Hommage à Taos Amrouche

TAOS AMROUCHE

Marguerite Taos Amrouche
( 4 mars 1913 - 2 avril 1976)

Maguerite Taos Amrouche est la fille de Fadhma Aït Mansour et de Belkacem ou Amrouche ;  Egalement la sœur de Jean Amrouche. Elle est née en Tunisie le 4 mars 1913.

Dans un premier temps elle a été romancière, elle écrivait en français. Par la suite, elle s'est tournée vers le chant kabyle, comme modèle,  elle avait sa maman.
Cette maman qui lui a transmis sa culture kabyle chantée et contée et  basée sur la poésie.

Marguerite Taos Amrouche a chanté la tradition berbère, elle était devenue le porte parole de toutes les femmes qui souffraient en silence en Algérie. C'est avec ferveur qu'elle défendait la culture berbère.
Ces chants rituels, qui célèbrent la vie de l'homme depuis le berceau jusqu'à la tombe, sont au nombre de 95.

  Berceuses, méditations, chants de mort et de joie, chants d'exil et d'amour, chants pèlerins, aubades, danses sacrées, chants guerriers et satiriques, complaintes, chants de la meule et chansons à danser, chants du berger, chants du travail- gauleurs d'olives, marche des poutres, chansons espiègles de la fontaine et du pressoir.

Taos Amrouche,  les a révélés pour la première fois, en public, au premier Congrès de Musique Marocaine de Fès, en mai 1939, ce qui lui valut d'être nommée pensionnaire de la Caza Vélasquèz, grâce à l'hispanisant, Maurice Legendre.

A partir de 1949 , elle a assuré à la Radiodiffusion française une chronique hebdomadaire en langue kabyle consacrée au folklore oral et à la littérature maghrébine.


Elle participe à la fondation de l'Académie berbère à Paris en 1966.

Elle meurt, en France,  le 2 avril 1976, 
Œuvres littéraires

  • Jacinthe noire (1947) roman
  • Le Grain magique (1966) recueil de contes et de poèmes
  • Rue des tambourins (1969) roman
  • Les Moissons de l'exil
  • L'amant imaginaire (1975) roman autobiographique
  • Solitude ma mère (1995) roman posthume

Discographie

  • Chants berbères de Kabylie (1967) Grand prix du disque
  • Chants de processions, méditations et danses sacrées berbères (1967)
  • Chants de l'Atlas (1971)
  • Chants espagnols archaïques de la Alberca (1972)
  • Incantations, méditations et danses sacrées berbères (1974)
  • Chants berbères de la meule et du berceau (1975)

Chant de danse

Chant de danse

Chant d'amour



Je l'ai trouvée debout, près de la fontaine
attendant son tour, à l'ombre d'un chêne.

Son teint est comme le lait,
N'est à sa ressemblance
Que l'aurore à sa montée.

A mon appel, elle s'est retournée,
Et j'ai senti qu'elle me reconnaissait.
Elle a souri
Comme un roseau sa taille a ployé.

~Taos Amrouche~


Illustration : Yassa-R

Contre l'oubli de la famille Amrouche ( vidéo)



Tanmirt Attas pour ton magnifique travail sur la famille Amrouche.

Laurence Bourdil Amrouche répond

Suite à la publication sur un site internet kabyle d'une information affirmant que la tombe de Taos Amrouche, se trouvant à Saint-Michel l'Observatoire (Occitanie), serait dans un état délabré, la rédaction de Tamazgha a tenu à vérifier la véracité de ces propos. Pour plus de précisions, ils ont contacté Laurence Bourdil-Amrouche, fille de Taos, qui a aimablement accepté de leur accorder cet entretien dans lequel elle réagit quant aux propos diffusés sur le net concernant la tombe "mal entretenue" de sa mère.....
Taos Amrouche


Ighil Ali
Maxula Radès, avenue de la plage.
( La famille Amrouche vécu, entre autres  à Maxula Radès, en Tunisie)
Hirondelle

Hirondelle,
Bats des ailes et hâte-toi
Vers le pays où est ma fille.

A son côté repose-toi,
Appuie ta tête sur ses genoux,
Prends toutes les peines de son coeur
Pour les jeter du haut des cieux
Au fond des mers,
Et laisse-là, dans son exil,
L'âme en fête !

Un des poèmes que Fadhma Aït Mansour Amrouche a écrit pendant que sa fille Marie Louise Taos Amrouche  était pensionnaire
à la casa Velazquez.

Maxula Radès, la gare.(Tunisie)
J'ai choisi de mettre une photo de la gare de Maxula Radès, car le père de Taos Amrouche était employé dans une compagnie de chemin de fer en Tunisie.
Dans la cour de la maison des Amrouche, à Ighil Ali ( village natal de Belkacem ou Amrouche, père de Taos) il y avait un figuier gréffé par le grand-père paternel.
Roman publié en 1947.
Recueil de contes et de poèmes (1966)
Chants berbères de Kabylie (1967)
Roman publié en 1969.
Roman autobiographique (1975)
Chants de la meule au berceau (1975)


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