d
ighuraf tezzin tenden
gher wafrac ttfen-iyi-d
ur teffghegh, ard iyi-mehqen
Lligh d aaqa gren-iyi-d
d arebbuz ad iyi-suffghen
Fukkegh izid kksen-iyi-d
geh tansitt ad iyi-zem

Tatemunt tdegger-iyi-d
d tazyt-is i yezzayen
tabeqsit tesati-iyi-d
aman armi d-uyzagen
fell-i ssmaren-ten-id
d nekkini i yemmaren
khawagh kan degren iyi-d
d amegruc ad sserghen
zzit-nni saffren-tt-id
ma- d amuredj s ihdunen
d azemmur leqden-iyi-d
f zzit iw i d iyi-hemmlen

I zzit-iw id iyi-hemmlen
zzit iw d ddwa n weqbayli
ad yedhen ad yessissen
anida yedda at-t-yawwi
akal-nni i-ti-d- yurwen
d rriha-s is-d-smekti
d leqrun ur d tbedddlen
wiss ma yakken Aqbayli-nni

Mouloud Zedek





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