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Tranches de vie |  UNE PENSEE POUR LES SOLDATS NORD AFRICAINS QUI ONT PARTICIPE A LA LIBERATION DE LA FRANCE | Une pensée pour les soldats Nord-Africains qui ont épaulé la France durant les grandes guerres, qui ont participé à sa libération.
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Dans le bassin, on a bien connu Rachid Bouamara pour sa passion dévorante pour le football. Mais une vilaine blessure au genou l'obligera à mettre un terme à sa brillante carrière d'amateur. Au cours de sa convalescence, en juillet 1999, il écoute son idole Slimane Azem, du nom de ce grand poète lyrique amazigh. Une œuvre de ce chantre kabyle va vite interpeller Rachid « Carte de résidence » complainte qui traite de la condition des immigrés et où l'artiste conclut en ces terme : « Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, si je dois vous dire adieu, sachez bien que mes aïeux ont combattu pour la France… » Ignorant le sens de cette phrase, Rachid interroge son père qui lui apprend qu'il s'agit des soldats africains qui ont épaulé la France durant les grandes guerres. A cet effet, il apprend que sa famille faisait partie de ces héros qui ont libéré la France et le monde de la barbarie nazie.........
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| |  FATIMA KERROUCHE : NINISSE LA PETITE BERBERE ET NINISSE AU COEUR DE L'ATLAS | Lire les aventures de " Ninisse la petite berbère " et " Ninisse au cœur de l'Atlas "
c'est partir pour un festival de couleurs et de senteurs, d'humour, de poésie.
Fatima Kerrouche par le biais des aventures de Ninisse nous fait découvrir le patrimoine berbère, la beauté des paysages de Tamazgha ( berbérie, terre des hommes libres). Elle le fait avec fierté, tout en nous plongeant dans un monde de couleurs, senteurs, féérie, et en nous apportant quelques connaissances historiques placées de ci de là, tout en restant accessible à tous, sans pour autant manquer de nuances de vocabulaire et de sérieuses connaissances.
Au fil des pages on partage les aventures de Ninisse petite fille qui sait ce qu'elle veut, qui est avide de découvrir le monde qui l'entoure. Ninisse a eu la chance de bénéficier de l'amour de ses parents et grands parents qui lui ont transmis leur richesse culturelle.
Les deux livres sont disponibles dans les libraires de Montpellier.
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| " Ninisse la petite berbère " a été traduit en tamazight ( berbère) par Akli Kaci, professeur de tamazight au lycée Technico Haddeden de Béjaïa et animeur et producteur à radio Soummam.
" Ninisse la petite berbère" est disponible en Algérie, en version bilingue français et kabyle. ( éditions Hibr) Ninis tamazight tamectuht
contact : fatimakerrouche@yahoo.fr
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|  | Fatima Kerrouche et Akli Kaci, lors de la dédicace de "Niniss Tamazight tamectuht" à la casbah de Bejaïa, qui a eu lieu le 24 septembre 2009. |
| | | | Isabelle, 3 octobre 2009. |
|  "LES DEUX ORPHELINS" AHMED ARARBI |  | Le livre de Ahmed Ararbi " la vie des deux orphelins" a été publié aux éditions société des écrivains, il raconte la vie de deux enfants qui ont traversé un long chemin semé d'embûches. (voir résumé ci-dessous) Prix de vente : 11 euros
possibilité de se le procurer sur le lien http://www.societedesecrivains.com ou http://www.alapage.com
Ahmed Ararbi est auteur, compositeur, interprète, né le 08.05.1966 à Ouacif, Tizi Ouzou Algérie, membre de la SACEM en France et de l'ONDA en Algérie depuis 1993. Dès l'âge de 11 ans, il se consacre à l'écriture. Il a produit un recueil de poésie « les nuits d'enfance » et il a rédigé plusieurs articles de presse. Ce romancier est également, poète, comédien doubleur. Il a participé à plusieurs films tels que Fdhma Nsoumer Med Hilmi Et d'autres. Actuellement il est affilié au SNAC à Paris.
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| |  AHCENE MARICHE " Tibernint d ssellum" |  | Ahcène Mariche, vient de sortir un nouveau recueil de poésies, dans sa langue maternelle, le tamazight, " Tibernint d ssellum " la toupie et l'échelle. Les thèmes comme celui de l'amour, le bonheur, les vicissitudes de la vie, l'environnement se retrouvent parmi les 44 poèmes d'Ahcène Mariche.
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| Il a également sorti un ouvrage, regroupant 3 précédents recueils qui sont en rupture de stock, suite à un grand succès.
A savoir " Id YUKIN, TAAZZULT-IW et TIDERRAY "
Notons que dans cet ouvrage, ces poèmes sont cette fois- ci en version kabyle (tamazight) uniquement, vu qu'une demande importante s'est faite dans cette langue.
contact : ahcenemariche@yahoo.fr
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| | | | | | | |  AHMED MESLI : QUAND LE DESSIN SOULAGE L'AME |  |
| Sous l'arc en ciel
Comment vous qualifieriez vous ? Dessinateur illustrateur de presse ? Ou dessinateur tout simplement sans avoir envie d'être mis dans une catégorie.
Ahmed Mesli
Je suis dessinateur de presse parce qu'on a fait appel à moi, un jour alors que j'exposais des dessins et des tableaux de … peinture. Illustrateur parce que, non seulement, j'illustre des ouvrages, mais parce que c'est aussi l'une des tâches du dessinateur de presse. Car le mieux est que ce dernier soit, à la fois dessinateur " politique ", caricaturiste et illustrateur. En ce qui me concerne, l'essentiel est de rendre " plastique " l'idée ou l'émotion ressentie. Et pour y arriver importe peu les matériaux et technique à utiliser. D'ailleurs je ne dessine pas par connaissance. Je n'y connaissais absolument rien aux théories et à l'expression picturale. Je peins, je dessine de la même manière qu'il m'arrive de prendre une guitare et chanter seul ou entre amis. C'est spontané…
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|  | Sous l'arc en ciel
Quel est votre parcours ?
Ahmed Mesli
Il est des plus anodins. Fonctionnaire et dessinateur j'ai commencé à exposer en janvier 2000. J'ai alors reçu beaucoup de propositions venues de rédactions de journaux. J'ai fais des essais dans plusieurs titres mais je ne m'attendais pas à un tel succès. En voyant mes dessins en " une " ou en couverture de livres sur les étals des librairies d'Alger et de Tizi cela m'a agréablement surpris. Au même temps la presse algérienne comptait par dizaines les journalistes exécutés. La fonction de dessinateur était alors devenue dangereuse. La Kabylie, ma région, était devenue le terrain de tous les excès. A la perte de repères s'ajoutent l'insécurité et la violence. Je décide de partir. J'ai la tête sous l'eau, il fallait juste respirer. Je m'installe en France. A présent, c'est une page que j'ai tourné, même si parfois je me vois tel ce grain qui quitte le tas ( "aâqa yadjane thirècht" de Lounis): il roule loin à la meule, son destin est peut-être de finir dans une mangeoire. (retrouvez son parconrs en quelques dates à la fin de l'article)
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| Sous l'arc en ciel
J'ai vu sur votre blog que votre première exposition était à Alger en 2001, c'était à quelle occasion ?
Ahmed Mesli
Je rappelle que l'exposition d'Alger était l'une des plus importantes mais pas la première. C'était à l'occasion de Yennayer. Quant à la toute première s'était dans ma région (Mekla) en janvier 2000 et en grand timide je ne l'ai suivi que de loin. Mes amis m'y ont forcé à participer, c'était donc eux qui se sont occupés de tout, de l'accrochage jusqu'au décrochage. Je me souviens que des gens de ma propre famille me demandaient ce jour-là " qui c'est ce cousin artiste ? Tu le connais ? "
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Sous l'arc en ciel
Dessinez vous pour d'autres revues qu'Izuran et Algérie Hebdo ?
Ahmed Mesli
En Algérie je n'ai dessiné que pour ces deux périodiques. En France je dessine pour la maison des journalistes de Paris et quand le temps me le permet je dessine pour d'autres revues ou sites internet. J'ai un travail qui ne me laisse pas trop de temps pour m'occuper de mon art. (dessin ci-contre : le déraciné) |
| Sous l'arc en ciel
J'ai lu sur votre blog que vous dessiniez principalement à l'encre de chine, pourquoi ?
Ahmed Mesli
Du point de vue technique l'encre de Chine sèche très vite et est imperméable. On peut la mélanger sans problème avec de l'eau et/ou de la peinture telle que l'acrylique comme je le fais. Certes, elle est difficilement utilisable en à - plat mais je ne trouve pas de pareille pour charger d'émotion mes tableaux "by night" ou tout simplement faire des lignes claires.
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| Sous l'arc en ciel
D'après ce que j'ai vu sur votre blog, le dessin satirique semble être votre prédilection.
Ahmed Mesli
Pas forcement. Il est vrai que dans mon blog ce sont les dessins de presse (plutôt satiriques) que j'ai volontairement mis en avant. Mes tableaux de peintures et quelques autres illustrations n'étant pas encore publiées je les réserve pour ma prochaine expo.
Sous l'arc en ciel
Exposez vous dans une galerie ?
Ahmed Mesli
Non. Un jour proche, je l'espère.
Sous l'arc en ciel Vivez vous de votre art ou est-ce pour votre plaisir ?
Ahmed Mesli Je ne vis pas de mon art. Cependant, j'avoue que ça dépasse le cadre de " peintre du dimanche ". Bien évidemment c'est d'abord un plaisir et une sorte de thérapie.
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| Sous l'arc en ciel
Quels sont vos projets ?
Ahmed Mesli
D'abord monter une exposition à Paris et ça sera, justement, à l'issue de celle-ci que je déciderai de la réalisation ou non des autres projets tel que l'édition d'un album par exemple.
Sous l'arc en ciel
Pouvez-vous me parler de cet album ?
Ahmed Mesli
Éditer un album est un vœu ancien. J'aimerai qu'il se réalise et qu'il y ait des couleurs et du noir et blanc . Mais, vous savez, dans ce genre d'entreprise il n'y a pas seulement l'artiste qui décide (mais j'essayerai de décider de tout, promis ! ). Il y aura pas de thématique, pour la simple raison que je le souhaite à l'image de l'idée (plate ?) que je me fais de l'art pictural, à savoir qu'il doit être comme un vaste jardin public où tout un chacun puisse voir, sentir et écouter ce qui lui plaît. Mais il s'agira bien d'un jardin créé et entretenu par le créateur d'images selon ses sensations et son propre angle de vue. |
| | 2003 - 2008:
- Collaboration au "message" au "forum du réfugié" au quotidien
"La Croix" et à "l'œil de l'exilé"
- Conception de couvertures de livres
- Exposition au festival du scoop et du journalisme d'Angers France.
2001 - 2003:
- Illustrateur à Algerie-Hebdo
- Conception de couvertures pour livres .
- Conception de logos pour entreprises (design).
2000 - 2003:
- Dessinateur à Izuran -Racines- revue politico-culturelle bilingue
(kabyle-français) attachée à défendre l'identité kabyle. - Expositions à Alger, Tizi-Ouzou et à Bejaïa (Algérie)
1980 - 2003:
- Fonctionnaire d'état en agronomie : Responsable et
- Technicien-formateur auprès des exploitants agricoles.
Isabelle, 16 avril 2009. | |
| |  GESTES DE FEMMES DE KABYLIE |
On ne serait parler de la Kabylie sans évoquer ses femmes qui ont eu un rôle important dans la société kabyle. Elles étaient à la fois gardienne et transmettrice du patrimoine. Ce sont elles qui véhiculaient le savoir faire, qui pérennisaient les traditions ; soit par leurs gestes au cours de leurs activités, soit par le biais des contes, devinettes, proverbes, danses, mais également les chants. Il existe plusieurs types de chants ; Marguerite Taos Amrouche, pour ne citer qu'elle, a contribué à la sauvegarde de ces chants qui accompagnaient le kabyle du berceau à la tombe. Plus près de nous Fatma Flora Mouheb tente également de sauver ce patrimoine. Il est important de les fixer sur papier, car ces gestes et paroles ont traversé plusieurs générations, par respect pour tous ceux qui ont fait vivre la tradition kabyle, qui ont fait que ce peuple soit encore là aujourd'hui, malgré toutes les tentatives de déstabilisation
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| La femme kabyle n'avait pas une minute à elle, cette dernière était toujours occupée. D'une part par les tâches domestiques (barattage pour le beurre, préparation de la galette, mouture du grain ou légumes secs pour la galette, ménage, lessive, puisage d'eau à la fontaine, traite des vaches ou chèvres, préparation des repas, tissage, soins envers ses enfants, bien souvent nombreux, etc) Ce sont ces gestes que j'ai choisi de mettre sur cette vidéo.
D'autre part elle fabriquait ses propres poteries, dans la plupart des cas à usage domestique. Il faut savoir que dans le domaine de la poterie, la femme kabyle faisait tout de A à Z, c'est-à-dire de l'extraction de l'argile jusqu'à la cuisson des poteries. (extraction, mise en forme, cuisson, décoration)
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| Il faut mentionner également que c'est la femme kabyle qui s'occupait de l'aménagement intérieur de la maison (axxam). Elle crépissait les murs, elle aplanissait le sol, elle construisait les ikufan (jarres à provision, pour fèves, figues, blé..).
Et c'est aussi la femme qui chantait, bien souvent pour se donner du courage pour accomplir ces nombreuses tâches, mais aussi pour rythmer la vie. Elle narrait aussi les contes, lors des veillées, ou même en continuant à accomplir une tâche, plongeant ainsi ses enfants dans un monde où se croisaient, le bon, le méchant, le juste, l'ogresse, l'orphelin, les animaux etc…. Ces contes étaient un moyen d'évasion, mais ils avaient également un rôle moralisateur.
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| La femme kabyle participait également aux travaux agricoles, jardinage, ramassage du foin, du bois pour se chauffer et pour le kanoun, elle s'occupait aussi de la récolte des olives. Ainsi on peut dire quand la journée d'une femme kabyle s'achevait, c'était un repos bien mérité qui l'attendait.
Ce texte est un survol rapide des différentes occupations qui rythmaient la vie de la femme en Kabylie, probablement j'aurais l'occasion de revenir plus en détails sur certaines de ces activités. Je rajouterais juste que lorsque ces femmes avaient un époux pas facile à vivre ou qu'elles avaient du épouser à contre cœur, cette vie laborieuse étaient encore plus pesante.
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| De temps à autre elles pouvaient s'adonner au plaisir de la danse, " urar " entre femmes, lors d'un mariage par exemple ou à la naissance d'un enfant. Elles pouvaient chanter, se déhanchaient au rythme des bendirs, enchaîner les petits pas, le temps d'un moment d'évasion, le temps d'oublier ses soucis. C'était pour elles l'occasion aussi de pouvoir se maquiller. Sinon il n'était pas convenable qu'une femme kabyle se maquille ; elle préparait son maquillage elle-même à base de produits naturels. | |
|  RITE D'ANZAR |  Très populaire au sein de la société kabyle, le mythe d'Anzar faisait l'objet il n'y a pas si longtemps, de pratiques rituelles à chaque fois que la sécheresse s'installait et que la terre demeurerait stérile. Les gens invoquaient le " Dieu des pluies, Anzar " pour redonner vie à la terre en l'arrosant de pluie. Le rituel consiste en ceci : dés la menace d'une sécheresse " Aghurar " un groupe de femmes se réunit dans une maison pour préparer les festivités de la journée de célébration. Elles fixent une date pour le rituel et choisissent une mère qui présentera sa fille en épouse à " Anzar ". Il est exigé, toutefois, que celle-ci soit issue d'une "bonne" famille, qu'elle soit d'une grande beauté et surtout que son intention soit pure. |
| Le moment arrivé, la mariée est préparée et le cortège, composé de femmes, de jeunes filles et d'enfants, fait le tour du village, maison par maison. Les incantations dites lors de cette quête sont :
"Anzar, Anzar Ô roi, fait cesser la sécheresse Et que le blé mûrisse sur la montagne Comme aussi dans la plaine."
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| Chaque maison visitée doit faire un don d'huile, de viande, de semoule, d'oignon… etc d' autres groupes de femmes et d'enfants viennent se greffer au cortège tout au long du chemin. La foule encore plus dense, accompagne la fiancée d'anzar et s'arrête en fin de parcours, au niveau d'un mausolée ou d'un lieu saint qu'on appel en kabyle " Lemqam ".
Le repas y est alors préparé à partir des dons récoltés au village, puis consommé. La vaisselle est lavée puis rangée et on verse ensuite l'eau de vaisselle dans une rigole en kabyle " Targa " comme pour rappeler son absence, au Dieu invoqué.
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| Arrive enfin l'opération la plus importante : celle ou la fiancée est offerte à son fiancé, le Dieu des pluies, telle qu'il aime la voir. C'est le moment où la mère ramène sa fille au centre d'un cercle formé par les présents, elle la déshabille complètement, puis l'invite à faire 7 fois le tour du lieu saint, portant dans sa main une cuillère, Iflew ou aghenja, et demandant au Dieu quelques gouttes de pluie en disant :
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| Une fois les sept tours achevés, la " fiancée " se dirige de nouveau vers son futur époux et l'implore en lui rappelant les souffrances subies par la communauté par l'absence des pluies. Elle lui dira :
" L'étang se vide et s'évapore Il devient tombeau des poissons Le berger reste tout triste Maintenant que l'herbe et flétrie Le filet a fourrage est vide, il a faim Il m'étreint comme ferait une hydre. "
Après ces longues incantations, toutes les femmes joignent leurs voix à celle de la fiancée et chantent des poèmes à la gloire d'Anzar et à la beauté de celle qu'elles lui offrent. Elles finiront leurs chants ainsi :
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| A la fin du rituel et en présence de la foule de femmes et d'enfants, toutes les jeunes filles en âge de se marier se regroupent dans une cour près du " lieu saint " et jouent avec la fiancée d'Anzar toujours nue, le jeu de " Zarzari " ; ce jeu durera un certain temps et la balle en liége avec laquelle s'amusaient les jeunes filles, sera enterrée dans un trou préalablement préparer a cet effet. En partant les jeunes filles diront leurs adieux au " Dieu de la pluie " en espérant qu'il sera satisfait de sa fiancée ,et qu'il fera tomber la pluie, fera reverdir la terre qui produira de nouveau ses fruits. Elles disent :
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| La fête s'achèvera ainsi et le cortège s'en retournera au village avant le crépuscule convaincu que le Dieu imploré ne manquera pas de répondre aux supplications de sa femme et que la pluie tombera bientôt. NB : effectivement cette conviction du rite D'Anzar porte ses fruits, la pluie tombait quelques jours après le rituel.
le 16 février 2009. Récit : Massinissa Illustrations : Isabelle, d'après les oeuvres de Joséphine Wall et Michelle Viale.
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| |  HOROSCOPE AMAZIGH (BERBERE) | 
C'est bien avant l'antiquité que l'horoscope amazigh (berbère) serait né. L'horoscope berbère se base sur la vie agraire et les relations que l'homme entretient avec son environnement familier, terrestre et son activité principale l'agriculture. Le retour cyclique des saisons, la transformation de la nature et l'adaptation des activités humaines en fonction du temps, détermineraient d'une certaine façon la destinée des hommes selon leur période de naissance.
Chaque saison de l'année possède ses caractéristiques positives et négatives, mais également des symboles majeurs et des attributs secondaires qui conféreraient des qualités morales et physiques et des bonnes ou mauvaises prédispositions.
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|  CALENDRIER AGRAIRE AMAZIGH | Quatre saisons sont réparties au cours d'une année, à ces dernières correspond un symbole " majeur "( dominant) qui détermine les trois autres signes de son groupe. C'est ainsi que chaque individu possède un symbole fort, celui de la saison où il est né, un signe qui correspond au mois de sa naissance.
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|  Tagrest (hiver) : c'est l'époque de l'endormissement, mais aussi du renouvellement.
On se prépare à l'année à venir, on prend les dispositions nécessaires à savoir : labours, semailles, coupe de cheveux… C'est une période axée sur le travail, le tissage, d'où son symbole fort : le peigne à tisser. Les Signes de l'hiver : le serpent, le taureau, l'araignée.
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Tafsut (printemps) : période de la renaissance et du renouveau, fécondité de la terre et fortification du bétail. Il est souhaitable que la pluie tombe en cette saison pour le bien être de la terre. C est la quantité d'eau qui tombe qui fera que le reste de l'année sera propice ou non à de bonnes récoltes. En cas de sécheresse cérémonie dédiée à Anzar, divinité de la pluie.
Symbole majeur : l'Ancre. Signes du printemps : le bélier ; l'arbre ou l'Olivier, l'hirondelle
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Iwilen (Eté) : Période des moissons et des récoltes de fruits, du miel, séchage des poteries. C 'est la saison de l'exubérance et de la lumière, fête du solstice d'été (Laânsra), feux de joie. fête de l'Awussu (mois d'août), rites d'aspersion, d'ablutions et de baignades (vœux, prévention et guérisons…)
Symbole majeur : le marteau.
Signes de l'été : le lézard ou la salamandre , la mouche , l'abeille.
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Amewan (Automne) : Saison des labours et de la préparation de la terre, récoltes des olives et vie axée sur la famille, la maison. Fête de l'Amenzu n- Tgherza, (les semailles)
Symbole majeur : la Maison ou la Croix.
Signes de l'automne : le scorpion, l'escargot, la roue.
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|  SIGNIFICATIONS DES SIGNES BERBERES | Tagrest : Hiver Signe dominant : le peigne à tisser.
Jember (décembre) : le serpent , du 14 novembre au 13 décembre.
Yennayer (janvier) : le taureau, du 14 décembre au 13 janvier.
Furar (février) : l'araignée, du 14 janvier au 13 février.
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|  le peigne à tisser
symbole féminin, symbole de fécondité, et de créativité il est associe au tissage. |
| Le serpent:
C'est un symbole de fécondité, de fertilité Le symbole berbère du serpent apparaît sur les anses et le bec de la plus part des poteries, ainsi que dans le tissage. Cet animal qui inspire le dégoût et la peur, mais il est loin d'être négatif dans la symbolique berbère, en effet , il représente la vie dans son expression la plus primitive (absence de pattes, non différenciation du tronc et de la tête) mais aussi la force vivifiante qui anime le monde et le fertilise .
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Le taureau :
Symbole masculin, de puissance et de fertilité |
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L'araignée :
symbolise le soleil qui secrète ses rayons comme l'araignée et ses fils. Symbole féminin, représentant la vie laborieuse, la patience et l'harmonie. Elle rappelle le symbole du tissage.
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| Tafsut : Printemps
Signe dominant : l'ancre.
Meghres (mars) : le bélier, du 14 février au 13 mars.
Ibrir (avril) : l'arbre (ou l'olivier : du 14 mars au 13 avril
Mayyu (mai) : l'oiseau : du 14 avril au 13 mai.
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| L'ancre :
C'est un élément du décor mural de Souk -El- Thenine des Maatkas . Le style du motif est inspiré du tissage , seul art pratiqué dans le cercle de Souk -El- Thenine la poterie y étant proscrite suite a un interdit ancestral de " brûler la terre ". La peinture murale de Kaolin blanc sur fond d'argile ferreuse crue et par contre en honneur chez les tisserandes du lieu . Symbole de solidité, de permanence et de fidélité, elle représente également l'équilibre intérieur et la lucidité " par opposition aux eaux mouvantes et troubles ".
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| Le bélier:
Il représente la vie dans son jaillissement et sa générosité Symbole de fécondité synonyme d'opposition et de complémentarité.
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| L'olivier:
Symbole de force, a cause de l'étymologie populaire qui fait dériver son nom , " azemour en kabyle " de tazmarth c'est-à-dire la force. Mais la force qu'il représente est une force tranquille et bienfaisante. L'huile d' olive représente la substance vitale |
| L'hirondelle:
Annonciatrice du printemps elle symbolise le retour cyclique, donc la féminité et la fécondité |
| Iwilen : Eté Signe dominant : le marteau ou la Hache.
Yunyu ( juin) : le lézard ou la Salamandre , du 14 mai au 13 juin
Yulyu : ( juillet) : la mouche, du 14 juin au 13 juillet
Ghust ou Awussu : août : l'abeille, du 14 juillet au 13 août
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| Le marteau :
Le marteau est l'instrument fabriquant la foudre son bruit et celui du tonnerre annonciateur de pluie fécondante. Il symbolise ainsi le pouvoir de domination, les forces naturelles et les forces de création. Le marteau est également symbole de l'énergie et de l'intelligence.
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| La hache:
Instrument tranchant, elle symbolise la colère et la destruction, mais comme elle s'attaque aussi aux forces du mal, elle joue un rôle positif. Associée a la foudre et à la pluie, elle symbolise également la fécondité, elle apparaît fréquemment dans tout le décor traditionnel berbère . |
| Le lézard :
Appelé aussi en kabyle " Tazermemuct " est un diminutif de celui du serpent Appelé en kabyle " Azrem " : il représente en effet , la forme atténuée , voire pacifique et bénéfique. C'est un habitué de la maison qu'il protège des mauvaises influences . Symbole de la lumière et de l'extase contemplative. Il est synonyme d'élévation et d'illumination spirituelle
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| La salamandre :
Animal associé à l'eau dans laquelle elle vit, et à la lune dont elle épouse la forme . Elle véhicule les symboles de ces deux éléments : profondeur, régénération, transformation, croissance.
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| La mouche :
Constamment en mouvement, harcelant les bêtes et les hommes, elle représente la vie dans la vivacité et son ardeur, sa capacité à se reproduire et à se multiplier à l'infini. |
| L'abeille :
Elle est l'image de fécondité et d'abondance. Le miel est symbole de pureté, de richesse, de douceur et d'apaisement. Il est le principe fécondateur, source de vie et d'immortalité, couleur du soleil. Il est la nourriture des saints et des sages, le miel désigne, avec l'abolition de la douleur, la connaissance mystique .
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| Amewan : Automne Signe dominant : la maison ou la Croix
Shtember (septembre) : le scorpion, du 14 août au 13 septembre
Tuber (octobre) : l'escargot, du 14 septembre au 13 octobre
Wamber (novembre) : le poisson, du 14 octobre au 13 novembre.
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| La maison ou la croix
Mesure des céréales, indique un partage équitable . La croix grainé en forme d'étoiles s'inscrit dans un carré (la terre), dont les points cardinaux s'ornent de signes vegétaux (feuilles ouvertes et retombantes ,à épi central). Image de plénitude dans l'abondance.
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| Le scorpion
Symbole ambivalent représentant tantôt le mal et la mort, tantôt le courage et l'endurance ; son image ou son corps, enfermé dans une amulette, protège contre le mauvais œil. Il indique le principe moteur autour duquel vibre la vie.
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L'escargot
C'est un signe positif, de bonne augure, car il est associé à la pluie et à la lune. l'escargot représente dans la symbolique berbère la fertilité, le cycle des récoltes et la permanence. |
| Le poisson
C'est un symbole protecteur pour les Imazighen ( berbères). le Poisson est bénéfique car il éloigne le mauvais œil. c'est un signe de sécurité, sans doute du au fait qu'il se trouve protégé sous l'eau, à l'abri des dangers.
Comme le Lézard ou la Salamandre, le Poisson est un motif privilégié dans l'ornementation berbère. Il est très souvent utilisé comme motif pour décorer les bijoux, la poterie, car c'est un signe positif qui attire la chance et protège contre le mauvais sort.
Le Poisson est fréquemment utilisé encore de nos jours, comme il le fut autrefois, parmi les Chrétiens Imazighens, comme un signe de reconnaissance, pendant la persécution qu'ils subirent de la part des Romains.
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|  FATMA FLORA MOUHEB " un plaidoyer pour la prose maternelle de sa terre matrice" | 
Fatma Flora Mouheb, de nouveau un exemple de ces femmes kabyles qui sont debout et qui se démènent pour leur culture, leur identité propre en temps que femmes dans leur société d'appartenance. Fatma Flora Mouheb est à la fois cantatrice, poétesse, auteur, conteuse et artiste jusqu'au bouts des ongles. Elle fait renaître les contes, et les chants kabyles de ses ancêtres, à chaque fois qu'elle en a l'occasion lors de manifestations culturelles ou de rencontres diverses auprès d'un large public. Elle essaye surtout au sein du groupe de conteuses Rev'Art d'Alger de réinventer l'art et la manière d'entreprendre pour faire survivre la culture ancestrale. Elle booste les jeunes pour qu'ils puissent se produire, elle va au-devant des enfants pour les imprégner de leur patrimoine riche aux multiples facettes… Elle tient beaucoup à perpétuer la tradition orale au travers d'ateliers ludiques, ou chaque enfant, comme chaque adulte est interpellé.
Sur son blog elle nous explique " achewiq " en Kabylie désigne un style de chants, là il s'agit des chants a capella. Elle nous fait part aussi de toutes les variantes nationales et essaye d'intéresser les chercheurs afin de croiser leurs travaux.
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| | Collecte minutieuse des trésors des Aïeules
Comme Taos Amrouche, elle a à cœur de collecter les chants transmis oralement depuis des générations en sillonnant chaque fois qu'elle en a l'occasion le pays. Il lui semble urgent et important de les retranscrire pour les fixer dans le temps car l'Algérie est une jeune patrie et qui déjà est au milieu des turbulences de la mondialisation, celle qui tend à faire disparaître en les assimilant les cultures minoritaires. C'est un travail complexe et de longue haleine, car chaque village à sa spécificité l'art et la manière de rendre la poésie à l'état brut. Le rêve de Flora est de pouvoir poursuivre le travail de Taos en restituant, elle, la manière dont chante chaque région car Taos a fait un travail de collecte global. Hors dans chaque contrée, l'interprétation et le rituel du chant diffère…. Préserver ce riche patrimoine vaut bien tous ces efforts. Chaque enfant algérien a été nourri, bercé au son des isefra (poésie) spécifique à la région de sa tribu.
Fatma flora, déplore que les producteurs cherchent l'argent et non la pérennité du patrimoine culturel et de ce fait n'encouragent pas les talents. Ces derniers foncent tête baissée dans la brèche du spéciale fête, ce qui tant à réduire la culture à une sous culture de folklore.
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| | Flora a été invitée au Maroc mais des contraintes l'ont retenue, mais elle aurait par dessus tout, aimé faire le festival de Féz comme Taos Amrouche en 1939, en passant par la Tunisie où elle était née…. Ce serait pour Fatma Flora un moyen d'abolir les frontières, elle qui avant tout défend l'unité africaine dans toute sa berbérité, elle qui s'ancre dans la citoyenneté mondiale….
Elle aimerait aussi que justice soit réparée et qu'un jour, quelqu'un puisse présenter les chants berbères d'Afrique au sein du Festival Panafricain en Algérie. Pour rappel, une prochaine édition se tiendra en 2009.
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| | Des rêves, des projets, des déceptions
Pour le moment, Flora sait qu'elle doit encore et encore travailler, des contes, des nouvelles, des poésies sont en projet d'édition, les contraintes liées à la vie professionnelle sont ses plus grands freins car la culture en Algérie ne fait pas vivre comme partout du reste, sauf quand on fait dans le commercial ! En 2007, elle avait amorcé le premier film sur les chants kabyles des gauleurs d'olives, un chant de travail.
Le tournage a eu lieu aux Aït Ouacif grâce au concours d'une association locale et de la chorale de la maison des jeunes. Flora a également ressuscité Taos Amrouche, dans le film de Nana Taos le film de Sidi Ali mazif…. Flora a axé sa participation en éclairant le réalisateur sur la richesse du patrimoine des chants du tissage. Tout le long du film documentaire, diverses interprétations étofferont la pellicule. Elles relatent la souffrance, les peines et les joies de la gente féminine d'Aith Hichèm entre autres.
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|  | Notons qu'elle a participé au premier dessin animé en kabyle d'une heure (doublages et chanson générique) -Loundja-. Egalement un conte rapporté par Taos dans " le grain magique "… Avec son groupe de conteuses Assia et Sarah, Mme Ait Kaki Djazia, elle va animer un stand au prochain salon international du livre à la bibliothèque nationale d' Alger (27 octobre au 5 novembre 2008) avec des ateliers ludiques : animations et" raconteries" en faveur des enfants. Elles seront présentes le 30 octobre, le 1 er et 3 novembre, l'après midi.
Flora a prêté également sa voix pour la réalisation d'un cd offert gracieusement dans une revue " Bien-être " dans les trois langues usitées en Algérie, éditée par la maison Alpha édition (les aventures de Kipik). Une première en Algérie ! Flora déplore cependant que l'arabe dialectal n'a pas eu sa place dans ce produit.
Le fait aussi que peu de moyens soient mis dans la réalisation de ce projet l'a freinée dans sa perspicacité à restituer les chants du patrimoine oral. Il serait grand temps que les éditeurs locaux puissent aussi réfléchir à une production nationale pour perpétuer les valeurs propres au pays et maintenir les langues face aux déferlements satellitaires des héros made in América !
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|  | Voilà pourquoi, pour elle, il faut encore défendre les acquis, parler, convaincre, se fatiguer puisque timidement les choses se mettent en place même si nul n'est prophète en son pays… A cet effet une compilation des comptines chantées lors des " raconteries" du cercle, est en studio et devrait bientôt voir le jour… Ce sont de petites chansonnettes, légères entraînantes, où se mêlent traditions et modernité en trois langues bien sur ! Flora et son groupe voudrait aussi voir l'activité de Conteurs renaître, comme par le passé. Dans les usages de tout le Maghreb, cela existait depuis fort longtemps, et les saltimbanques du conte étaient rétribués, c'était un métier à part entière ! De nos jours cela a totalement disparu. |
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Flora ne se borne pas qu'à restituer ou reproduire le passé : d'instinct elle s'approprie le chant ou le conte et pénètre dans la peau d'un personnage, dans le corps du chant… Le costume est un accessoire indispensable pour saisir les multiples facettes de la culture algérienne et celle aussi de son esprit. Le chant magique des ancêtres est aussi comme une thérapie pour ceux qui se les ré approprient. Les connaisseurs de ses interventions se munissent souvent de mouchoirs, la voix de Flora les emportent dans leurs souvenirs propres.
Elle réussi à extirper les larmes, les douleurs, même de ceux qui pour une raison ou pour une autre, les ont oubliées et bannies….Attiré comme un aimant par son public, elle va au devant de la douleur, attrape une main, en absorbe l'énergie, et la restitue pour rendre l'âme violée plus apaisée…. Une transe qui hérisse les poils de plus d'un, on pleure même quand on ne comprend pas le sens des mots….
Sa passion, Flora la cisèle tel un diamant brut pour en ressortir le meilleur. Son " emmènes-moi ", " athou n'amsterdam " inspiré de Brel, " mitefar gher iralniw " (quand il me prend dans ses bras), de Piaf, sont autant de coup de gueule ou de cœur où elle relate les préoccupations d'une femme actuelle tourmentée soumise à la rudesse de deux monde qui s'entrechoquent.
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| | Aujourd'hui Flora continue doucement son bout de chemin. Le bâton de pèlerin à la main, elle n'a de cesse de défendre sa prose maternelle de sa terre matrice en sensibilisant à travers quantités d'articles (écrit quelques fois par elle), d'émission radio, plateaux télé, conférences dans les régions reculées à l'adresse des femmes….
Comme elle aime à le répéter de la bouche même de Taos Amrouche : " tant qu'il y aura un souffle de vie en moi, qu'il soit mis au service de nos chants et de ceux qui leur ressemblent "… Et cela c'est le meilleur hommage qu'elle puisse rendre à la plus grande diva que l'Afrique du Nord ai jamais connu.
Flora est un être singulier, une écorchée vive, mais si vivante de vie, une femme qui consume son âme par petit bout, comme la bougie qui frétille sous les vents et dont la lumière s' éteindra inéluctablement un jour non sans avoir essayé en vain d'irradier de son halo …
contact : ourdi2000@yahoo.fr
Fatma, Isabelle le 24 octobre 2008. |
| | |  SSENDU ( commentaire photo) |  |
| Cette photo représente une femme Kabyle qui baratte son lait dans une courge. Du moins c'est ainsi que cela se produisait auparavant.
Cette tradition existe encore mais surtout en milieu rural et montagnard. Désormais le beurre se fabrique de manière plus industrielle.
La femme kabyle est assise et elle secoue la courge qui est accrochée au plafond. Elle accompagne ses mouvements par des chants ( voir texte sur cette même rubrique "ssendu") Sur cette photo la femme est assise sur un tapis de laine de mouton ( Anemsir) qui repose sur un "meuble" fabriqué à base d'agrile et de pierre ( Agadir).
Ce dernier est vernis, peint en rouge ou grenat, généralement c'est la couleur la plus répandue pour la décoration kabyle.
Ce qui se trouve devant et derrière la femme kabyle, de couleur blanche, se sont des jarres (IKUFAN) les provisions, céréales, blé, figues sèches... étaient entreposées à l'intérieur. La jarre (AKUFI) est en argile, peint avec de la chaux. le décor est une sorte de sculpture faite avant que l'argile sèche , différents motifs sont réalisés tels que ceux que l'on retrouve sur les différents objets de la poterie kabyle . Les ouvertures qui permettent de récupérer les provisions sont peintes en rouge.
Sous " le meuble" on distingue les poteries kabyles à usage domestique ( pour la semoule, cruche, jarre à huile etc). Rappelons que la femme kabyle autrefois fabriquait elle même ses poteries.
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Sur le côté gauche de la photo on peut voir une corbeille à dos dénommée ( ACWARI) c'est avec que l'on transporte les différentes récoltes, souvent utilisé pour la cueillette des olives .
(Photo ci contre) : Yazid Bekka" Kabylie belle et rebelle", éditions Non Lieu
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| Pour en revenir à la calebasse, ( takhsayt) elle est issue d'une plante potagère la courge. Celle-ci est cultivée dans un endroit abrité à 20°C et sa multiplication se fait par semis au printemps, les calebasses destinées à la consommation, généralement sont récoltées deux mois après le semis, et celles destinées au séchage sont récoltées à la fin de l' été ou au début de l'automne, c'est a dire 5 à 6 mois après le semis.
La courge est vidée de ses graines et mise à sécher. Sa taille varie entre 40 et 50 cm et elle pèse environ 1kg. Lorsque que la calebasse est pleine elle peut peser entre 15 et 20 kg. Pendant la fermentation en Kabylie on met des herbes avec le lait, afin d'obtenir un goût spécial pour le beurre ,et après on filtre le petit lait transvasé dans de petites cruches .
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| Le beurre est fabriqué à partir de la matière grasse du lait dont la densité est plus faible que celle du lait, ce qui lui permet de remonter à la surface lorsque le lait repose après avoir était secoué quelques heures dans la calebasse.
Après le repos, la crème est en surface, elle est prélevée généralement avec une cuillère en bois. Le bas beurre qui reste est retiré, la crème est versée dans un plat creux ou une casserole et elle est agitée afin que progressivement elle se solidifie.
Par la suite, elle est de nouveau égouttée et transvasée, le beurre obtenu est fin donc il est secouer pour s'épaissir d'avantage, par la suite il est disposé dans un moule et entreposé dans un endroit frais afin qu'il durcisse.
A noter que pour 5 litres de lait on obtient environ 250 à 300 g de beurre.
( si tout va bien, prochainement une photo de courge avant transformation)
Massinissa et Isabelle, le 28 août 2008. | |
|  SSENDU ( Paroles en Kabyle et en français) | Refrain
S-sendou, efkaghd oudi da melal Baratte ! donne-nous du beurre bien blanc S-sendou, aken a natchar a vouqal Baratte ! que l'on remplisse le pot Endou, endou a yighi Baratte-toi petit lait F-ked tawaracht e bwoudi Donne-nous une motte de beurre Aken itt netmenni Dont on a envie (comme on le souhaite)
Couplets
Takhsayt i hazen i fassen Calebasse que les mains étreignent D-kem a yes3igh d-elvadna C'est toi, tout mon secret ! Oula-ma laz yettwassen Malgré la disette... L-hif yezouznit chna Le chant adoucit la misère Nousad ghourem ar nesendou Venant te solliciter... Takhsayt-iw teghra i l-hou Ma calebasse appelle le bien Ighi inou adyendou yefrou Mon petit lait sera clarifié... Selfedlik a vava ynou Avec la grâce du seigneur
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Atakhsayt barka toura Calebasse, ca suffit! Attwaligh qriv dazal Je vois qu'il se fait tard Arghourem ayderigh touttra En venant te quémander.. V-ghigh kem ad-ered azal Récompense mes efforts S-sendough soufous elqis Secouée d'une main sûre et précise... Oudi youfrar yettherqis Le beurre flotte et frétille Ekseghd a3var dennifsis J'en ai eu pour une mesure et demi I temghart ed-waraw-is Pour la vieille et ses petits
A takhsayt meqar kemi Calebasse, toi au moins... Teslid i woul mi ig-ceheq Tu as compris les sanglots du coeur S-sver youghal ttanumi Patience devenant habitude... Z-zay wawal i l-mentaq Paroles sont lourdes de sens
Texte de Méziane Rachid Interprétation : Idir Tanmirt Nathyenni
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|  DOCUMENTAIRE D'HACENE ZENNIA | 
Un jour un ami kabyle me donne un lien qui m' a permis de visionner un extrait du film de Hacène Zennia " "Ansi D-kkigh, Anda Teddugh" qui signifie en français " D'où je viens et où je vais"
Comme j'ai bien aimé les extraits j'ai décidé de commander le documentaire qui est réalisé en 3 langues, à savoir le Tamazight, ( langue berbère), français et en anglais.
On sent que le film est tourné avec l'amour du pays et de la famille, en effet les principaux personnages sont sa maman, son oncle et sa tante ( Yemma Zennia Tassadit, Dda axuni Zennia Mohamed et Nanna Saadia Semane Saadia).
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| Il y a de beaux paysages aux belles couleurs chatoyantes de la Kabylie, une magnifique lumière. Par le biais de ce documentaire Hacène Zennia, a voulu faire connaître sa culture berbère. Pour lui, la meilleure façon était de retourner au pays (tammurt) des ses racines, la Kabylie, plus particulièrement Tigzirt et Taksebt. La musique du film est de Yelas.
Pour les personnes désireuses de visionner des extraits du film et de l'acquérir, il suffit de se rendre aux adresses suivantes :
http://www.zenniastudio.com/ http://www.filmbaby.com/films/3111
A noter qu' Hacène Zennia est à la recherche de distributeurs en Europe, en Kabylie, au Quebec. Contact : hacene@zenniastudio.com
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| |  BIOGRAPHIE HACENE ZENNIA | 
Hacene Zennia est né en 1971 à Tigzirt-sur-mer, en Kabylie. Il a fait ses études secondaires à Tigzirt et ses études universitaires à l'institut d'architecture, de Tizi-ouzou. En 1994 il a émigré aux USA et après quelques premières années de petits travaux et de voyages, il a repris ses études mais cette fois-ci dans le domaine du multimédia à American University, Washington DC. Après le diplôme de multimédia, il a décroché une bourse complète dans la même université et a choisi de faire un master en film & video.
Hacène Zennia a plusieurs atouts professionnels en main, il est à la fois webmaster, webdesigner, photographe, musicien.
Source DVD " Ansi D-kkigh anda teddugh " et contacts avec Hacène Zennia, à qui j'adresse un " tanmirt " pour sa gentillesse.
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|  TIGZIRT | Tigzirt
Nous sommes de retour Pour te dire : nous ne t'oublieront jamais Nous sommes de retour, n'aie pas peur Nous voulons revivre Les jours d'antan Sans oublier les années de Lycée et d'adolescence
Ton visage a changé Ceux qui sont resté ont subi le même sort Certains le regrettent et d'autres espèrent
Les filles que j'ai connus sont mariées ou espèrent le printemps D'autres ont fui Certaines s'interrongent
En été nous sommes tes fidèles Hier comme aujourd'hui Le rendez-vous au parasol des pauvres Avec nos guitares Dans une foule de jeunes Les pieds dans l'eau On savoure le couche de soleil La brume envahit (taksebt) Comme dans un rêve
L'Europe nous est lointaine je sursaute, je veux fuir je veux m'envoler, mes ailes sont coupées.
Traduction des paroles de la chanson de Yelas, extraite de l'album Ifili (2002) chanson présente sur le DVD d'Hacène Zennia " Ansi D-kkigh Anda teddugh" " D'où je viens, où je vais"
Tigzirt : petite ville sur la côte algérienne, en Kabylie Taksebt : village près de Tigzirt |
| |  IZGA : LA GUITARE AU BOUT DES DOIGTS | 
Hamid Amarouche dit Izga, chanteur auteur compositeur originaire de Aït Wizgan, village de Kabylie qu'il adore, qui l'a vu naître et dans lequel il a passé toute son enfance.
Depuis sa jeunesse Izga a vécu successivement en Algérie et en France.
Ayant pour passion la musique et la chanson, étant conscient des difficultés pour être un artiste dans son pays il décide de s'installer définitivement en France,
afin d'avoir plus de facilité pour exprimer son art librement.
Loin de la Kabylie, de sa famille et de ses amis, Izga a le sentiment de toujours vivre en exil quand bien même il retourne régulièrement voir les siens et sa terre natale.
Très attaché à ses racines Izga perpétue le combat de ses aînés pour défendre et servir sa culture berbère.
Izga ne rechigne pas devant les kilomètres pour chanter, il se rappelle en autres, être allé de Aix en Provence jusqu' à la Roche -sur- Yon en Vendée, pour rejoindre le groupe Agriss, à l'occasion du nouvel an berbère 2008, organisé par l'association Algérie France Amitié.
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| | Izga , se souvient qu'il a commencé à jouer de la guitare en 1988, qu' il est monté sur scène à l'âge de 14 ans avec un tee shirt Lacoste et un pantalon Bob, dit il en riant. C'était pour lui une surprise et il revoit très bien le public de son village qui sortait des billets de 100 et de 200 dinars pour l'encourager à vivre la vie musicale. Il a remercié le public pour son soutien. Il dit jouer de bon cœur et veut être professionnel et pourquoi pas un chanteur célèbre.
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| Izga a sorti un album " tiyitha. " en 2000. qu'il a simplement fait avec des amis qui ont fini par réussir de le persuader d'enregistrer.
Cet album a été réalisé au studio Juvacon à Akbou. Il a été aidé par deux auteurs, M Bissaci Nordine et M Bousad Liyaman, qu'ils remercient. Cet album n'est plus en vente mais on peut l'écouter sur internet ( voir lien fin article)
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| | Actuellement Izga, prépare un album avec une chanteuse prénommée Tela.
C'est une femme qui fait du slam avec de belles paroles et une belle voix, me confie -t-il .
En ce qui concerne le chanteur ou la chanteuse kabyle qu'il l'a le plus marqué, il ne peut pas faire de différences entre chanteur, chanteuse Kabyle, qu'ils soient célèbres ou pas. Mais tout de même les voix de Nouara, de Malika Domrane, Matoub Lounès, et bien- sûr il n'oublie pas Da Mhenni Amroun, Ait Menguellet et Ferhat le seul qui leur reste dit - il et qui répond toujours à l'appel de ses ancêtres.
Pour lui ce sont des artistes plein d'espoir et qui apportent de la valeur à la chanson kabyle et qui donnent l'exemple pour les sortir de l'aveuglement. Izga est l'un des élèves de Da Mhenni qui lui a permis beaucoup de progresser et à qui il passe un grand bonjour.
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|  | 22 avril 2001 : 21 ème anniversaire du printemps berbère, avec Agraw à l'espace Julien à Marseille organisé par l' association Amazigh Marseille avec une dizaine d'artistes. Cette soirée là, l' a vraiment touché, lui donnant envie d'aller plus loin et de percer dans la chanson.
17 mai 2002 : au centre culturel Mirabeau, qui se situe 5 impasse Albarel Malasi , avec la présence du musicien et ethnomusicologue Mhenna Mahfoufi et la célèbre chanteuse Malika Domrane c'était un peuple très à l'écoute de notre passage. Il a serré la main avec le professionnalisme. Manifestation organisée par Hemache Menouar l'association sud culture Marseille.
vendredi 22 juin 2001
Devant environ 1000 personnes au centre social La Castellane à la fête du quartier, Il y avait différents styles musicaux, entre autre Rap, Funk et pleins d'autres.
10 janvier 2004 : nouvel an berbère, au centre culture Villeurbanne avec la célèbre chanteuse Cherifa, Boudjema-Agraw
19 janvier 2008 : Nouvel an berbère à la Roche sur Yon, organisé par l'association Alfa avec le groupe Agriss d'Angers
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| 6 décembre 2008 : Soirée franco Kabyle, à la Pinière (85) avec le groupe Agriss d'Angers (soirée organisée par Jean Guibert et l'association Alfa (Algérie France Amitié)
27 mars 2009 : concert berbère au Courant d'Air Café à Marseille.
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|  | Izga souhaite que la musique kabyle soit valorisée et qu'elle aille plus loin dans le travail artistique professionnel. Il veut bien voir la chanson Kabyle avec différents styles. Elle est là pour améliorer leur culture et former des artistes que ce soit dans le théâtre, comédie musicale etc...
Izga fait parti d'un espace culturel et artistique : Le Med's qui est situé au 12 rue saint jacques à Marseille et pleins d'autres associations de différentes cultures.
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