| |   MATOUB LOUNESLe 24 janvier 1956 naît Matoub lounès, à Taourirt Moussa, en Kabylie.
Ce nom et ce prénom évoquent pour les kabyles le respect et l'émotion.
Matoub Lounès est un chanteur et militant très engagé à défendre la cause amazigh Il crie haut et fort son désaccord avec le gouvernement algérien, Il dénonce la dictature et l'islamisme en Algérie. Opposé au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels.
Matoub Lounès est un ardent partisan de la démocratie et de la laïcité, il se fait le porte-parole des opprimés, il se sentait le patriote de toutes les patries opprimées.
Malgré une succession d'épreuves, il ne dévie jamais de son combat pour l'identité berbère.
Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par un groupe armé, puis libéré à la suite d'une forte mobilisation de l'opinion kabyle.
Cette même année, il publie un ouvrage autobiographique " Le Rebelle " et reçoit le Prix de la mémoire, des mains de Danielle Mitterrand.
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| | En 1996, il participe à la marche des rameaux en Italie pour l'abolition de la peine de mort.
Le 25 juin 1998, restera toujours dans la mémoire des kabyles atteints au plus profond de leur âme par l'assassinat de Matoub Lounès.
Il a été assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à Béni Doula en kabylie. La lumière sur ce meurtre n'a jamais réussi à être faite.
Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes et la région connut plusieurs semaines d'émeutes. Un symbole, un frère était mort.
La fondation Matoub lounès a été créée par ses proches afin de perpétuer sa mémoire, et promouvoir les valeurs défendues par Lounès, et tenter de faire la lumière sur son assassinat.
" Certes, si le corps se décompose, La pensée, elle, ne meurt pas " Matoub Lounès extrait de Kenza.
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| | L'amour, l'exil, l'histoire, les droits de l'homme, la revendication berbère, l'intégrisme, la paix font partie des thèmes de ses œuvres.
Quand on discute avec un kabyle, il y a toujours un moment où le nom de Lounes Matoub est prononcé et aussitôt après, il s'en suit une forte émotion et des éloges.
Il est présent dans le cœur et l'esprit, mais il manque à tous, pour certains la douleur est encore vive !
Il est visiblement des plaies qui ne sont pas guéries par le temps qui passe…. Mais il reste le souvenir, lui, parle et chante encore dans les esprits, rien ne pourra l'empêcher de continuer à vivre à l'intérieur des personnes.
Les kabyles ne l'oublieront jamais, pour eux il est éternel !
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| | Le nom de Matoub Lounès a été donné à des rues, esplanade, salles de spectacles, une autre façon de se souvenir et d'honorer sa mémoire. |
|  KENZA ( en français) | Le ciel pâlit, roule en crue le déluge lave les dalles, Les rivières atrocement mugissent. Les terres d'alluvions croulent en torrent, Du fond de la tombe une supplique remonte, Dans sa douleur hurlante: ô mes enfants!
Certes, si le corps se décompose, La pensée, elle, ne meurt pas Si les cols à franchir sont âpres, A l'épuisement nous trouverons un remède. Et s'ils anéantissent tant et tant d'étoiles, le ciel, lui, ne s'anéantit pas.
Ils ont scellé notre sort dès longtemps, Avant ces jours de tragédie. Les persécuteurs de la connaissance Sur notre terre étendent la désolation. ils ont tué Rachid Tigziri Smail, ils ne l'ont pas manqué. ils ont tué Liabès et Flici, Boucebsi et tant d'autres encore.
S'il devait n'en rester qu'un Il rappellera notre souvenir. Sur les plaies la croûte apparaîtra. Nous nous dresserons parmi les autres nations, Notre descendance sera nombreuse Fût-ce dans le giron des épreuves.
Kenza, ma fille, Endure le deuil de moi. Nous succombons sacrifiés Pour l'Algérie de demain. Kenza, ma fille, Ne pleure pas.
Kenza, ma fille, Ne pleure pas. La cause de notre trépas, C'est l'Algérie de demain. Kenza,ma fille, Ne pleure pas!
Matoub Lounès. Illustration : Thierry.
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|  LMUT N WEGRAWLIW |  |
| |  LES MONTAGNES SONT MA VIE |  | Du tribut de mon sang j'ai irrigué les monts mon empreinte s'imprime à jamais, quand ils ont en juré l'anéantissement ;
Qui s'impatiente de me voir mort, et qui calomnie mon nom, A chaque col devra m'affrontent,
J'ai laissé mon bien à l'abandon, Je l'ai trouvé gisant dans l'immondice, J'ai porté le regard sur mon honneur, J'ai vu des bourreaux. Bien que la force ait fui mes membres, Ma voix demeure, qui retentira, Ils l'entendront !
L'on dit : La montagne s'est ébranlé ! Et tu n'y étais pas ! Chacun s'en va répétant, C'est aujourd'hui jour de l'an. Notre terre étincelle comme un phare. A Tizi le peuple afflue.
A Bougie éclatent les salves de la victoire, L'on a brisé le joug de nos souffrances :
Ma vie ! ma vie ! Les montagnes sont ma vie !
Ah ! Etre présent au milieu de vous, Ne fût- ce que par la parole combattre ! Les calvaires dont je suis frappé Sont devenus mon unique empire, Mais puisque les Kabyles s'unissent, Ils dissiperont nos funestes tares, A quoi bon les vains verbiages : La berbérité fonde leur histoire ; Elle est la racine de leur vie, Il est temps que se purifie notre condition.
Ma vie ! ma vie ! Les montagnes sont ma vie !
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| A bon droit mon cœur s'afflige, Puisque je ne suis pas parmi vous. Son fardeau lui pèse, déborde, Excède ses forces, il n'en peut plus ! Il veut que l'entendent les malfaisants, Ceux-là qui mangeront du foin Quand notre blé purgé de l'ivraie. Que celui qui dit l'esseulé humilité, Vienne affermir son propos, S'il nous terrasse, c'est bien fait !
Les mots infâmes triomphent de la malédiction, Selon l'adage de nos ancêtres. Pourquoi irai-je me tourmenter, Pour quelques brimborions ? Les forces me reviendront, Portez mon salut aux enfants, Qu'ils chantent la terre de Berbérité : L'héritage de Mouloud Mammeri, Comme la foudre dans le ciel éclate : En sentez-vous les gouttes tomber ?
Ma vie ! ma vie ! Les montagnes sont ma vie !
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|  BIBLIOGRAPHIE |  | * Lounès Matoub (en collaboration avec Véronique Taveau), Rebelle, Editions Stock, 1995
* Malika Matoub, Matoub Lounès, mon frère, Editions Albin Michel, 2000
* Nadia Matoub, Pour l'amour d'un rebelle, Editions Robert Laffont, 2000
* Lounès Matoub (présentation et traduction de Yalla Seddiki), Mon nom est combat, Editions La Découverte, 2003
* Abderrahmane Lounès, Le barde flingué, Editions Publisud, 2006
* Abderrahmane Lounès, Le testament, Editions Publisud, 2006
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|  DISCOGRAPHIE |  | * 1978 : "Ay-izem", "Daawessu " * 1979 : "Ruh ay-aqcic" "Yekkes-as i znad ucekkel" " A l'hif yuran" " Ay ahlili "
* 1980 : "Ad-twaligh" " Recital à l'Olympia 80(JSK) " * 1981 : "As-agi lligh, Slaavit ay abehri (vol.1 : Slaavit ay abehri, vol.2 : Yehzen l Oued-Aissi), At yiraten" * 1982 : Tirgin * 1983 : Tamsalt n Sliman * 1984 : A-tarwa l-hif
* 1985 : Dda Hammou et Lvavur * 1986 : ougadhegh akerwin et Tamurt-iw * 1987 : Tissirt n-enndama
* 1988 : El-mmut et Rwah rwah * 1989 : L'ironie du sort * 1991 : Regard sur l'histoire d'un pays damné (vol.1 : Regard sur l'histoire d'un pays damné, vol.2 : Izriw yeghlav lahmali)
* 1993 : Communion avec la patrie (vol.1 : Communion avec la patrie, vol.2 : hymne à Boudiaf) * 1994 : Kenza
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| |  UNE VOIX S'ETEINT, UN HOMME TOMBE..." (par Malika Domrane) | Dix ans après, tu n'es plus là, tu es parti. Tu ne reviendras point. Le soleil ne se lève plus sur les montagnes et ne brille plus sur la kabylie. De mon côté également, mon soleil a cessé de briller. La chaleur s'est rafraîchie. "tassaw turwed asemmid." J'ai froid en proie à l'effroi. Frère de langue et de coeur, ami d'enfance et d'école, camarade de route et de joute, compagnon de lutte et de combat. Depuis, le deuil gagne les coeurs et s'y installe. Les interrogations sont interminables. Le silence est pesant, un silence de mort, ta mort, Matoub Lounes. Dix ans après, la comédie continue, plutôt la tragédie dans laquelle a été mise en scène ta disparition, symbole de la démocratie et chantre de la chanson kabyle de la liberté. Ta mort sonne le glas et nous annonce un changement, un grand vide en kabylie : ta voix éteinte a emporté avec elle l'élan que tu avais jusque là suscité par tes vifs messages d'espoir.
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|  | Une voix s'éteint, un homme tombe, un militant meurt et l'artiste demeure à jamais
Matoub, je te croyais immortel, il me semble bien que tu le sois même après ta mort. Oui, tu vivras en immortel dans nos coeurs, dans nos mémoires et dans nos oreilles. Ta chanson vit et vivra encore. Dix ans après, je pleure ta mort, je regrette ton absence. Tu me manques. Tu manques à ta famille, à tes fans et à ton peuple: tamurt est orpheline. Artisan du mot, artiste du verbe, amateur du sens et animateur du contre sens, tu es le moteur et promoteur de la rhétorique à l'ancienne comme le faisaient les grands orateurs tribains dans la tradition kabyle et berbère. Fierté et orgueil à Tamazgha, à la kabylie et à ton village qui t'a vu naître un jour, un jour du mois de janvier de l'année 1956 et qui t'a vu mourir un autre jour, un jour du mois de juin de l'année 1998. Tu as grandi ta patrie, tu as brandi ta montagne et tu as honoré ton peuple.
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| Tu trouveras dans ma missive, cette lettre posthume, toute ma gratitude pour tes actes que tu as posés et tes actions que tu as menées. Inscrite dans le déterminisme et le réalisme, ton oeuvre en témoigne au quotidien. Par le sceau indélébile de ton empreinte, tu as marqué le flux et le reflux des souvenirs dans la mémoire collective. Tu en as fait, tu en as beaucoup fait, même si la mort t'a arraché à l'orée de la maturité. Tu es né le 24 et tu es mort le 25 : un jour de ta vie a été plus fertile que la vie stérile de tes bourreaux et de tes fossoyeurs. Dix ans après, le mystère de ta mort est toujours là, il n'est pas élucidé, il a été même éludé par certains pour ne pas dire la vérité. Le terrain de ta mort est parsemé de cryptes et de zones d'ombre. L'affaire complexe, se complique encore plus, allant d'un secret de polichinelle à un secret d'état.
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| Point de procès, point de jugement et point de verdict. Qui est l'auteur et qui est coupable de ton assassinat ? L'interrogation se poursuit... Hier, je suivais ta logique et aujourd'hui je suis ton regard : il y a convergence au même point, au point de départ, au point mort, au point de ta mort. Tu sais donc les causes ! Tu connais également les auteurs ! Dis-moi ! Dis-nous ! Nous n'en savons rien, plutôt nous avons peur de savoir. Est-ce pour cela que tu ne veux pas dire ? Paix à ton âme, gloire à ton oeuvre. Tu es une légende. Tu passes à la postérité. Tu entres dans l'Histoire par la grande porte et en grandes pompes. J'ouvre le livre d'Histoire à la page qui t'est consacrée, écrite de ta propre main.
Dix ans après, ton âme ne s'est pas apaisée et ma douleur ne s'est pas estompée. Tes criminels vivent à l'ombre de l'injustice. Je me pose des questions comme tant d'autres personnes à la recherche de la justice à propos de la mort du juste : Qui est le cerveau persécuté, qui a concocté et commandité l'ordre ? Qui est le bras amputé et imputé, qui a répercuté l'ordre ? Qui est la main rapportée, qui a exécuté l'ordre, l'ordre de tuer ? Les criminels à la conscience noire, aux mains sales se démasqueront ils un jour? Continueront-ils à garder leur terrible secret ? Puisse ce secret les ronger jusqu'au dernier souffle et leur procurer d'affreuses tortures morales.
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| Il n'y aura pas de châtiment assez lourd pour eux. Ton ombre viendra poindre chaque nuit pour hanter leur sommeil: "d'anzaw ar awen-d isawlen." Ce sera une maigre consolation pour moi. Pour ma part, je ne faiblis pas et n'abandonne pas, comme je n'oublie pas et ne pardonne pas. Ainsi, je poursuis dans ma quête et formule ma requête dans laquelle je demande solennellement à la Justice de passer pour faire toute la lumière sur l'assassinat du fidèle et loyal militant. De là à l'au-delà, Matoub, tu es toujours là. Salut l'artiste.
Paris Juin 2008 Malika Domrane.
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|  MATOUB LOUNES : HYMNE A BOUDIAF |
De nombreuses personnes ont rendu hommage à Matoub Lounès, par le biais de créations vidéos, j'ai choisi celles de Kollyns, car ce sont des créations originales avec un travail de présentation et de traduction, en effet les chansons de Matoub sont traduites de la langue kabyle à la langue française. Les deux langues figurent sur les vidéos. Il y en a d 'autres n'hésitez pas à les découvrir.
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|  MATOUB LOUNES : MONSIEUR LE PRESIDENT | | |
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 | |  | |  | Ma seule véritable culture est celle que je me suis trouvée en Kabylie puisqu'on sait que "l'oiseau ne chante bien que dans son arbre généalogique". La vie de mon peuple contient la somme de l'expérience des hommes. D'où le rapport charnel que j'ai avec ma terre natale, mes racines. La culture amazigh est, pour chaque Amazigh, la pierre de touche de son identité.
C'est pourquoi je recrée chaque fois que je chante mon peuple. Je dépoussière ses histoires, ses contes, j'enrichis ses chants, préserve sa langue et ses valeurs, parce que tout cela m'a façonné et que si ce n'est pas moi qui le fais, qui le fera ?
Tout enfant, j'avais fait cette pénible découverte : je n'avais pas le droit de parler ma langue et de connaître ma culture. Alors que nous étions censés être libres et indépendants.
La langue maternelle, ça aide à se penser debout. Mon pays, c'est l'ALGERIE. Mais je suis le citoyen d'une autre patrie : LA CHANSON.
Quant à la langue amazigh, c'est ma langue maternelle, la langue du foetus, la langue intérieure J'ai la double nationalité car j'ai deux pays : mon pays et mon pays intérieur.
C'est dans la différence que je trouve mon identité.
Matoub Lounès. |
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 | |  | | KENZA ( en langue Kabyle) |  | Iceqqeq ifsex igenni Lehwa tessared azêkka yal targa tremmeg a tneggi A tsseggixent tghuza Ddew tmedlin teffegh d teghri Tesrârrêh abbuh a tarwa
A kenza a yelli Sêbr as i lmêhna D isflan neghli F Ldzayer uzekka A Kenza a yelli Ur tsru yara
X as terka ldjessa tefsi tikti ur tetsmetstat ara X as fellagh qeshêt tizi I facal ad d nadjdjew ddwa X as negdên achâl d itri Igenni ur inegger ara
A Kenza a yelli Ur tsru yara Sebba f neghli D Ldzayer uzekka A Kenza a yelli Ur tsru yara
Fran ts fellagh zik enni Uqbel a d yêhdêr wass a Isêggaden n tmusni F tumûrt ghêdlen d rrehba Nnghan Rachid Tigziri, Smail ur thezgilen ara Nnghan Lyabes d Flisi Busebsi d wiyâd mêrra
A Kenza a yelli Sêbr as i lmêhna D isflan neghli F Ldzayer uzekka A Kenza a yelli Ur tsru yara
Xêrsum d yiwen ad d yegûri Ad agh i d ismekti azekka F ldjerh' iqcerâ ad d yali Ad d nban ger tmura Tarwa nnegh ad d tennerni X as akken g ûrebbi n tlufa
A Kenza a yelli Ur tsru yara D isflan neghli F Ldzayer uzekka A Kenza a yelli Ur tsru yara
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 | |  | | Compagnon De La Révolution |  | Compagnon de Révolution ! Si le corps dans la terre pourris Ton nom à jamais en nous vivra. Sois en paix, notre ardeur n'a de cesse. Survienne le pire, peu importe ! Nous seuls sommes de ton sang. La tombe tous nous ensevelira. Vienne la mort, aujourd'hui, demain Tous nous coucherons à tes côtés Nous ne laisserons pas le malheur Fouler aux pieds notre force d'âme C'est ta mort qui scelle notre serment.
Tu combattais pour la liberté Par la horde de chien piétinée Combien le peuple aime ta voix ! Oui, je les ai entendu clamer, Ceux qui s'opposent à nous Cette fois il n'en réchappera pas Dors, dors du sommeil de l'enfant Nous allons veiller au clair de lune Pour que vive encore ton épopée Quant à l'histoire qui va son pas Nul n'en brisera le coup libérateur Sois confiant, ferme les paupières
Après toi tant et tant ont succombé Nombreuses les tombes en nos villages Plus nombreuses que les foyers Les cheikhs qui dressent leurs séides Ne sont jamais rassasiés de sacrifices Leur haine excitée pour anéantir Par les rues répandant la terreur Les obscurants n'épargnent aucun lieu Au nom de la foi ils égorgent Par le crime et le fer sanglant Ils massacrent les porteurs du savoir Quand connaissance est prohibité
Ta sœur je l'ai entendue hurler Ta mère contre elle se serra ; Les chants de femmes montaient dans le ciel L'étendard où s'attache l'espérance. Frère ne soit pas réduit en lambeaux Si naissent de nouveaux veuvages Egorgeurs et colporteurs Qui abattent le courage Se liguent pour semer la dévastation
Mais pour ce sot qui perd ses repères Et ne brise sa muselière La paix règne sur les villages
Matoub lounès .
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 | |  | |  | Xellsegh adrar s yidammen-iw : a d-yeqqim later-iw Xas gullen ard a t-sefden Wid yetganin di lmut-iw, yessamsen isem-iw Kul tizi a yi-d-mlilen
Atas i ggigh si lheqq-iw armi i qqwlegh seg yilexxaxen Wwtegh, dligh ghef nnif-iw ufigh wigad i t-yesxewden Xas yegga lgehd ighallen-iw Mazal ssut-iw ad yebbaâzeq... as-d-slen !
Nnan : " yeqqers-ed wedrar keççini ur tehdired ara " Bnadem i bnadem yeqqar : " d amenzu n yennayer ass-a " Teggugeg tmurt am lefnar di Tizi tressa rrehba Di Bgayet yetterdeq waâbar ; rzan azaglu n tlufa
A lâamer-iw, a lâamer-iw... d idurar ay d lâamer-iw !
Annagh, mennagh win ihedren xersum a d-zzgegh awal ! Lemhayen i diyi-yughen ughalent-iyi d ras-lmal Imi Leqwbayel ddukkwlen yir laâyub a ten-sefden ; Ul'ayghar teghwzi n wawal Tamazight d lsas nnsen, d azar n tudert nnsen D lweqt ad ferzen lecghwal
A lâamer-iw, a lâamer-iw... d idurar ay d lâamer-iw !
Xas yeççeh wul-iw, maâdur, garawen imi ur hdiregh ara Atas i iâabba yeççur, zzay ur yezmir ara Yebgha ad as-d-slen laârur, widen ara yeççen ahicur M'akka tuzdag nnaâma Win i s-yennan : awhid mehqur , a d-yas a d-izid lehdur M'akka ghuri i d-terza ssehha
A lâamer-iw, a lâamer-iw... d idurar ay d lâamer-iw !
" Yir lehdur seffden ddnub ", i d-nnan yimezwura Ul'ayghar a ttfegh addud i wayen ur nesâi lmaâna Ad yughal ad yehlu ufud, ad as-teslem i wegrud Ad yetghenni ghef Timmuzgha Ayen i gh-d-yegga Dda Lmulud deg yigenni iban-ed am rrâud Wiss' ma thulfam i tmeqwa...
A lâamer-iw, a lâamer-iw... d idurar ay d lâamer-iw ! Ma vie ! ma vie ! Les montagnes sont ma vie !
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 | |  | |  | Malika Domrane et Lounès Matoub chantant "Ayassaru" | |
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 | |  | | | Vidéo Lounès fils du vent.... | |
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