KABYLIE | | |  PETITE PRESENTATION |  |
|  | La kabylie se situe au nord de l'Algérie, possède une grande richesse, la beauté de son environnement, la pureté de son air.
Le djurdjura forme une barrière de pics de calcaire, d'Ouest en Est , pouvant atteindre 2300 m. La neige peut y demeurer jusqu'au mois de mai.
Son économie est f ondée sur l'artisanat et l'agriculture ( essentiellement arboriculture, figuiers, oliviers) en raison de la nature du sol et du relief, mais aussi culture fèves, lentilles, pois chiche Quelques troupeaux de chèvres , pratiquement pas de bovins et ovins ( relief du terrain)
l'artisanat : bijouterie ( bagues, boucles, bracelets, fibules, diadèmes …) le travail de l'argent, du corail, émaux cloisonnés , les bijoux sont sertis de corail et d'émaux de couleur, jaune, vert , bleu jaune pour le soleil, vert pour la nature environnante, Bleu pour le ciel la sculpture sur bois , la poterie font également partie de l'artisanat kabyle.
|
| | Tizi ouzou est considérée comme la capitale de la grande kabylie ( activité commerçante, touristique et industrielle) Bejaïa la plus grande ville de la kabylie ( industrie textile et un grand port exportation pétrole)
la langue : tamazight et le français
le 2 novembre 2005 par Rachid et Isabelle |
|  LA NATURE |  | Le paysage en kabylie est un paysage montagneux. En kabylie on est toujours plus près du ciel, la chaîne de l'Atlas Tellien qui forme le Djurdjura culmine à 2015 mètres (Lalla Khadija), et autour de ces montagnes, les villages se partagent les crêtes et les collines, hautes de quelques centaines de mètres. |
| En kabylie la flore est méditerranéenne. L'olivier, la vigne, le figuier et le figuier de Barbarie dominent le paysage.
Les forêts pourtant relativement nombreuses sont souvent victimes des incendies. On peut y rencontrer des chacals des sangliers, des couleuvres, des scorpions et quelques singes (forêt de Yakourène)
Photo ci dessous : figuier de Barbarie |  |
| Le temps et les saisons
Le printemps est souvent ensoleillé, mais heureusement pour la nature, il pleut également, la température en moyenne est de 25 °
En kabylie, l'été est digne d'un été méditerranéen, la chaleur et le soleil sont au rendez vous.
L'automne est pluvieux, les températures peuvent varier de 10 à 34 degrés.
L'hiver est rigoureux, surtout dans les montagnes. Pendant cette saison, les membres d'une famille et parfois les voisins se réunissent autour d'un foyer creusé à même la terre (kanoun) , pour se réchauffer et discuter tout en faisant des grillades ( glands, champignons, pommes de terre , viande)
Photo ci dessous : Le Djurdjura. | |  |
|  ESCAPADE EN KABYLIE (Vidéo) |
Besoin d'évasion ? Découvrez la Kabylie ou replongez dans le pays.... un bon bol d'air.. il manque juste l'odeur du tamurt à la vidéo... Bon voyage ! Musique : Brahim Tayeb " ul udukussen "
| |
|  KABYLIE TU N EN SORS PLUS DE MA MEMOIRE (Diaporama) |
Azul, bonjour,
Voici quelques vues de mon premier voyage en Kabylie (août 2007) Je connaissais la kabylie que par le biais du net, de livres ou de photos Là je l'ai découverte en vrai, beaucoup d'émotion, d'amitié, d'échanges de paroles, de rire… J'embrasse bien fort Ouria, Samira, Ouarda, Inès, sa sœur, sa maman. Ar tufat inchallah, comme on dit chez vous…. Réalisation : http://souslarcenciel.ifrance.com Musique : "Aman n tayri" Les Lions D'Akbou.
|
|  QUI SONT LES BERBERES ? |  |
Leur apparition se situerait il y a quelque 9000 ans dans les hauts plateaux algéro-tunisiens sous le nom de "capsien " du nom antique de Gafsa. Ils se désignent sous le vocable de "Imazighen", pluriel de "Amazigh" signifiant : homme noble, homme libre. Ils occupent une immense aire géographique qui s'étend de la Méditerranée au sud du Niger, de l'Atlantique au voisinage du Nil. Tamazight, la langue berbère est essentiellement parlée au Maroc, Algérie, Niger et Mali. Elle est aussi utilisée en Libye, Tunisie, Mauritanie, Egypte et Burkina-Faso.
Les Moabites : vivent en Algérie et près de Casablanca Les Chleuhs : vivent dans le moyen Atlas marocain Les Soussis : vivent au niveau d'Agadir au Maroc Les Rifains : vivent sur Tanger, Nador, Taza, Al Hoceina Les kabyles : vivent en kabylie , nord de l'Algérie |
|  IDENTITE CULTURELLE |  |
Ce qui permet d'identifier les Berbères ce sont leurs caractéristiques sociales et culturelles. En effet, ceux-ci sont définis par :
- la continuité d'occupation d'un territoire déterminé
- la continuité d'une langue, partie intégrante de ce même territoire
- la continuité assez exceptionnelle de leur organisation sociale
- la fidélité à des formes de rituels, d'arts et de croyance
- enfin et peut-être surtout par une tradition de
résistance omniprésente dans toutes les formes d'expressions collectives. Résistance qui bien sûre n'exclut pas une capacité d'appropriation et d'intégration d'éléments culturels extérieurs.
La société kabyle se compose de différentes subdivisions
adrum qu'on peut assimiler à un quartier. Ce sont en général plusieurs familles ayant un lien de parenté qui constitue cette plus petite subdivision Thaddart qui représente le village et qui est composée (thaddart est féminin) de l'ensemble des quartiers, des adrum. Le village a une totale autonomie. Il se gère par lui-même. Il n'existe pas dans la société traditionnelle de police ou de justice ou de maire comme on l'entend traditionnellement. Les décisions sont prises au sein d'une assemblée de village qu'on appelle Tajmaat, ou sous son appellation la plus utilisé en français la Djemaa (assemblée de notables locaux en Afrique du Nord) C'est une assemblée de villageois où toutes les familles sont représentées.
L'ârch qui représente la tribu et qui est composé de plusieurs tribus.
Taqbilt qui représente la confédération et qui est composée de plusieurs ârchs ou tribus. Enfin, il peut arriver que plusieurs confédérations se réunissent mais cela est exceptionnel. C'est souvent dans un but de défense devant une situation dangereuse pour la société. On a pu voir ce phénomène dans la société touareg au cours du 19 ème siècle.
le 15 novembre 2005 par Mhand. |
|  | La littérature Kabyle
On distingue en Kabylie deux types de littérature : la littérature orale et la littérature écrite. La première a été, jusqu'à une période relativement récente, la seule littérature existante. Cet état de fait a persisté bien longtemps après l'introduction de l'écrit en Kabylie. On retrouve différents genres littéraires : le conte, le proverbe, l'énigme et la poésie. La littérature écrite, date seulement du 20 ème siècle.
Quelques auteurs d'expression française : Jean et Marguerite Taos Amrouche, Dahar Djaout, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Malek Ouary, etc...
MAMERI Mouloud
Né en 1917 à Taourit-Mimoun en grande Kabylie.
Il était à la fois, romancier, poète, chroniqueur, sociologue, anthropologue, historien, linguiste.
Il dirigea le Centre national de recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnologiques.
En 1988, il fonda le Centre d'études et de recherches amazyghes à Paris.
Il reçoit le titre de docteur Honoris Causa à l'université de la Sorbonne. Professeur à l'université d'Alger et directeur du Centre de Recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnographiques jusqu'en 1980. Il décède en 1989.
QUELQUES UNES DE SES OEUVRES
LA TRAVERSEE (1982 ,Roman) édité par plomb Livre : ESCALES édité par Découverte
Livre : GRAMMAIRE BERBERE KABYLE, édité par Découverte
Livre : L'OPIUM ET LE BATON et l'opium,édité par découverte - Paru le 23/01/1992
Livre : LA COLLINE OUBLIEE, édité par Gallimard - Paru le 12/03/1992 |
|  | L'écriture des Berbères
Bien que le berbère soit une langue essentiellement de tradition orale, les Berbères possèdent depuis au moins deux millénaires et demi leur propre système d'écriture que l'on appelle en berbère tifinagh . Depuis le début du siècle, l'écrit berbère utilise surtout le support de l'alphabet latin ou plus particulièrement pour le Maroc celui de l'alphabet arabe.
Merci à Rachid, Mhand,(association TAMESLAYT-IW à Noisy Le Sec ) et à Moha (association TALTEFARAWT Goulmima) | |
|  DRAPEAU AMAZIGH |  | Les Berbères, légitimement possèdent leur propre drapeau. Il est défini par l'emblème ci-dessus.
Sa signification :
Bleu ( Azegzaw) représente la Méditerranée dite la grande bleue.
Les pêcheurs et les marins berbères avaient développé un vocabulaire riche et varié lié à la mer et à ses produits dont ils se nourrissaient.
La mer est le symbole de la dynamique de la vie.
Vert (Adal) schématise cette langue de terre verdoyante coincée entre la mer et le désert.
Le vert symbolise l'espérance, la terre nourricière et l'éveil à la vie. Cette couleur est située entre le bleu et le jaune dans le spectre de la lumière.
Les couleurs du drapeau berbère sont une suite logique de la nature. La couleur verte symbolise aussi l'attachement des berbères à la nature.
jaune ( Awragh) symbolise le Sahara qui s'étend d' Ouest en Est des côtes de l'Atlantique à la mer Rouge et du Nord au Sud, de part et d'autre du tropique du Cancer, depuis les montagnes de l'Atlas et la Méditerranée orientale.
La couleur jaune est un symbole très fort chez les Berbères de Kabylie. Elle représente la jeunesse, la joie de vivre, l'immortel (comme le soleil).
L' emblème en rouge ( couleur sang du martyre et symbole fondamental du principe de vie, immortel comme le soleil) est le symbole de la Berberité et de l'Union du peuple amazighe( berbère).
Il veille et rayonne sur Tamazgha (Berberie)
Ce drapeau, reflet du pays berbère, signifie Unité ( culturelle, civilisationelle et linguistique) et Diversité ( spirituelle, mode de vie, climatique)
Nous le devons à l'Académie Berbère-Agraw Imazighène et à son fondateur Muhend-Aarav Bessaoud. | |
|  L'EMBLEME |  | Le vrai des nom des Berbères vient de la racine MZG ou MZK.
Sa vocalisation donne le mot AMAZIGH qui signifie "homme libre" "homme noble"
L'emblème est un signe figuratif de caractère anthropomorphe ( la forme rappelle celle de l'homme) trié du signifiant Amazigh et représente l'Homme amazighe, le premier habitant de l'Afrique du Nord.
Ce symbole est la création de Monsieur Bessaoud Muhend-Aarav, fondateur de l'Académie berbère -Agraw Imazighène en 1966.
De nous jours il est adopté, voire sublimé par tous les Berbères et constitue un signe de reconnaissance et d'appartenance au peuple amazighe (berbère).
Il est porté en pendentif ( entre autres) comme la croix des chrétiens, l'Etoile de David ou la main de Fatma.
Il est l'emblème du drapeau amazighe. Il correspond à la lettre Z de l'alphabet berbère (tifinagh)
|
|  TIWIZI | Tiwizi est un terme employé par les berbères qui a pour signification "solidarité". C'est une des nombreuses valeurs du peuple berbère qui se perpétue de génération en génération et qui n'a pour ainsi dire pas du tout vieillit.
Les tâches que devaient accomplir nos ancêtres étant de longue haleine (moisson ,construction,cueillette......)et la main d'oeuvre trop cher, la solution ne fut pas longue à être trouvée. Elle a pour nom " TIWIZI " "solidarité" .
Au lieu de parler sur ce qu'était "Tiwizi"à l'époque de nos grands parents et arrières grands parents nous avons préféré pour cet article comme nous le ferons le plus souvent possible parler de ce qui se fait maintenant .
Les populations Berbères ne pratiquant plus l'agriculture à grande échelle de nos jours ce n'est pas pour autant que tiwizi a disparu .
Nous choisissons donc la description de deux tâches qui, pour les raisons que nous allons expliquer , nécessite le recours à Tiwizi.
1) La ceuillette des olives :
Travail saisonnier qui coïncide avec les saisons froides et les pluies , la cueillette des olives n'est pas un travail rude, mais par contre de longue haleine et la patience doit être de mise
.Mais si la cueillette n'est pas effectuée très rapidement, les conditions climatiques engendrent des pertes significatives ce qui est inadmissible pour les Berbères pour qui l'huile d'olive est indispensable.
Tiwizi est la solution à tous ces problèmes , les femmes forment des groupes de plusieurs et "ratissent" les oliviers ainsi la récolte est effectuée en un temps record.
Chacune d'entres elles apportent de quoi manger :des figues sèches ,des dattes,du lait caillé et même des plats qu'elles réchauffent sur place, en faisant un feu qui sera aussi nécessaire pour leur tenir chaud .
Point très important, la solidarité ne s'exprime pas seulement pour le travail mais aussi lors des repas, le moment venu les femmes posent tous ce qu'elles ont apportés et partagent entre elles
Il faut aussi ajouter que pendant toute la journée , bonne humeur ,convivialité sont au rendez-vous .La récolte est rapide et bientôt .......l'huile d'olive est sur toutes les tables.
|
|  | Moulin à huile XIX ème siècle Merci à dj dodo pour la photo |
| 2 ) La construction: Pour la construction ,Tiwizi est indispensable pour les travaux qui doivent absolument être effectués en un jour comme le coulage d'une dalle par exemple .Les sites de construction étant très difficile d'accès(terrains accidentés),on ne peut se servir d'engins prévus à cet usage (bétonnières ,tracteurs .....).
Le propriétaire de la maison , fait alors appel à tout ceux qui pourront l'aider , les personnes sont convoquées individuellement pour le week end suivant dans la plupart des cas .
|  |
| Le matin très tôt, tout le monde arrive le travail est alors effectué en un temps record .
Le propriétaire de la maison, a à sa charge le repas qui sera servit à la fin du travail (si le travail prends plus de temps que prévu ,une collation est servie )
.Ce qu'il faut souligner ici est que la solidarité s'exprime aussi d'une autre manière : le matin ,en arrivant les participants apportent avec eux des outils (pelles ,sceaux, qui serviront respectivement au mélange et à l'acheminement du mortier ). Tout le monde est tenu de répondre favorablement à une demande lors de Tiwizi , sauf motif valable bien sûr ,dans le cas contraire le contrevenant risquerait la mise à l'écart. Tiwizi se perpétue de génération en génération il faut la préserver et l'enseigner à notre tour, elle est le lien sans cesse renouvelé de cette solidarité et de cette union. Comme nous le savons tous l'union fait la force.
Merci à Hamid et Massi pour les photos
Par Rachid et Myrtille le 6 janvier 2006 | |  |
|  L'ARTISANAT DU BIJOU EN KABYLIE |  | |
|  RENCONTRE AVEC SAID AMARI ARTISAN BIJOUTIER | C'est par une journée froide de décembre que j'ai rencontré, lors des marchés de Noël de la Roche sur Yon, un homme souriant, un artisan bijoutier kabyle, venu présenter et vendre ses créations.
Saïd Amari, est artisan bijoutier à Tizi Ouzou depuis 15 ans. Il travaille de manière indépendante, possède son propre atelier. 6 ouvriers et 2 stagiaires travaillent avec lui, uniquement des hommes, mais dans certains ateliers des femmes travaillent l'argent et le corail et d'après Saïd elles maîtrisent très bien la fabrication de bijoux berbères.
Saïd Amari a depuis son enfance toujours été attiré par le métier de bijoutier, le goût du travail manuel ne l'a jamais quitté.
La personne qui lui a enseigné le métier est actuellement un ami , Monsieur Arezki Merad.
Il a suivi deux ans de formation à Tizi Ouzou, a travaillé chez Monsieur Arezki Mearad comme ouvrier pendant 3 ans et par la suite Saïd a ouvert son propre atelier.
Il y fabrique de 30 à 40 kg de bijoux par an, à savoir les bagues, les colliers, les diadèmes, boucle d'oreilles, chaînes, ceintures, bracelets …
|
| Monsieur Saïd Amari crée ses bijoux lui-même. Parfois, il fait des croquis ou simplement l'idée du bijou née dans son imagination, par la suite il le fabrique et selon le résultat, il améliore au fur et à mesure jusqu à obtenir le bijou souhaité.
Il achète la matière première à une société d'état, il rencontre des difficultés pour l achat du corail , la pêche est interdite pendant 10 ans …. Du coup il n'est pas facile de trouver des pièces de corail pour continuer à créer.
Pendant la saison estivale se sont les grosses pièces qui se vendent le plus, les parures pour les mariages et les fêtes, bracelets, diadèmes. En dehors de la saison estivale, se vend ce qu'on appelle les petites pièces, beaucoup moins onéreuses, que les gens peuvent s'acheter plus facilement et aussi porter tous les jours, simplement pour leur plaisir, sans occasion particulière.
SaÏd Amari participe régulièrement aux marchés de Noël, à des foires internationales, dernièrement celle de Marseille. Au mois d'avril il sera à Versailles. En Algérie, il s'est rendu dans différentes Wilaya, lors de manifestations culturelles ou artisanales.
Pour conclure cet artisan bijoutier de Kabylie me dit qu'il essaye toujours d'améliorer son art, mais qu'il est parfois confronté aux problèmes liés à la matière première. Ce métier il le fait plus par passion que par buisness. J'en conviens tout à fait vu le prix de vente de ses bijoux kabyles. Tanmirt ar timilit.
Adresse atelier de Saïd Amari :
Village Ticilia ,Betrouna 15000 TIZI OUZOU. Kabylie Algérie
Adresse magasin de Saïd Amari :
2, rue Aspirant si Abd Errahmane Ain Beniane 16 000 Alger
~Isabelle, mise en ligne janvier 2008.~
|
|  BIJOUX DE KABYLIE ( diaporama) |
Azul,
Un diaporama sur le thème des bijoux de Kabylie, que j'ai conçu et diffusé lors de la soirée de Yennayer 2958, à la Roche sur Yon. Remerciements à Massi, Saïd Amari, Arezki Merad, coopérative artisanale de Tizi Ouzou sans qui ce travail n'aurait pas pu voir le jour, tanmirt attas.
|
|  LA POTERIE EN KABYLIE |  | | Plat à couscous, soupière, plat à henné, chandelier.... | |
|  LA SAISON DU PRINTEMPS EN KABYLIE |
| | Tous les amazighs connaissent le printemps berbère qui est célébré le 20 avril de chaque année.
Mais il y'a un autre "printemps" qui a tendance à être un peu oublié et qui est de moins en moins célébré en kabylie! "LA SAISON " CELLE DE TOUTES LES ESPERANCES.
Néanmoins, dans quelques petites contrées reculées de la Kabylie la tradition est toujours vivante et se perpétue au fil des ans.
Les contraintes et la rudesse des hivers en Kabylie contraste avec la douceur du printemps qui est célébré comme il se doit. Aux alentours de la mi Février (selon le calendrier agraire) l'arrivée du printemps ne passe donc pas inaperçue.
Tôt le matin , les habitants des villages surtout les femmes et les enfants se précipitent dans les champs et aux abords des forêts pour y cueillir toutes sortes de fleurs aux senteurs multiples.
|
| | Toute cette promenade matinale revêt un aspect festif et des chants mélodieux accompagnent ce périple convivial. L'explosion de la vie à chaque coin de la nature , le chant des oiseaux est glorifié, on accueille le printemps comme "une mère" , la saison de toutes les espérances est enfin arrivée !
|
| | De retour à la maison ,"le repas printanier" est préparé : toutes les fleurs cueillies sont plongées dans de l'eau que l'on porte à ébullition et la vapeur qui s'en dégage servira à la cuisson d'un couscous aux saveurs incroyables.
Couscous auquel on ajoute des oeufs durs et une sorte de "crêpe" (msemen en langue Kabyle) est copieusement assaisonné d'huile d'olive est peut être enfin consommé à la joie de tous. |
| | Il serait dommage de mettre cette tradition aux oubliettes car elle est la preuve de notre attachement profond à la nature et de l'intérêt que nous portons tous à l'explosion de la vie, la renaissance après un hiver qui a tout fait disparaître .
Par Rachid et Myrtille le 9 mars 2006 photo : Mohand
|
| |  VGAYET ET SES ENVIRONS ( Diaporama) |
Petite escapade, respirez la mer... les fleurs.. Bon voyage ! Un grand merci à Yazid et Mohand pour vos photos. |
|  DESTINATION VACANCES |  | Et si cette année vous partiez pour la Kabylie du côté d'Aokas et de Bejaïa.
Béjaïa (Vgayet en berbère, Bougie en français ,Bugía en espagnol) - en Libyco-berbère : Vaga (les ronces) - en romain : Saldae - en arabe : Béjaïa) est une ville d'Algérie en Kabylie. Elle est aussi le chef-lieu de la wilaya (département) du même nom.
Ses habitants sont appelés les Bougiotes ou les Bédjaouis, avec ses 160 000 habitants en 2004
Le mot bougie n'est apparu dans la langue française qu'au XIVe siècle, tiré de Bugaya (Bougie), une ville d'Algérie qui fournissait une grande quantité de cire pour la fabrication des chandelles.
La bougie comme telle fut développée au milieu du XIXe siècle, et se distingue de la chandelle par sa matière première et l'utilisation d'une mèche de coton tressé. Le tressage permet à la mèche de se courber et de se consumer : inutile alors de la moucher. La misérable chandelle disparaît alors, et la cire perd de son intérêt.
|
|  | Bejaia est l'une des villes algérienne, touristique par excellence. Bejaia est une conjugaison, au passé de civilisations et de cultures et au présent, de mer et de montagnes. Les habitants ont acquis une culture touristique exemplaire ; les touristes se sont toujours sentis chez eux.
En effet, Bejaia réjouit de maints atouts touristiques.
Des montagnes qui semblent parfois se désaltérer et parfois plonger les pieds dans un azur féerique de la Méditerranée, offrant des spectacles qui usurpent le rêve à la réalité.
Aokas, en plus de ses attractions touristiques se trouve dans une position stratégique pour visiter toute la bande du littoral de Boulimate à ziama.
|
|  | Les touristes qui choisiront Aokas pour destination, profiteront de la beauté rarissime de sa grotte, de longues journées sur une plage séparée de la ville part une dense bande de pins et d'eucalyptus.
Les randonneurs dégusteront des paysages, vus du cap, tirés de la fiction. Une vue panoramique de tout le littoral est visible à partir d'Allioune un village perché à 300 m. |
| L'autre avantage d'être à Aokas, c'est la proximité d'autres sites de la région.
A l'Est : les plages de zaima, les grottes merveilleuses de Jijel sont à une demi heure d'Aokas. La cascade de Kefrida à 20 minutes et souk-el-tenine à 10 minutes.
A l'Ouest : Tichy, la ville de Bejaia, le fort byzantin Imma gouraya et Boulimate équilibrent cette balance touristique où Aokas est le milieu du bras.
Photo : cascade de Kefrida
Voila pourquoi des milliers de touristes restent fidèles à ce pèlerinage annuel à Aokas.
extrait du forum d Aokas S.KASMI
|  |
| RENSEIGNEMENTS UTILES
LA MONNAIE
La monnaie nationale algérienne est le dinar (DZA) subdivisé en billets de 5 000, 1 000, 500, 200 et 100 dinars et en pièces de 100, 50, 20, 10, 5, 2 et 1 dinar.
Compter environ 100 dinars pour 1,10 €, soit 1euros pour 90,5 dinars.
A savoir
Les quelques distributeurs automatiques des grandes villes n'acceptent pas encore les cartes bancaires étrangères. On peut cependant retirer des dinars ou des euros au guichet de quelques banques (Banque d'Algérie, BEA, BNA, BNP Paribas, Société Générale) au moyen d'une carte mais sachez que l'opération peut prendre une demi-journée dans les banques algériennes.
Les banques algériennes ne changent pas les chèques de voyages.
S'il n'y pas de limitation à l'importation de devises en liquide, pensez tout de même à les déclarer au point d'entrée dans le pays.
|
| | DECALAGE HORAIRE
pas de décalage horaire, sauf quand la France est à l'heure d'été ( 26 mars au 26 octobre, quand il est 12h en France, il est 11h en Kabylie)
LE WEEK END
Le week end en Algérie correspond au jeudi et vendredi ( selon la religion musulmane)
LANGUE
français et tamazight ( langue berbère)
COUT DE LA VIE
Les prix sont très inférieurs à ce qui se pratique en Europe mais il faut savoir que le Smic algérien est fixé à 8 000 dinars, avec la promesse électoraliste de passer à 10 000 dinars soit environ 100 €. Cela donne une idée du pouvoir d'achat de la grande majorité des Algériens.
|
| | Depuis plusieurs années, de nombreux Français possédant concurremment la nationalité algérienne, porteurs d'un passeport français revêtu d'un visa algérien ou d'un passeport algérien délivré par une autorité consulaire algérienne en France, sont au moment de quitter l'Algérie, retenus dans ce pays s'ils ne sont pas en mesure d'apporter la preuve de la régularité de leur situation militaire.
Il est de ce fait, vivement conseillé à tout Français susceptible de posséder également la nationalité algérienne, de se munir de documents justifiant de sa position militaire à l'égard de l'un ou l'autre pays.
|
|  PASSEPORT VISA
Tout Français désirant se rendre en Algérie doit faire la demande d'un visa au consulat de son lieu de résidence.
Pour un visa de tourisme : le formulaire de demande de visa rempli, le passeport, une photocopie du passeport, 3 photos d'identité récentes, une réservation d'hôtel confirmée ou une attestation d'hébergement certifiée et parfois, un justificatif de revenus (fiche de paye par exemple).
Attestation d'assurance de voyage
Acquitter des droits de timbre pour une entrée simple ou multiple
les touristes se rendant dans le sud de l'Algérie, doivent être munis de l'itinéraire exact de leur périple et être accompagnés d'un guide local.
|
| SANTE
Les vaccinations habituelles sont recommandées (tétanos, poliomyélite, diphtérie, typhoïde, hépatite). Consulter votre médecin traitant avant votre départ.
Munissez-vous de protections efficaces contre le soleil.
Les problèmes les plus fréquents rencontrés en Algérie sont les insolations ou les coups de chaleur, les difficultés de digestion dues au manque de familiarité avec la cuisine et les aliments (légumes, crudités…) et les piqûres d'insectes surtout de moustiques.
On trouve la plupart des médicaments dits de confort en Algérie (aspirine, paracétamol…) mieux vaut emporter ce dont on a besoin, surtout lors d'une excursion dans le désert où les pharmacies se font rares.
Pensez donc à vous munir selon votre sensibilité, de crème anti moustiques, de crème solaire, de cachets pour calmer les aigreurs d'estomac, la diarrhée et autres désagréments digestifs, etc.... |
|  | A QUELLE PERIODE PARTIR ?
Les périodes les plus agréables pour se rendre en Algérie, quelle que soit la destination sont le printemps ou l'automne quand les écarts de température sont moins sensibles.
En été, il faut pouvoir supporter la chaleur, parfois très forte dans le centre, en adoptant les habitudes de se lever très tôt et s'adonner à la sieste l'après-midi.
En hiver, il peut faire très froid dans le nord. L'humidité qui y règne le fait ressentir cruellement mais c'est le moment de skier à Chréa ou à Tikjda dans le Djurdjura.
|
|  | LA VALISE
Pour tout voyage en été, prévoir des vêtements légers, amples mais couvrants parce qu'il n'y a pas de meilleure protection contre le soleil, de préférence en coton et passe-partout.
A propos des chaussures, penser au confort d'abord. Un petit sac à dos est conseillé.
En hiver, ajoutez un vêtement imperméable et chaud. Un parapluie n'est pas un luxe.
Si vous allez dans le désert prévoyez des lunettes de soleil très protectrices.
Pour ceux qui portent des lentilles, prévoir des lunettes à vue avec protection solaire, car les lentilles résistent mal à la sécheresse et aux coups de vent parfois chargés de sable et poussières.
Pensez également à prendre une crème hydratante pour le visage et les lèvres, et aussi une crème genre Biafine qui soulagera en plus les brûlures du soleil. Comme il est mentionné plus haut dans le paragraphe, n'oubliez pas vos médicaments en cas de traitement et pensez aux médicaments ( anti diarrhée, contre brûlures estomac, ...)
|
|  | NUMEROS ET ADRESSES UTILES
Ambassadeur : son exc. M. Daniel BERNARD 25 chemin Gaddouche - Hydra 1600 Alger Tél : [213] 21 69 24 88 Fax : [213] 21 69 13 69 Web : http://www.ambafrance-dz.org
Consul Général : M. Jean-Paul DUMONT 25 chemin Gaddouche - Hydra 1600 Alger Tél : [213] 21 69 37 37 Fax : [213] 21 69 17 67 Web : http://www.consulfrance-alger.org
Consul Général : M. Francis HEUDE rue Gota Sebti 23000 Annaba Tél : (213) 38 86 05 76 Fax : (213) 38 86 05 94
Téléphones portables
D'Algérie, composer le 061 ou le 070 + les 6 chiffres du numéro du correspondant.
De l'étranger : 00 213 61 ou 00 213 70 + les 6 chiffres du numéro du correspondant.
Pour appeler d'Algérie un portable européen ou lui envoyer un SMS : 00 33 6 + les 8 chiffres du numéro du correspondant.
Renseignements
Pour obtenir un numéro en Algérie, composer le 19 ou consulter le site www.pagesjaunes-dz.com
Sur les pages jaunes dz ( dz = Algérie), vous trouverez des noms et adresses d'hôtels et résidences touristiques ( je ne connais pas ces hôtels, ni leur réputation)
INTERNET
Il existe de nombreux cyber locaux en kabylie, l'Adsl n'est pas encore partout, mais ça vient. Par contre sachez être tolérant car parfois les coupures d'électricité ou la lenteur du débit joue de mauvais tours aux internautes.
| |
|  SEKSU EN BAS DU MONT GOURAYA( Diaporama) |  |
YEMMA GOURAYA Légende
La légende raconte que dans les temps anciens, c'était le saint Sidi Abdelkader qui veillait sur la ville et siégeait sur le sommet de la haute montagne.
Un jour, en scrutant l'horizon, il aurait constaté que la mer, avide et toujours à l'affût de terres avoisinantes, voulait s'emparer de Béjaïa, et étaler ses eaux sur les roches environnantes, tout en mordant dans la montagne, dont elle n'en fera qu'une bouchée. Dès lors, Sidi Abdelkader qui aurait eu cet écho par la voie sainte, convoquera les 98 saints de la région et les sommera de veiller sur la ville et de repousser les gigantesques vagues envahissantes de la grande Bleue...
Mais hélas, devant le pouvoir des eaux, aucun saint ne s'estimera en position de force, et chacun réintégrera son lieu de méditation sans donner suite à la sollicitation du grand saint Sidi Abdelkader El Djillali.
Ce dernier, motivé par une force supérieure, se retournera donc vers la sainte Yemma Gouraya. Mise au courant des faits, Yemma Gouraya, qui avait élu domicile à cette époque-là, à l'emplacement actuel du marabout de Sidi Abdelkader, consentira à monter plus haut sur la montagne pour veiller sur la ville, tandis que Sidi Abdelkader, redescendra et prendra l'ancien promontoire de la Sainte, pour repousser les vagues terrassantes de la mer...
Et c'est ainsi nous raconte-on que Yemma Gouraya, se retrouva définitivement sur la plus haute crête de la montagne afin de protéger la ville de Béjaïa, et Sidi Abdelkader, le saint protecteur des marins, juste à l'entrée de la porte du port....
|
| |  SEKSU EN BAS DU MONT GOURAYA ( Texte intégral) | En route de bon matin pour le Mont Gouraya…. . Awah awah ! la conduite made in Kabylie, sensations garanties… C'est quoi le code de la route ? priorité à droite ? mais non priorité au plus malin, au plus audacieux ! ah de vrais champions du slalom, piétons garez-vous ! le klaxon n'est pas sur option en Algérie, je suis même sûr y en a deux par voiture ( clin d'oeil amical)
Arrivée sur le parking le plus proche du Mont Gouraya, soleil soleil, dans un coin un peu ombragé, plusieurs personnes ( famille, amis, voisins) préparent un seksu ( couscous). ( seksu en kabyle veut dire bien roulé) Robes kabyles aux couleurs riches et variées illuminent le coin ombragé. Les voix des femmes se font écho. |
| 
Un peu plus loin deux hommes font de la musique ; On sent une ambiance chaleureuse D'ailleurs en écrivant ce mot, il me vient à l'esprit que dans " chaleureuse " il y a " chaleur " effectivement présente et " reuse " que j'attribue à heureuse, l'ambiance était heureuse moi aussi.
|
| Pour revenir au seksu, il est offert à tous ceux qui veulent le partager, ainsi que boissons, bonbons…..
J'ai l'impression de rêver… on m'avait raconté ce genre de situation, là je la vivais vraiment, la convivialité kabyle !!
Ce n'est pas tout ça, mais il faut s'y rendre là haut… oh zut je crois qu'il ne fallait pas regarder la distance " Rebbi que c'est haut " " Dieu que c'est haut " qui me fait inévitablement pensé à Dieu que c'est beau. Ça monte ça monte, c'est un euphémisme… accompagnée de Norredine et Salah et d'eau fraîche, du moins au début du " pèlerinage ". Heureusement que pour soulager l'effort il y a quelques poses dans des petits recoins ombragés très prisés, ça va de soi…
Les personnes qui se rendent au sommet du Mont Gouraya ( 660 m) sont de tous âges et venues pour la plupart en famille, là encore la convivialité kabyle est au rendez-vous, ce qui encourage l'ascension, sous un soleil qu'aucun nuage n'aurait eu l'idée de troubler.
|
| J'avoue qu'à plusieurs reprises j'ai eu envie de renoncer, ce qui aurait été fort dommage… Ah j'allais oublier, nos compagnons assez proches de nous par leurs comportements, leurs expressions : les singes… c'est vrai ils nous ressemblent, en un peu plus poilus je vous l'accorde. Singes qui se jouent des passants … singe pardeur ! mais qu'est ce ? mais voyons c'est le cousin du chat pardeur… et oui des gens se sont fait subrepticement dérober leur bouteille d'eau par un singe malicieux, et le voilà tout joyeux de branches en branches, dévissage du bouchon et douche à l'eau minérale… quel luxe !!!! et là d'un seul coup on a envie d'être ce singe ….. Ce n'est pas tout ça, mais il faut continuer le périple on semble n'être qu à la moitié …. Merci cousin pour cette pause rafraîchissante, mais seulement par sa cocasserie…..
|
| De nombreux pas après, ah awah awah nous y voilà ! vue imprenable… N'insistez pas , effectivement ça aurait été dommage de renoncer….
Je revois les photos des livres, cette fois j'y suis ! c'est super !
|
| Il y a une petite grotte où des bougies sont allumées en l'honneur de Yemma Gourraya, le henné, les vœux …..
Ce n'est pas tout ça, mais il faut redescendre et encore une fois Rebbi que c'est beau et que c'est haut ! Il fait très chaud… la chaleur me suit comme une seconde peau … fidèle, si elle avait pu me précéder , mes pieds semblent vouloir quitter leurs chaussures de randonnées , la chaleur sûrement, non je n y avait pas pensé, ils voulaient admirer le panorama eux aussi.
Merci à Salah et Norredine pour m'avoir fait découvrir ce bel endroit.
Isabelle, 6 octobre 2007.
| |
|  LA LEGENDE D'ANZAR |  | On raconte que jadis, à l'époque où les animaux parlaient et où les Dieux avaient une apparence humaine, Anzar, apparaissait après la pluie sous la forme d'un arc-en-ciel.
Un jour après avoir immergé d'eau les villageois, il aperçut au loin, une belle jeune fille qui se baignait dans une petite rivière. Charmé et épris d'elle, Anzar se jura de l'avoir comme compagne. En s'approchant d'elle, la jeune fille s'enfuit à toute allure, mais Anzar lui emboîta le pas, il la pria de bien vouloir le suivre dans le ciel, là où elle régnerait avec lui, et partagerait ses richesses et ses pouvoirs.
La jeune fille refusa son offre, elle préférait de loin la vie des mortels, au faste des Dieux.
Ainsi offusqué Anzar se sentit indigné, furieux par son refus, Anzar, cria vengeance, ainsi le jour suivant, les villageois découvrirent des rivières, des ruisseaux et des sources desséchées, le malheur était tombé, la mort était certaine, plus rien ne pouvait apaiser la colère d'Anzar.
Les villageois prièrent la jeune fille de céder aux envies d'Anzar afin d'apaiser sa colère et de le suivre dans son royaume. C'est ainsi que la jeune fille se sacrifia pour la survie des siens. Ainsi le roi de la pluie satisfait, la vie normale reprit son cours. Telle est la légende d'Anzar, qu'on raconte jusqu'à maintenant.
Illustration : ©Thierry.
|
|  LA FIANCEE D'ANZAR/ TISLIT B WANZAR |  | | Merci Thierry pour ton illustration | |
|  PARC NATIONAL DE GOURAYA |  | Le Gouraya présente des richesses écologiques et esthétiques exceptionnelles.
Le parc étant limité au nord par la Méditerranée sur 12 km, il subit de plein fouet l'influence de celle ci.
Je vous invite à découvrir le parc de Gouraya, sur un magnifique site réalisé par le Directeur du parc.
| |
|  PARC DU DJURDJURA |  |
Le parc National du Djurdjura a été reconnu en 1983 Le parc est situé à 140 KM Au Sud Est d'Alger et à 50 KM de la mer méditerranéenne.
Le Djurdjura comprend trois grands massifs :
|
|  | Le massif de Haîzer 2164m (ouest)
|
|  | | Le massif de l'Akouker 2305 m (centre) |
|  | | Le massif de Lalla Khedidja 2308 m (est) |
|  | Le Djurdjura est un parc de haute montagne son altitude varie entre 600 et 2308 m
600 espèces végétales sont répertoriées sur le parc du Djurdjura :
cèdre Atlas, pin noir, genévrier sabine, le houx, la pivoine.... |
|  | | Pivoine |
|
Les animaux que l'on trouve le plus souvent sont :
le singe magot, l'hyène, le chacal, le renard roux, la genette, la mangouste, le porc épic, le sanglier, le lynx......
|
|  | | La genette |
|  | | Le singe Magot |
|
112 espèces de rapaces sont répertoriées sur le parc du Djudjura
aigle royal, vautour, gypaète, barbu, faucon, milan, buse… | |
|  | | Aigle royal |
|  | | Gypaète |
|
On répertorie aussi des reptiles et batraciens :
tortues terrestres, lézards verts des murailles, salamandre, vipère aspic, couleuvres à collier
crapauds commun, grenouille verte, reinette
|
|  | | Salamandre |
|
Quelques vues du Djurdjura
|  |
| | | | | Photos : Massi, Youcef,Salim,bledz (voir rubrique liens) |
| |  JEUX D'ENFANTS |  | Depuis toujours , les enfants du monde entier éprouvent ce besoin universel de jouer, de courir, de rire ,bref de croquer le vie à pleines dents.
Mais à la différence des pays où les enfants ont l'embarras du choix : consoles vidéos et autres jeux électroniques ,jardins public avec jeux , vélos, piscine etc…. les petits kabyles eux n'ont pas ce choix et ils font, comme ont dit, avec les moyens du bord !!
Une petite dose d'imagination mêlée d'un soupçon de bonne volonté et le tour est joué les petits kabyles s'en donnent à coeur joie et pénètrent cet univers ludique.
Aussi bizarre que cela puisse paraître les jeux en Kabylie sont rythmés par les saisons, mais le passage de la pratique d'un jeu à un autre se fait presque inconsciemment.
Comme nous allons expliquer un peu plus tard, depuis très longtemps une complicité s'est installée entre les kabyles et la nature c'est pour cela qu'il faut que la saison soit adaptée à l'activité souhaitée (jeux, travaux, jardinage.....) Parmi les nombreux jeux qui sont pratiqués par les enfants nous nous sommes permis de faire une petite sélection. Cependant, les méthodes et les principes des jeux peuvent varier selon les régions.........
|
| | Thavarnint (la toupie)
Les toupies ont aussi leur place chez les petits kabyles. Elles sont fabriquées de manière artisanale et chacun a son secret pour confectionner la sienne .
Il s'agit de choisir le bois adéquat ni trop lourd ni trop léger, le façonner avec précision et surtout éviter que le bois se fende quand on y introduit le clou.
Les enfants font un véritable travail de précision et polissent le bois à l'aide d'un bout de verre, ils rivalisent d'ingéniosité pour la décoration de leurs toupies les uns préfèrent garder la couleur originelle du bois d'autre préfèrent décorer leur ouvrage
Mais ici encore on ne se sert pas de peinture on utilise des feuilles vertes pour obtenir du vert ,des fleurs jaunes pour du jaune......
Quand la toupie est achevée il s'agit de chercher le fil le mieux adapté pour actionner la toupie (le fil utilisé par les maçons mais rare ou tout simplement du fil que l'on retire de "aggouss" sorte de ceinture kabyle faite de fils multicolores).
Les toupies ainsi achevées, les jeux peuvent commencer, concours multiples : quelle sera la toupie qui tournera le plus longtemps ou quelle sera la toupie la plus belle, la mieux décorée ? ......
Dans ce cas aussi le choix de la saison est décisif, le bois ne se laisse pas façonner aussi facilement toute l'année et il faut choisir le moment adéquat.
Petite anecdote : à cette époque de l'année le femmes kabyles font tout pour bien cacher leur "aggouss" car elles savent que les fils multicolores sont très prisés mais les enfants arrivent toujours à leur fin et le fil s'usant plus ou moins vite le "aggouss" est bien vite dépouillé de la plupart de ces jolis fils multicolores !!!
|
| | jeux de billes
Les billes étant faciles à se procurer, les petits kabyles en on fait l'un de leur jeu préféré mais on y joue pas de la même manière qu'en France.
En kabylie encore on peut y jouer à deux ou par équipe :
* on fait un petit trou sur le sol de la taille de la bille. * on pratique un trait à deux ou trois mètres. * les joueurs se positionnent à la hauteur du trou et jettent leur bille tour à tour le plus près possible du trait pour déterminer l'ordre de passage.
* ils se positionnent alors au niveau du trait et jettent la bille le plus près possible du trou. C'est là que le jeu commence vraiment.
La bille est coincée entre le pouce et l'index ou le majeur de façon a ce que le pouce soit le levier. On doit toujours se positionner à l'endroit exact ou la bille a atterri.
* Faire entrer la bille dans le trou rapporte 10 points. * Percuter la bille de son adversaire avec la sienne rapporte 10 points aussi.
* Le premier qui atteint le score de 200 points remporte la partie. * L'adresse des enfants est impressionnante ils font mouche avec une régularité quasi parfaite et peuvent percuter la bille de l'adversaire à plusieurs mètres !!!!
|
| | Thaqchut (le bout de bois)
Pour jouer à thaqchut il suffit de deux bouts de bois l'un d'environ 90 cm l'autre d'une quinzaine de centimètres, il faut aussi creuser une fente sur le sol (largeur 1 cm , longueur 20 cm).On peut y jouer à deux ou par équipe. 1ère étape:
* Les deux joueurs sont l'un en face de l'autre ; l'un pouvant être appelé le lanceur et l'autre "l'attrapeur"
* Le lanceur pose le petit bout de bois sur le sol en travers de la fente et se sert du grand bâton (un peu comme un levier) et le lance le plus loin possible vers la direction de l'attrapeur puis pose le grand bâton en travers de la fente.
a) L'attrapeur réussit à attraper le petit bout de bois il élimine son adversaire, bénéficie d'un bonus de 10 points et devient automatiquement lanceur.
b) L'attrapeur ne réussit pas à attraper le petit bâton il se dirige alors vers le petit bâton (le lance en direction du grand bâton) et élimine son adversaire s'il touche le grand bâton.
2ème étape:
Le lanceur n'a été éliminé il passe à cette étape pouvant lui permettre d'engranger des points.
* Le petit bâton est disposé dans la fente de sorte que son extrémité ressorte un peu. * Le lanceur, à l'aide du grand bâton percute le petit bâton qui se soulève en tournoyant. Il doit alors frapper le petit bâton à l'aide du grand et l'envoyer le plus loin possible. (S'il le rate il est éliminé)
* Il mesure alors la distance entre le petit bout de bâton et le point de départ qui est la fente (l'outil de mesure étant le grand bâton)
Chaque longueur de grand bâton rapporte un point au lanceur, il peut donc engranger un grand nombre de point si le bâton est lancé assez loin.
- Pendant cette deuxième étape l'attrapeur n'est que simple observateur.
Quand on joue à thaqchut par équipe il y a plusieurs attrapeurs qui tenteront d'éliminer les lanceurs de l'équipe adverse un par un par le procédé décrit précédemment. Avant le début du jeu on convient du nombre de points à atteindre pour gagner.
Ce jeu est plutôt pratiqué lors des saisons humides, la fente sur le sol est beaucoup plus simple sur un sol humide.
|
| | De thaqchut à thavarnint de cache cache à saute mouton, les petits kabyles ont leurs propres loisirs.
Héritage ancestral ou création nouvelle ils se débrouillent toujours pour faire de chaque jour une fête et de chaque saison un nouveau point de départ pour encore plus de joie et pour que les rires retentissent dans toutes les contrées de Kabylie.
*Par Rachid et Myrtille, le 27 avril 2006*
| |
|  PATRIMOINE CULTUREL DE LA KABYLIE |  | Sont considérés comme patrimoine culturel de la nation tous les biens culturels immobiliers, par destination et mobiliers existants sur et dans le sol des immeubles du domaine national, appartenant à des personnes physiques ou morales de droit privé, ainsi que dans le sous sol des eaux intérieures et territoriales nationales, légués par les différentes civilisations qui se sont succédées de la pré histoire à nos jours. Font également partie du patrimoine culturel de la nation, les biens culturels immatériels produits de manifestations sociales et de créations individuelles et collectives qui s'expriment depuis des temps immémoriaux à nos jours. Les biens culturels se composent de.............
| |
|  LE MARIAGE EN KABYLIE | En kabylie se ne sont pas seulement deux personnes qui se marient, mais deux familles qui scellent une alliance. Le mariage est un grand moment de liesse
Un jour avant les deux jours du mariage, veau ou mouton sont sacrifiés.
Les préparatifs sont assez longs, les femmes préparent les gâteaux, roulent le couscous. Les hommes s'occupent de l'organisation. Le mariage dure la plupart du temps deux à trois jours. Les deux familles, celle de la mariée et celle du marié ont chacune leur fête.
Dans certains villages, deux jours avant d'aller chercher la mariée, la famille du marié doit apporter à celle-ci le repas de la mariée ( imensi n tislit) C'est-à-dire tout ce qu'il faut pour préparer le dîner qu'elle va offrir à ses invités.
Le lendemain la famille de la mariée invite à dîner ou à déjeuner tout ou une partie du village. Le soir la mariée met le henné avec sa famille et on fait la fête pour son départ le lendemain.
De son côté aussi la famille du marié invite à dîner ou à déjeuner.
|
| Le lendemain la famille du marié forme un cortège pour aller chercher la mariée ( ass n tiddin, le jour du départ de la mariée pour sa nouvelle maison) Une troupe folklorique (idheballen) accompagne le cortège.
La fête se termine en général quand elle arrive dans sa nouvelle maison. Les jours suivants les femmes du village viennent lui rendre visite.
Chaque famille invitée apporte un cadeau et le deuxième jour, une quête est organisée en guise d'aide à la famille pour toutes les dépenses relatives au mariage. Comme en France il y a un cortège de voitures et le klaxon est de rigueur, les mariages se fêtent également le we en kabylie ( jeudi vendredi), en juillet et août sont les mois où Il y a le plus de célébrations de mariage.
|
| Le 3 ème ou 7 ème jours pour certaines familles , c'est la fête des femmes , une cérémonie uniquement entres femmes.
la mariée fait une sorte de défilé de mode pour présenter tous ces habits ,ensuite( dans cértains villages ),la mariée se rend à la fontaine du village pour prendre de l'eau dans un vase fait en poterie (tacmuxt),et au cour de route elle est accompagnée par les femmes de sa famille, et les enfants qui jettent des oeufs cuits ,et de petits morceaux de sucres ( sorte de porte bonheur)
|
| Tenue traditionnelle, dite du 7 ème jour, utilisée pour la première sortie publique de la mariée. Le costume traditionnel se compose de cinq éléments :
la djebba kabyle, dite "Thaqandourth" est l'élément de base du costume et comporte un col arrondi à volants et de longues manches de couleur jaune ou orange.
Le vêtement est garni au niveau de la poitrine de motifs brodés en zigzag et de bouclettes (dentelles kabyles) de plusieurs couleurs, le tout inspiré de l'écriture kabyle.
Elle est rehaussée d'un tablier, dit "foudha" ou "fauta", décoré de rayures verticales multicolores.
La ceinture, dite "h'zam", se compose d'un ensemble de fils de laine multicolores tressés et munie de pompons aux extrémités.
La coiffe est composée d'un foulard carré, dit "m'harma", décoré de motifs floraux et plié en triangle sur la nuque avant d'être noué par les extrémités au-dessus du front. (robekabyle.com) ©Akliboudarene.
Myrtille, le 26 août 2006.
|
|  PRENOMS BERBERES |  | PRENOMS FEMININS
Damya : Autre prénom de Dihya et que l'on trouve aussi dans le Souss.
Dasin : Célèbre poétesse chez les Touareg.
Dihya : Prénom supposé de la Kahina, la reine des Aurès.
|
|  |
Guraya : Nom d'une sainte en Kabylie |
|  |
Hennu : Prénom courant (signification inconnue).
Herru : Prénom courant chez les Idawtanan (Maroc) (cf. la grande poétesse Herru n Ssi Hêmmu connue par ses satires contre Hassan 1er).
|
|  |
Ijja : Prénom courant (signification inconnue).
Ijju : Prénom courant (signification inconnue).
Illi : Ma fille.
Ittû : Prénom courant (signification inconnue).
Izza : Prénom courant (signification inconnue).
|
|  |
Kella : Nom de la fille de Tin Hinan, reine des Touareg.
Kwella : Prénom courant (signification inconnue).
|
|  |
Lalla : Terme de respect.
Lemta : Nom légendaire de l'ancêtre des Touareg (ce qui donnera plus tard les Lemtuna).
Lunja : Héroïne d'un conte.
|
|  | Mamma : Prénom courant dans le sud-est du Maroc.
Mammas : Prénom courant chez les Ichelhiyen.
Markunda : Prénom qu'on trouve chez les Chaouis (cf. la chanteuse Markunda, Aurès).
Massa : Terme de respect.
Meghighda : Prénom courant dans le Moyen Atlas (cf. la poétesse Meghighda n Ayt Âtiq).
Menna : Prénom courant (signification inconnue).
|
|  |
Numidia : De Numidie.
|
|  |
Siman : Deux âmes (du père et de la mère).
|
|  |
Tadêfi : Douceur.
Taderfit : Liberté.
Tadla : Bouquet.
Tafalkayt : La belle.
Tafsut : Printemps.
Tafukt : Soleil.
Tagafayt : Tiré d'un toponyme.
Taghbalut : Source.
Tagwerramt : Sainte
Tagwilalt : Cigogne.
Tagwizult : La courageuse
Taheyyâtt : Bohémienne, artiste.
Thiyya : La belle.
Tajeddigt : Fleur.
Takama : Fidèle de Tin Hinan, la reine touareg.
Takensust : Tiré d'un ethnonyme.
Taksimt : Tiré d'un ethnonyme.
Tala : Fontaine.
Tamalut : Ombrage.
Tamanart : La constellation d'Orion.
Tamaynut : La nouvelle.
Tamayyurt : Lune.
Tamazight : Berbère.
Tamazzalt : La dévouée.
Tamenzut : La première.
Tameqrant : L'aînée, la grande.
Tamesmûtt : Tiré d'un toponyme.
Tamezyant : La cadette, la petite.
Tamilla : Tourterelle.
Tamimt : Délice.
Tamment : Miel, qui a la douceur du miel.
Tanamart : L'heureuse.
Tanazârt : Défi.
Tanefzawit : Épouse de Youcef ben Tachafin
Tanirt : Ange.
Tasa : Foie (siège des émotions en Berbère, l'équivalent du cœur en français).
Tasafut : Flambeau.
Tasekkurt : Perdrix.
Tasîla : Tiré d'un toponyme.
Tatbirt : Colombe.
Taweckint : Bouquet.
Tawenza : La frange.
Tawzalt : Tiré d'un toponyme.
Taylalt : Oiseau.
Tayri : Amour.
Tazenkwêt : Gazelle.
Tazerwalt : Celle aux yeux bleus.
Tazikit : Tiré d'un toponyme.
Tazrurt : La belle.
Tazerzît : Fibule.
Tidar : Vivante.
Tifawt : Lumière
Tilila : Liberté.
Tingh : La nôtre.
Tinhinan : Reine touarègue qui serait originaire de Tafilalet.
Tinifsan : L'épanouie.
Tinitran : Celle des étoiles.
Tinsin : Celle de deux (les parents).
Tintefsut : Printanière.
Tintifawt : Celle de la lumière.
Tinwurgh : Fille en or.
Titrit : Etoile.
Tiwul : Celle du cœur.
Tizemt : La lionne.
Tiziri : Clair de lune.
Tlafulki : La belle.
Tlatig : la valeureuse.
Tlaten : celle qui a tout.
Tlaytmas : celle qui a des frères.
Tsul : Elle est en vie.
Tuda : Elle est suffisante.
Tudert : La vie.
Tufayur : Plus belle que la lune.
Tufitri : Plus belle que l'étoile.
Tuftifawt : Plus belle que la lumière.
Tumert : Bonheur.
Tunaruz : Porteuse d'espoir.
Tzêyl : Sublime.
|
|  | Ultafa : Celle du sommet.
|
|  | PRENONS MASCULINS
Aderbal : Roi berbère (118 - 112). Fils de Misifsen (Micipsa).
Aderfi : Emancipé.
Afa : Le sublime.
Afalkay : Le beau
Afaw : Le lumineux.
Afer : Arrière-grand-oncle de Septime Sévère, empereur romain d'origine amazighe.
Afra : Paix.
Afulay : Apulée, écrivain amazighe (mort vers 180). Auteur d'un roman en latin intitulé "l'Âne d'or".
Agafay : Toponyme. Région du sud marocain connue pour la beauté de ses femmes.
Agerzam : Le guépard.
Aghbalu : La source.
Aghilas : Le léopard.
Agizul : Le courageux.
Agwilal : La cigogne (au masculin).
Agwmar : L'étalon.
Aheyâd : Bohémien, artiste.
Ajeddig : Fleur.
Akersim : Le caracal (lynx d'Afrique.
Aksim : Tiré d'un ethnonyme.
Amalu : Ombrage.
Amanar : Constellation d'Orion.
Amaynu : Le nouveau.
Amayas : Le guépard.
Amazigh : L'homme libre (le Berbère).
Amazzal : Le dévoué, l'émissaire.
Amenzu : Le premier.
Ameqran : L'aîné, le grand.
Amestan : Le protecteur, le défenseur.
Amezwar : Le leader, le guide, le premier.
Amêzyan : Le cadet, le petit.
Amenay : Le cavalier.
Anamar : L'heureux.
Anamir : personnage d'un conte.
Anaruz : L'espoir.
Anazâr : Le défi.
Angad : Tiré d'un toponyme.
Anir : L'ange.
Antalas : Chef amazigh qui mena une insurrection contre l'empereur byzantin Justinien 1er. Mort au combat en +547.
Asafar : Le remède.
Asafu : Le flambeau.
Asfru : Le poème.
Aslal : Le rayon de miel.
Asmun : Le compagnon.
Asulil : Le rocher.
Atbir : La colombe.
Atrar : Le moderne.
Awrib : De Awreba, tribu berbère citée par Ibn Khaldoun.
Awsim : Faon de la gazelle.
Awzal : Tiré d'un ethnonyme.
Aylal : L'oiseau.
Aylimas : Roi amazigh (IVe/IIIe s. av. J.C.), dont l'autorité s'exerçait sur la Numidie orientale.
Ayrad : Le lion.
Ayur : La lune.
Azayku : L'ancestral.
Azêllay : Le pendentif.
Azenkwd : La gazelle (mâle).
Azenzâr : Rayon lumière.
Azerwal : L'homme aux yeux bleus.
Aziki : Tiré d'un ethnonyme.
Aznag : Tiré d'un ethnonyme (Iznagen).
Azrur : Le beau.
Azûlay : L'homme aux beaux yeux.
|
|  |
Badis : Nom porté par plusieurs rois amazighs, notamment Badis le Hammadite.
Bukkus : Roi de Maurétanie ( 110 avant J.-C.), beau-père de Yugerten (Jugurtha).
|
|  |
cicungh ou sisangh : Roi amazigh, il régna sur l'Egypte de 950 à 929 av J.-C., La Bible le mentionne sous le nom de Chichongh 1er.
|
|  |
Gaya : Roi amazigh, mort vers -208. Père de Massinissa. Fils de Zelalsan et frère de Ulzasen.
Gulusa : Fils de Massinissa et père de Massiwa.
Gwafa : Le fils du sommet.
Gwasila : Le fils de la plaine.
|
|  | Idir : le vivant.
Idus : le fort.
Igider : L'aigle.
Ikken : Prénom courant (signification inconnue).
Ilatig : le valeureux.
Ilaytmas : celui qui a des frères.
rat : Le lion.
Isul : Le vivant.
Itri : L'astre, l'étoile.
Izem : Le lion.
Izemrasen : Le puissant.
Izîl : Le sublime.
Izri : Prénom courant (signification inconnue).
|
|  |
Magher : signification inconnue.
Massinissa : Version latinisé de Massensen. Roi berbère (202 - 148).
Mass : Terme respectueux.
Massin : Diminutif de Massinissa.
Massyl : Tiré d'un ethnonyme.
Maysar : Chef berbère de la coalition des tribus Ghomara, Berghwata et Miknasa, il mena un révolte contre l'autorité arabe (vers 740).
Meddur : Le vivant.
Mennad : Prénom courant (signification inconnue).
Merin : Fondateur de la dynastie des Mérinides.
Misifsen : Roi de Numidie (148 - 118), Micipsa pour les romains. Fils de Massensen (Masinissa) et oncle de Yugerten (Jugurtha).
|
|  |
saden : Tiré d'un ethnonyme (Ayt Saden).
Sifaks : Syphax des Latins, roi de la Numidie occidentale, vaincu par Massinissa en -203, mort à Rome en -202.
|
|  |
Tacfin : Père du roi berbère almoravide, Youcef ben Tachafin.
Takfarinas : Ancien soldat de l'armée romaine, il prend la tête d'une vaste insurrection (17 - 24).
Tanan : Tiré d'un ethnonyme.
|
|  |
Udad : Le mouflon.
Uksintas : Nom du fils de Yugerten (Jugurtha), plus connu sous le nom d'Oxyntas.
Usaden : Tiré d'un toponyme.
Usem : L'éclair.
Usus : Tiré d'un toponyme ( Sus)
|
|  |
Winaruz : Porteur d'espoir.
Winifsan : L'épanoui.
Winitran : Celui des étoiles.
Winsen : Le leur.
Winul : Celui du cœur.
|
|  |
Yani : Tiré d'un ethnonyme.
Yuba : Nom de plusieurs rois berbères.
Yufitran : Plus beau que les étoiles.
Yuften : Le meilleur.
Yugerten : Sa forme latinisée est Jugurtha, roi des Berbères (118 - 105) qui s'opposa aux Romains. Mort en prison à Rome en -104.
|
|  |
Ziri : Clair de lune. |
| |  PETIT VOYAGE |  | | Vues de Kabylie à travers les enfants |
| | | | |
|  | |  | |  | Cette rubrique se construit petit à petit, n'hésitez pas à revenir....
Prochainement des rubriques pour compléter "destination vacances" |
| |  | |  |
 | |  | | Recherche photos |  | Azul
Nous recherchons des photos de jeux d'enfants kabyles ( toupies, jeux du bâton "thaqchut" billes, une photo d'agguss etc... pour illustrer des articles, merci de nous aider en y participant.
Egalement si vous possédez des photos personnelles de votre région, village, artisanat kabyle, nous serions ravis que vous agrandissiez notre album photos....
faire parvenir svp à : souslarcenciel@yahoo.fr |
| |  | |  |
 | |  | |  | | Voir quelques photos sur la kabylie | |
| |  | |  |
 | |  | |  | | L'huile d'olives et les olives sont très utilisées dans la cuisine méditerranéenne, mais aussi pour ses vertus thérapeutiques et cosmétiques. | |
| |  | |  |
 |
 | |  | | L'eau |  | En Kabylie et en Algérie en général, il y a un grave problème d'alimentation en eau.
Les sécheresses successives s'intensifient chaque année et oblige à un drastique rationnement de l'eau, surtout en été.
Ne vous étonnez pas en kabylie, en ouvrant un robinet, qu'il n'y ait pas d'eau qui coule.
En été quand l'eau revient tous les 3 à 4 jours environ, elle devient le centre principal d'intérêt, surtout chez les femmes.
Il y a encore de cela pas si longtemps que ça, les femmes allaient à la fontaine ( pas avant 6h du matin c'est interdit), remplir leurs jarres d'eau, qu'elles portaient sur leur tête ou sur leur dos.
La fontaine était alors le lieu de sociabilité féminine par excellence.
En période de grande sécheresse et de problème de canalisations, on peut voir les femmes retourner à la fontaine.
Saluons au passage et rendons hommage à la femme qui avait cette tâche à accomplir, transporter l'eau (c'est lourd), en pleine chaleur, ou alors dans la neige, avec jusqu' à 6 heures d'attente avant de remplir la jarre, et parfois de grandes distances à parcourir entre la maison et la fontaine.
|
| |  | |  |
 |
 |
 | |  | | Le village kabyle |  | Lorsque vous arrivez dans un village kabyle, ce qui frappe au premier abord, c'est la densité de la population. Il y a beaucoup de monde dans les ruelles, surtout des enfants ( 70% de la population à moins de 25 ans)
Dans les ruelles de villages kabyles, il n'est pas rare de voir les gens assis par terre, devant les maisons, entrain de discuter.
Les villages autrefois avaient des routes étroites accessibles seulement à pieds et à dos d'âne et étaient limités dans l'espace.
De nous jours ils s'étendent de plus en plus , les routes sont accessibles aux véhicules motorisés.
Un grand nombre des constructions récentes bordent les routes, elles sont généralement dotées d'un étage, d'un garage et d'une parabole.
|
| |  | |  |
 | |  | |  | | Village kabyle par Tahar Abdelkrim. |
| |  | |  |
 | |  | |  | | Vieilles pierres désertées par Tahar Abdelkrim. |
| |  | |  |
 | |  | | L'ANCIENNE MAISON KABYLE |  | La maison kabyle était avant tout une maison fonctionnelle, il n'y avait pas de place pour le superflu.
La maison était constituée d'une seule pièce, celle ci se divisait |
|
|