Algérie France Amitié 



Le lien bulletin de l'association ALFA N° 7

Janvier, Février, Mars 2008. Numéro 7

Bulletin édité par l'association

ALGERIE FRANCE AMITIE

Responsable de publication : Salah Yataguène
Mise en page : Sylvie Burgaud
Relecture: Béatrice Blanc

Témoignage  Farid Acid se confie au "Lien"


Blessé par balles lors des émeutes de Kabylie en 2001, Farid Acid est aujourd'hui paraplégique.

Rapatrié à la suite de ses blessures à la Roche -sur-Yon pour des soins, farid Acid
vit actuellement en fauteuil roulant à Nantes.

Au journal le Lien il raconte ses souffrances et ses espoirs

Le Lien :  Peux-tu nous parler des circonstances qui ont fait qu'aujourd'hui tu es paraplégique ?

Farid Acid  Nous faisions depuis plusieurs semaines des manifestations pour les droits de l'Homme et pour avoir des informations fiables sur l'assassinat du jeune Massinissa Guermah.
Il a été tué dans la gendarmerie par les gendarmes, mais ils ont dit que c'était un accident.

Nous savions que cela été faux. J'étais donc dans la manifestation. Il y avait beaucoup de monde. Nous manifestions aussi pour le départ des gendarmes, s'ils étaient là pour nous tuer et non nous protéger, ce n'est pas la peine.

J'étais donc dans la manifestation et à un certain moment, avec un groupe de jeunes nous étions un peu à l'écart de la foule.
Je me rappelle que je me trouvais derrière une maison un peu démolie.
Nous ne savions pas que les gendarmes étaient entrain de tirer sur les manifestants.
Les gendarmes étaient devant la gendarmerie et tiraient. Celui qui m'a tiré dessus était à peine à 20 mètres de moi.
Le temps que je me rende compte la balle avait déjà traversé et était sortie par mon dos.

J'étais resté encore debout un petit instant, puis je m'étais effondré, la tête contre le goudron.
Ce dont je me souviens c'est que tout le monde criait autour de moi :
une voiture, une voiture, l'hôpital. Moi je leur disais ce n'est pas la peine je vais mourir.
J'étais encore conscient, peu à près j'étais tombé dans les pommes et je me souviens de rien après.

Ils ont arrêté une voiture qui passait, ce n'était pas évident, le propriétaire de la voiture aurait pu refuser de transporter un blessé.

Je m'étais réveillé à l'hôpital de Draa El Mizan. Puis ils m'ont amené à Tizi Ouzou et encore dans un autre hôpital à Tizi Ouzou.
J'étais resté quelques semaines à Tizi et ils m'ont transféré à Ben Aknoun.
J'y suis resté deux semaines. De là,  les Arraches ( mouvement citoyen) avaient
organisé mon transfert sur Paris où j'étais reçu par l'association des Médecins Kabyles,
Malika Baraka et Saïd, un anesthésiste dont je ne connais pas le nom.

Le lendemain matin ils m'ont accompagné à l'hôpital de La Roche sur Yon.
Malika et Brahim Bélaidi s'étaient occupé de moi.  Après la Roche j'ai été envoyé à Luçon
et ensuite à Nantes.

J'avais plein d'escarres. A Nantes c'est Jedjiga qui a pris le relais pour s'occuper de moi.
Les gens de La Roche et de Luçon étaient très gentil avec moi.

Le Lien : sept ans après ce drame comment te sens- tu et quels sont tes espoirs ?

Farid Acid : Je fais toujours beaucoup d''escarres.
J'ai été opéré plusieurs fois pour des greffes. C'est très dur, mais je vis avec mon
handicap, je suis paralysé à vie. J'essaye de vivre avec...

Je passe mon temps entre l'hôpital St Jacques et le foyer des jeunes travailleurs de
St Herblain. Je ne sais pas combien de temps je pourrais rester dans ce foyer,
car il faudra bientôt que je laisse ma chambre. Je ne sais pas où j'irais après.

C'est vraiment très dur de vivre comme ça, sur un chariot ou dans un fauteuil roulant.
Je voudrais faire venir un de mes frères pour qu'il s'occupe de moi, mais c'est très difficile,
ainsi que mes parents que je n'ai pas vu depuis 7 ans, ne serait-ce que pour une quinzaine
de jours, mais je n'ai pas assez d'argent pour leur payer le voyage.
Je ne peux pas moi-même aller les voir au vu de mon statut d'exilé politique.

Actuellement Farid suit de temps en temps des cours de remise à niveau pour
pouvoir faire une formation plus tard.


Le lien 01 03 2008

Anniversaire Le jumelage La Roche / Tizi,  20 ans, le bel âge

Il est des dates qui figent le temps, surtout celles qui symbolisent l'amitié,
la fraternité entre les peuples et l'amour du prochain.
Le mariage entre La Roche sur Yon et Tizi Wuzu aura en mai 2008,
20 ans, le bel âge dont tout le monde rêve.

Mon ambition en tant que " militant" de base de ce jumelage auquel je prétends avoir
apporté ma petite pièrre de part et d'autre  des deux rives, dont 6 ans d'adhésion à
L'AIEN, n'est pas de faire un inventraire de ce qui a été réalisé dans ce cadre,
il y a de plus belles choses, mais de souligner un fait majeur :
c'est celui de la tourmente, communément appelée " la décennie noire" qui s'est
abattue sur l'Algérie, qui n'a jamais réussi à avoir droit de cette relation et de la
volonté tenace de ces artisans de " l'amitié sans frontière".

Je voudrai aussi rendre un grand hommage aux familles yonnaises qui, durant
toute cette longue période d'échanges, ont laissé grandes ouverte  leurs portes
à leurs amis Tizi Ouzéens, les accueillant à chaque fois avec chaleur et convivialité.

De l'autre côté de la rive, la réprocité  a été de tout temps de mise et à la hauteur
des attentes de nos amis Yonnais. Une anedocte suffira pour rendre compte de
l'hospitalité kabyle : " on est parti avec des cabas de voyage, on est revenu
avec des valises" a confié une Yonnaise qui rentrait d'un voyage  de Tizi - Ouzou.

De ce jumelage, je retiendrai également que quand les intégristes promettaient
" la valise ou le cercueil" aux démocrates algériens, La Roche n'a pas lésiné sur ses efforts
pour tendre ses mains et accueillir dans la dignité et le bonheur, des famillles
entiières d'exilés venus pour la plus part de Kabylie pour se soustraire à une mort
certaine.

" C'est dans les dures épreuves qu'on reconnaît les vrais amis", disait un proverbe de chez nous.
C'est aussi grâce à ce jumelage qu'un jeune algérien de 19 ans a échappé à la mort à la
suite de ses blessures lors des émeutes de Kabylie en 2001.
Il a été rapatrié en morceaux  à  La Roche pour des soins qui lui ont permis
aujourd'hui de rester en vie grâce à la municipalité et au mouvement citoyen yonnais
qui s'est enclenché autour de cette cause humanitaire.

C'est là aussi une des grandes vertus de ce jumelage dont il faut saluer ses premiers
artisans, à leur tête M Jacques Auxiette alors maire de la Roche sur Yon et
Hacène Moussouni, ex - président de l'assemblée populaire communale de Tizi-Ouzou.

Depuis 1998, ce mariage poursuit son petit bonhomme de chemin, même dans la période
d'instabilité institutionnelle qu'a connu Tizi, car il est fait de coeur et de raison.

S. Yat.
Le lien 01 03 2008

Saïd Lamari, un bijoutier Kabyle amoureux de la Roche



Habitué du marché de Noël depuis 4 ans à l'inivitation de la société mixte Oryon, Saîd
(Salah pour les intimes) a été encore une fois l'invité de la ville de La Roche sur Yon
via l'association des échanges internationaux et nationnaux.

Il débarquait avec ses valises remplies de bijoux du terroir kabyle que seuls les fins
connaisseurs de ces produits savent la qualité et le professionnel qui a présidé à leur
fabrication.

Il devait être accompagné par deux jeunes brodeuses mais que les incontournables tracassserie d'obtention de visas ont fini par avoir droit de leur annulation de voyage.
Résultat : déception des deux rives.

Parler du marché de Noël, c'est aussi faire un clin d'oeil nostalgique et une pensée
à deux autres bijoutiers, bâtisseurs de cette manifestation à la Roche sur Yon,
en l'occurence Samia et Amar Oukali ( frére et soeur) dont une large clientèle yonnaise
fidèle ne cesse de revendiquer tant il est vrai que leur sérieux et leur professionnalisme
ont subjugué plus d'un Yonnais.

Saïd clame haut et fort " venir voir La Roche et mes compatriotes est déjà un beau chiffre d'affaires.
On est bien reçu de part et d'autres et je tiens à être le digne représentant de la bijouterie
kabyle traditionnelle. Il y va de l'image de tout un pays et d'une région".

A La Roche sur Yon, Saïd garde toujours de bons souvenirs ; il se rappelle des moments
conviviaux passés avec M et Mme Pierre Poupounot, d'une soirée avec la famille Cougnaud et du déjeuner qu'il a partagé avec Amar avant son départ sur Paris.

Saïd, à la silhouette robuste et toujours souriant, repart avec un sentiment, le désir de
revenir en mai pour participer au 20 ème anniversaire de La Roche avec Tizi et du 40 ème anniversaire de La Roche avec Gummersbach ( Allemagne).

La promesse d'une invitation lui a été, du reste donnée par l'association pour les échanges
internationaux et nationaux.
ALFA reste confiante...

S.Yat.
Le lien 01 03 2008
Kabylie

Des anciens appelés d'Algérie reversent leur pension pour la paix

Lu dans la presse

V endée Matin a rapporté dans sa livraison du 10 novembre
que deux anciens appelés d'Algérie " donnent leur pension pour la paix"
pour soutenir des oeuvres humanitaires. L'initiative est partie de
Gilles Champain et Bernard Pointecouteau, orginaires du canton de Montaigu.

"Choqués par ce qu'ils ont vécus durant la guerre d'Algérie, qu'ils jugent inutile et
pour favoriser les rencontres entre les deux pays", ces deux anciens combattants
ont décidé depuis 2005 de reverser leur pension pour aider des projets humanitaires
en Algérie.

Ils font partie de l'association " des anciens appelés d'Algérie conte la guerre", qui a
été créée en 2004.

Cette association qui regroupe une soixantaine de membres " a pour but à partir
d'un travail de mémoire, de réfléchir, de témoigner et d'oeuvrer pour la paix"

Actuellement ils sont une soixantaine de membres à reverser leur pension et
à soutenir plusieurs projets humanitaires en Algérie : appui financier à un
programme de gestion de l'eau dans un village de Kabylie depuis 2 ans,
aide à la scolarité des enfants handicapés ; détaille Vendée Matin.

Autre action : l'association témoigne régulièrement auprès des jeunes générations.
Notre association Algérie France Amitié qui travaille au rapprochement
et à la fraternité entre les peuples algérien et français, leur témoigne tout son soutien
et les encourage dans cette oeuvre louable qui sans nul doute permettra la mise en place
de véritables passerelles entre nos peuples.

Contact Vendée : Bernard Pointecouteau
15, rue de Barbecane
85 600 Montaigu
Tel : 02.51.46.36.46.

contact Région nantaise : François Borges
27, rue Carolien Séverine
44400 Rezé
Tel : 02.40.04.15.21.
Le lien 01 03 2008

Gâteau aux noix

Ingrédients

* 600 g de noix ( sans coquille)
* 300 g de sucre
* 6 oeufs
* 1/2 cuillère à café de levure
* une noix de beurre pour le moule

Préparation

Mécher les noix. Battre sucre et jaunes en crème.
Battre les blancs en neige ferme.
Incorporer les blancs à la crême.
Ajouter les noix et la levure.
Verser dans un moule haut

Cuisson : 45 minutes à 180 °
Préparation : 40 minutes

C'est très bon !
Le lien 01 03 2008

Dimanche d'hiver

Il fait sombre et le froid me retient prisonnière
Pour couronner le tout, se déchaîne le vent
Je deviens, avec l'âge, un peu plus casanière
J'abandonne mon livre, il n'est pas captivant

Je regarde le ciel avec mélancolie
L'épais nuage noir ne peut être anodin
Rêvons en attendant l'improbable embellie
Mais, pour l'heure, est nimbée de brume le jardin

Alors, dans la maison, je mets de la lumière
Des fleurs un peu partout et je sors le grand jeu
Chante un air d'opéra, bien sûr, à ma manière
Tiens... je vous vois sourire : et bien ! c'était le jeu...

Dans l'ombre qui s'allonge, un dimanche s'achève
Au bout de mon crayon, le temps s'est envolé
Mon poème, toujours, avec soin, parachevé
Chavire l'horizon, d'étoiles constellé...

Annie Crémois
Le lien 01 03 2008

La romancière algérienne Assia Djebbar, son nom à La Roche

A l'instar d'autres auteurs d'expression française que la ville de
La Roche sur Yon a choisi pour nommer ses médiathèques, le nom de
la romancière Assia Djebar sera donné dans les mois à venir à la médiathèque
du Bourg sous La Roche.

Le lien a jugé utile de donner quelques repères biographiques de cet écrivain cinéaste,
qui a été élue à l'Académie française en 2005.

L'itinéraire qui mène de Fatimaa Zohra Imalayène, née Chercheil l'été 1936,
à Assia Djebar, l'auteur de "La soif", passe par la petite enfance, l'école coranique
et l'école primaire à Mouzaia, les études secondaires à Blida puis à Alger et à l'école
normale supérieure de Sèvres.

En 1958, Assia publie chez Julliard, éditeur de La soif (1957) " les impatients" et suit en
Tunisie son mari entré dans la clandestinité.

C'est à Tunis qu'elle rédige pour le quotidien El Moudjahid auprès des réfugiés algériens
à la frontière, les enquêtes dont elle s'inspirera pour la toile de fond de son quatrième
roman " Les Alouettes naïves", tout en préparant son diplôme d'histoire à l'université.

En 1957, elle se rend au Maroc, enseigne l'histoire de l'Afrique du Nord à l'université
de Rabat, s'occupe des activités culturelles dans le cadre d'organisations algériennes.

De retour en Algérie en 1962, elle publie " les enfants du nouveau monde", puis
"rouge l'aube" en 1967 et entreprend de multiples acitvités à l'université d'Alger
( histoire moderne de l'Afrique et entre 1974 et 1976, sémiologie du cinéma)

Elle collabora avec la presse, la radio et la télévision, et réalise en 1977 un long
métrage " la nouba des femmes du Mont Chenoua" qui obtient le prix de la critique
à la biennale de Venise en 1979.

Son second film" la Zerda ou les chants de l'oubli" entrepris en 1979, n'est entièrement
réalisé qu'en 1982. Entre temps est publié " Femmes d'Alger dans leur appartement"
En 1985, son roman " l'amour, la fantasya" lui vaut d'être la lauréate du prix de l'amitié
franco-arabe.
Il est considéré comme l'ouverture d'une  fresque que continuent " ombre sultane", sixième roman
publié en 1987 et " loin de la Médine".  Actuellement, Assia Djebar est détachée au centre
culturel de Paris.

Assia Djebar, pionnièe de la cause des femmes en Algérie,
elle fait de la femme, le thème central de ses oeuvres.


Le lien 01 03 2008

"Ass oumazhg" journée réussie

Répondant à l'invitation de l'association Culturelle Berbère de Nantes, AFLA et
les associations culturelles berbères de Rennes et d'Angers s'y sont associées pour
organiser la journée berbère.  Ass oumazigh à la salle de bretagne de Nantes le 21 octobre
2007.

La journée  a commencé par un accueil chaleureux des participants et du public en leur
offrant de délicieux gâteaux berbères.
Le programme de la journée a été inauguré par les interventions des représentants
des associations ( Amar pour ALFA) concernant leurs activités et les difficultés
rencontrées sur le terrain.
S'ensuivit une projection de photos d'Alger et de Kabylie de Michel Augiers
et de Juliette Guillemot.

Les activités phares étaient les tables rondes : Les Berbèes, idendité, langue et perspective
animée par Jedjiga Ouggad-Douillard et Hacène Hireche, linguistes à l'INALCO
et les Berbères de France, citoyonneté et coordination animée par Mustapha Sadi, juriste.

Un concert avec le groupe Agris, venus d'Angers, a clotûré cette journée jugée réussie
par l'ensemble des participants.
Rendez-vous est pris pour 2010 à La Roche sur Yon après Rennes en 2008 et Angers en 2009.

A. Amenouche.
Le lien 01 03 2008

Nouvel an Berbère "Yennayer 2958" une tradition millénaire : un peu d'histoire

Yen veut dire premier, Ayer : mois.

Yennayer est la fête célébrant le passage au nouvel an pour les Imazighens.

Ce jour correspond au 13 janvier du calendrier grégorien, devenu universel.
A l'instar des autres civilisations dans le monde (russe, chinois, irlandais..), les imazighens
avaient leur propre calendrier bien ancien, basé à la fois sur  les changements de saisons
et les différents cycles de la végétation qui déterminent les moments cruciaux
de l'agriculture et sur le positionnement des astres comme la lune et le soleil.

Les Imazighens ( ou Berbères) constitue le peuple autochtone d'Afrique du Nord.
Le terme berbère qui vient du lation barbarus a été utilisé par les romains pour désigner
les populations amazighes réfractaires à leur civilisation.

Les Arabes l'ont repris pour dinstinguer les Barabis des Roums ( Romains, Byzantins)
Le terme amazigh signifie " Homme libre"

Vaste et riche territoire le pays des  amazighs va susciter toutes convoitises.
Depuis l'antiquité, tamazgha va connaître plusieurs vagues d'envahisseurs.

L'identité amazighe ne se définit pas par rapport à  une religion, mais plutôt
à la terre de ce peuple, à son identité, à sa civiliation et à sa langue.

Les Amazighs sont aujourd'hui au nombre de 30 milllions environ, disséminés sur une dizaine d'Etats :
Maroc, Algérie, Tunisie, lybie, Egypte, ( oasis Siwa), Espagne ( les îles canaries, Ceuta Melila), Niger,
Mauritanie, Burkina Faso.

Le peuple amazigh dispose d'une langue, et d'une culture propre.
La langue amazighe bénéficie d'un système d'écriture originel. Tifiinagh, développé
il y a 3 000 ans et préservé jusqu'à nos jours.
Il existe aussi un autre système de transcription en caractères latins plus récent et qui tend à se répendre.

En Algérie, les populations amazighophones représentent  environ un tiers de la population
totale : soit 10 millions d'individus vivant pricnipalement dans les régiosn de Kabyie, des
Aurès, Chenous, M'zab et le Sahara.

Le Lien.
Le lien 01 03 2008

I mexluqen agi hedderhen kan

"Ces créatures ne font que parler" traduction du poème ci dessus

Texte Mohand Ou Yahia
Le lien 01 03 2008
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